Techniques correctives2017-03-15T10:17:45+00:00

Techniques correctives

Le Lasik

Cette technique est la plus pratiquée en chirurgie réfractive, avec plus de 30 millions d’interventions de LASIK effectuées dans le monde depuis 1999, en permettant de corriger la vue d’un large éventail de myopes, hypermétropes et astigmates.

Son nom vient d’un acronyme de termes grecs « Laser in Situ Keratomileusis » (kératomileusis par laser in situ), qui signifient «cornée», «former» et «au sein de». Cette technique consiste en une « sculpture de la cornée effectuée en son sein », avec un usage du laser excimer pour remodeler la cornée dans son épaisseur par une modification de la géométrie cornéenne, accompagnée d’une découpe lamellaire.

La cornée est un tissu transparent constitué de deux couches principales : le stroma et l’épithélium. La régularité de la couche épithéliale permet au film lacrymal de bien s’étaler à la surface de la cornée. Le stroma constitue environ 90% de l’épaisseur du mur cornéen. Il est constitué de lamelles de collagènes qui donnent au tissu cornéen sa forme galbée, sa résistance et sa transparence.

La technique du LASIK comporte trois étapes :
1) La découpe puis le soulèvement d’un volet cornéen superficiel,
2) La sculpture du tissu cornéen par le laser excimer sous le volet,
3) La repose du volet sur le tissu cornéen remodelé.

Grâce à la sculpture laser, la cornée adopte une nouvelle courbure : ce changement modifie la capacité optique et corrige alors le défaut de l’œil. Le bénéfice s’avère stable dans le temps, une fois les phénomènes de cicatrisation révolus (en général au bout de 3 mois).

La PKR

Cette technique était la plus pratiquée au début des années 90 et demeure la plus simple sur le plan technique. Elle consiste à remodeler la surface de la cornée après avoir enlevé l’épithélium cornéen (l’équivalent de l’épiderme de la cornée).

La PKR (PhotoKératectomie à visée Réfractive) repose sur un principe similaire au LASIK, les deux procédés utilisant un laser excimer pour remodeler la cornée. Tandis que le LASIK permet de préserver la couche épithéliale superficielle, qui n’est pas exposée au faisceau du laser en raison du volet découpé puis récliné, la PKR procède par un pelage de l’épithélium après administration de gouttes anesthésiques : le faisceau du laser excimer est projeté sur la surface cornéenne dénudée pour sculpter le tissu cornéen stromal superficiel.

La PKR se caractérise par une guérison plus longue et douloureuse que le LASIK, car il faut attendre quelques jours que l’épithélium repousse à la surface de la cornée remodelée. L’intervention est indolore mais une sensation de gêne ou de brûlure survient dans les heures qui la suivent (elle dure en général moins de 24h). La plupart des chirurgiens recouvrent la surface de l’œil avec une lentille de contact spéciale à la fin de l’intervention ce qui permet, en plus de la prise d’antalgiques, de rendre la douleur post opératoire tout à fait supportable. La lentille de contact est gardée quelques jours avant retrait.

Lasik – PKR : comment choisir la bonne technique ?

Le choix s’effectue entre technique avec découpe de capot (LASIK) et technique sans découpe de capot (PKR et ses variantes).
Jusqu’à -6 dioptries de correction, il n’y a pas de différence entre l’efficacité de ces techniques. Au-delà, il y a moins de risque de sous-correction en LASIK.

Votre chirurgien saura déterminer quelle option opératoire est la mieux adaptée à la spécificité de votre cas. La sécurité est le paramètre clé de ce choix, en se fondant sur des critères à long terme.