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15 03, 2021

Tout savoir sur la douleur oculaire chronique

La douleur oculaire chronique peut avoir plusieurs sources. Elle peut être causée par une infection de la cornée, de la sécheresse oculaire ou encore des épisodes de migraine. Découvrez quelles peuvent être les causes de la douleur oculaire chronique et comment éviter d’avoir mal aux yeux.

Quelles sont les causes de la douleur oculaire chronique ?

Les causes de la douleur oculaire chronique varient selon son emplacement. Lorsque la douleur est située directement dans l’œil, elle est souvent causée par une irritation ou une inflammation de la surface avant de l’œil.

Les maladies de la cornée

Les pathologies et les troubles liés à la cornée sont les causes les plus courantes de douleur oculaire. Les douleurs venant de la cornée peuvent être dues à :

• Une abrasion cornéenne : une abrasion cornéenne désigne une égratignure sur la surface de l’œil. Généralement, les abrasions de la cornée causent une douleur oculaire chronique et un inconfort important. Les yeux rouges, la sensibilité à la lumière et le larmoiement des yeux font également partie des symptômes de l’abrasion cornéenne. L’égratignure de la cornée peut être causée par tout objet entrant en contact direct avec l’œil. Si une poussière, un débris végétal ou un grain de sable entre en contact avec l’œil, il est recommandé de ne pas frotter ses yeux.

• Une sécheresse oculaire : les yeux secs sont une autre cause très fréquente d’inconfort oculaire et de douleur oculaire chronique. On parle de sécheresse oculaire quand la quantité et/ou la qualité des larmes d’un individu est insuffisante. Elle se manifeste par des picotements, une sensibilité à la lumière, une sensation de fatigue des yeux et de brûlure. Avec le temps, la sécheresse des yeux peut provoquer des irritations de la cornée ainsi que des infections oculaires.

• Une conjonctivite : la conjonctivite est une inflammation ou une irritation de la conjonctive de l’œil. Dans la grande majorité des cas, la conjonctivite est liée à un virus ou à une bactérie. Elle peut également être d’origine allergique et être la source d’une douleur oculaire chronique. La douleur oculaire peut s’accompagner de démangeaisons, de larmoiements, de sensations de grain de sable dans l’œil et de photophobie.

La douleur chronique derrière les yeux

La douleur oculaire chronique peut être liée à des migraines chroniques et des infections des sinus. Dans le cas d’une migraine, la douleur est pulsatile survenant généralement par crises. La plupart du temps, cette douleur se manifeste d’un seul côté de la tête, au niveau d’une tempe ou au-dessus d’un œil. C’est pourquoi, le mal de tête peut quelques fois être confondu avec une douleur oculaire chronique.

La douleur oculaire chronique peut être liée à une sinusite touchant les sinus sphénoïdaux, situés en arrière et au-dessus des yeux, et les sinus éthmoïdaux, situés entre le nez et le coin interne des yeux. Les sinusites chroniques peuvent durer plus de 12 semaines.

La douleur chronique autour de yeux

Plusieurs pathologies du contour des yeux peuvent être associées à la douleur oculaire chronique. L’orgelet, qui se caractérise par une infection bactérienne temporaire et bénigne qui affecte le bord de la paupière ou de l’œil, représente le type le plus commun d’infection de la paupière. Pouvant être chronique, cette inflammation du bord de la paupière est répandue et se soigne facilement.

Douleur oculaire chronique et fatigue oculaire : quel lien ?

La fatigue peut être la source d’une douleur oculaire chronique. La fatigue oculaire peut également présenter d’autres symptômes tels qu’une baisse d’acuité visuelle, une sensation d’éblouissement, une altération du champ visuel, et des maux de tête.

La fatigue oculaire peut apparaître dans plusieurs circonstances. Généralement, la fatigue des yeux est due à l’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans d’ordinateurs, de téléphones et de tablettes. Elle peut également être causée par un éclairage excessif ou insuffisant, la lecture de documents mal imprimés, ou encore être due à un déséquilibre binoculaire comme le strabisme. Une myopie, une hypermétropie et un astigmatisme non corrigés peuvent aussi en être la source.

La douleur oculaire chronique causée par la fatigue oculaire peut être soulagée en adoptant une correction optique adaptée. Il sera nécessaire de corriger sa vue avec une solution adéquate telle que des lunettes de vue ou des lentilles de contact. Une chirurgie réfractive pourra être envisagée si elle n’est pas contre indiquée.

Un patient qui souffre de douleur oculaire chronique et de fatigue oculaire peut également être dirigé vers une rééducation visuelle avec un orthoptiste. L’orthoptiste dépiste, et traite notamment le strabisme, la diplopie, et les difficultés d’adaptation aux lunettes.

Comment éviter la douleur oculaire chronique associée à la fatigue

Pour éviter la fatigue des yeux, il est recommandé de limiter le temps passé devant un écran. Il est aussi possible de porter des verres équipés de filtres, ou de coller un un filtre écran sur les téléphones, tablettes et ordinateurs.

Se protéger les yeux des rayons ultraviolets (UVA et UVB) du soleil est indispensable pour éviter les dommages oculaires pouvant créer de la douleur oculaire chronique. Une exposition prolongée des yeux au soleil peut entraîner plusieurs pathologies dont la cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Pour bien choisir vos lunettes de soleil, tournez-vous vers des modèles portant le marquage CE correspondant à la norme européenne. Privilégiez des formes enveloppantes et une teinte de verres adaptés à l’exposition solaire. L’indice d’intensité de la teinte, allant de 0 à 4, est indiqué sur la paire de lunettes. L’indice 0 correspond à la teinte la plus faible et l’indice 4 à la teinte la plus forte.

Comment soulager la douleur oculaire chronique ?

Pour soulager la douleur oculaire, il convient d’abord d’en connaître la cause. Pour ce faire, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. Spécialisé dans le diagnostic et le traitement de toutes les pathologies liées aux yeux, l’ophtalmologue est le mieux placé pour faire un bilan complet afin de connaître les causes de la douleur oculaire chronique. Un interrogatoire médical et des examens minutieux des yeux permettront d’établir une orientation diagnostique précise.

14 03, 2021

Le bienfait de la vitamine A sur la vue

La vitamine A est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qu’elle est soluble dans l’huile et insoluble dans l’eau. Stockée principalement dans le foie, elle joue un rôle central dans la croissance et le maintien de l’intégrité des cellules. Cette vitamine contribue notamment au maintien d’une peau normale et aide au maintien d’une vision normale. Découvrez tous les bienfaits de la vitamine A sur la vue.

Quels sont les bienfaits de la vitamine A ?

La vitamine A possède de nombreux bienfaits pour les yeux. Elle participe à la prévention des risques de maladies oculaires, elle aide à freiner la progression des maladies de l’œil, et elle contribue à préserver la vue. Cette vitamine est indispensable à la création de bâtonnets dans le système nerveux de l’œil et à la protection de la cornée. Un apport insuffisant en vitamine A peut altérer la vision nocturne et provoquer des troubles oculaires. La carence en vitamine A est la première cause de cécité dans de nombreuses zones d’endémie.

Où trouver la vitamine A ?

La vitamine A est disponible dans l’alimentation sous forme de vitamine A préformée, donc de rétinol. Elle est également présente dans certains aliments sous la forme de provitamine A, qui regroupe le bêta-carotène, l’alpha-carotène et le bêta-cryptoxanthine, et que l’organisme peut convertir en rétinol.

Du côté de l’alimentation, elle se retrouve dans les aliments d’origine végétale et animale. Le foie, les produits laitiers et les œufs ainsi que les légumes et les fruits colorés tels que les tomates, les poivrons, la mangue et le melon sont de bonnes sources d’apport en vitamine A.

Riche en bêta-carotène et en vitamine A, la carotte constitue une excellente source de vitamines qui peut contribuer à la santé de l’œil et diminuer les risques de cataracte et de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Les apports de vitamine A conseillés sont de 800 μg par jour pour un homme et de 600 μg par jour pour une femme. De manière générale, une alimentation saine et équilibrée suffit pour couvrir les besoins en vitamine A. Dans certaines situations, une supplémentation par l’intermédiaire de compléments alimentaires pourra être conseillée. La prescription de compléments alimentaires sous forme de comprimés ou de solutions à boire doit être effectuée et contrôlée par un médecin.

Quelle est la meilleur vitamine pour les yeux ?

Consommer des vitamines en quantité suffisante est important à tout âge. En plus de compléter vos apports nutritionnels en vitamine A, il sera également nécessaire de consommer des aliments riches en d’autres vitamines afin de favoriser la santé oculaire.

La vitamine C

La vitamine C est une vitamine aux propriétés antioxydantes. Aussi connue sous le nom d’acide ascorbique, la vitamine C se retrouve dans de nombreux aliments tels que les agrumes et les légumes verts à feuilles. Cette vitamine contribue à réduire risque des maladies oculaires suivantes :

  • La cataracte : la cataracte se traduit par une opacification partielle ou totale du cristallin, lentille convergente située à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie est la première cause de chirurgie en France et représente la troisième cause de cécité en France après la DMLA et le glaucome. La cataracte apparaît avec l’âge et touche plus de la moitié des personnes âgées de plus de 65 ans. Grâce à son action antioxydante, la vitamine C participe à la protection du cristallin et de la cornée. Consommer des fruits et légumes riches en vitamine C contribue à diminuer le risque d’apparition de la cataracte. Pour prévenir l’apparition de la cataracte, il est également indispensable de suivre de bonnes règles d’hygiène et de diététique.
  • La DMLA : la DMLA est une maladie très invalidante et chronique. Elle se caractérise par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine. L’hygiène de vie et l’alimentation influent grandement sur l’apparition de la DMLA. La consommation d’oméga-3, de vitamine C et de vitamine A contribue à la diminution du risque de survenue d’une DMLA.

La vitamine E

La vitamine E possède des propriétés antioxydantes qui participent à la protection des membranes cellulaires de l’organisme. Cette vitamine contribue à améliorer la circulation sanguine dans les vaisseaux des yeux et en particulier dans les capillaires. Elle se retrouve principalement dans les graines, les noix et les huiles végétales.

Diminuer sa consommation de tabac et d’alcool, surveiller son diabète et protéger ses yeux du soleil sont autant de mesures à prendre pour préserver sa vue. Si vous passez beaucoup de temps devant un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent, veillez à mettre vos yeux à l’abri de la lumière bleue émise par les écrans. Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la lumière bleue est susceptible de faire vieillir prématurément la rétine. Pour vous protéger, plusieurs solutions existent : le filtre écran anti-lumière bleu, lunettes anti la lumière bleue, les fonctionnalités anti-lumière bleu des appareils, etc.

Prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue fait également partie des mesures à instaurer pour préserver la santé de vos yeux. À partir de 50 ans, il est conseillé de ne pas laisser passer deux ans entre deux rendez-vous. Après 60 ans, prenez rendez-vous tous les ans pour faire contrôler vos yeux.

11 03, 2021

Diabète et problème de vue : y a t-il un lien ?

Saviez-vous qu’il existe un lien entre diabète et problème de vue ? En effet, le diabète peut avoir des conséquences sur la santé oculaire. Cette maladie chronique peut être un facteur de risque de pathologies des yeux telles que le glaucome et la cataracte. Lorsque le diabète n’est pas contrôlé, il peut provoquer une altération des vaisseaux de l’œil, et entraîner une perte progressive de la vision.

Quels sont les effets du diabète sur la vue ?

Le diabète et ses complications peuvent avoir des conséquences sur la vue. En effet, plusieurs parties de l’œil peuvent être affectées par cette maladie chronique.

Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique. L’hyperglycémie désigne un excès de sucre dans le sang. Chez les diabétiques, elle est causée par l’incapacité du corps de produire ou d’utiliser l’insuline. On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Selon la Fédération Françaises des Diabétiques, le diabète de type 1 touche environ 6% des diabétiques et le diabète de type 2 en touche 92 %.

Le diabète peut influencer la santé oculaire. Il existe bel et bien entre diabète et problème de vue. Plusieurs pathologies oculaires peuvent avoir le diabète comme facteur de risque. Parmi elles, on retrouve notamment :

  • Le glaucome : le glaucome est une maladie oculaire qui apparaît le plus souvent à la suite d’une élévation de la pression à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie entraine une diminution du champ visuel et une perte de vision progressive et irréversible. Le diabète et ce problème de vue peuvent être liés. En effet, le diabète peut être un facteur de risque du glaucome.
  • La cataracte : la cataracte désigne l’opacification progressive du cristallin, la lentille située à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie très fréquente apparaît avec l’âge. Bien qu’associée à l’âge, la cataracte peut apparaître plus tôt et évoluer plus rapidement sous l’effet du diabète.

Le diabète peut provoquer des changements de la myopie et de l’hypermétropie,ainsi qu’une presbytie prématurée. Cette maladie chronique peut causer une paralysie des nerfs qui contrôlent les muscles oculaires, et réduire la sensibilité de la cornée. La rétinopathie diabétique est le problème oculaire le plus grave pouvant être associé au diabète.

Qu’est-ce que la rétinopathie diabétique ?

La rétinopathie diabétique désigne une grave complication du diabète qui touche 50% des patients diabétiques de type 2 selon la Fédération Françaises des Diabétiques. Comme son nom l’indique, cette complication du diabète touche la rétine.

Pour comprendre cette pathologie, il est nécessaire de se pencher sur la morphologie de la rétine. La rétine est une fine membrane transparente qui est composée d’une multitude de petits vaisseaux sanguins nommés « capillaires ». La rétine a pour rôle de réceptionner les ondes lumineuses et de les transmettre au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Lorsque le sucre est présent en excès dans le sang, comme c’est le cas chez les personnes diabétiques, la paroi des capillaires est fragilisée et perd son étanchéité. La rétinopathie diabétique apparaît dès lors que les vaisseaux sanguins de la rétine de l’œil faiblissent ou enflent. Avec le temps, le phénomène s’amplifie et les zones touchées sont de plus en plus nombreuses.

Quelles sont les complications de la rétinopathie diabétique ?

Lorsque la pathologie n’est pas traitée, le diabète peut causer des problèmes de vue importants. Les micro-anévrismes donnent naissance à de nouveau vaisseaux anormaux et extrêmement fragiles. Éclatant plus facilement, ses nouveaux vaisseaux peuvent causer des corps flottants et une baisse de la vision lorsque le sang s’écoule dans la rétine et le vitré.

Qu’est-ce que l’œdème maculaire ?

L’œdème maculaire est une complication de la rétinopathie. Il est dû à un épaississement de la macula. Cette partie de la rétine est responsable de l’acuité visuelle. L’œdème maculaire peut entrainer des problèmes de vue allant de la perte de vision centrale, au scotome, en passant par des déformations visuelles appelées « métamorphopsis ». Cette pathologie pouvant être liée au diabète peut bénéficier d’une approche thérapeutique adaptée par le médecin en fonction de la cause de l’œdème maculaire, du degré de gravité et des antécédents médicaux du patient notamment.

Surveiller et contrôler son diabète est indispensable pour prévenir les problèmes de vue associés à cette maladie chronique. Les personnes atteintes de diabète sont encouragées à consulter régulièrement un ophtalmologue.

10 03, 2021

Qu’est ce que la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) entraîne une perte rapide ou progressive de la vision centrale. Selon l’Assurance Maladie, environ 15 % de la population de plus de 80 ans présentent une DMLA grave. La DMLA peut-elle être soignée ? Peut-elle rendre aveugle ? Découvrez toutes les informations nécessaires à compréhension de la DMLA.

Qu’est-ce que la dégénérescence maculaire liée à l’âge ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est comme son nom l’indique, une pathologie en lien avec la macula. La DMLA correspond à une dégradation d’une partie de la rétine, la macula, qui se traduit par une perte progressive de la vision centrale.

Cette maladie chronique de la zone centrale de la rétine peut apparaître après 50 ans et évoluer progressivement jusqu’à atteindre la cécité dite « limitée ». À un stade avancé, un individu atteint de DMLA ne voit plus au centre de son champ de vision. L’assurance Maladie précise que cette maladie très invalidante et chronique « est la principale cause de malvoyance chez l’adulte de plus de 50 ans dans les pays industrialisés ».

Qu’est-ce que la macula ?

La macula désigne la zone de couleur jaune située au centre de la rétine. Bien qu’elle occupe 2 à 3% de la surface de la rétine seulement, la macula joue un rôle essentiel. Composée de photorécepteurs visuels appelés « cônes », la macula permet la précision de vision, la vision des couleurs, la vision de jour, et contribue à la qualité de vision au centre du champ visuel. Lorsque la macula est endommagée, la vision centrale est floue et imprécise, mais la vision périphérique est conservée.

Quels sont les deux types de DMLA ?

Il existe deux types de DMLA :

  • La DMLA sèche, ou atrophique : elle se traduit par un amincissement anormal de la macula. Elle s’accompagne de l’accumulation de petits dépôts blanchâtres appelés « drusen » à l’intérieur et autour de la macula. La DMLA sèche provoque une altération lente et progressive de la vision centrale. Dans la majeure partie des cas, les premiers signes passent inaperçus.
  • La DMLA humide, ou exsudative : elle correspond à une forme où de nouveaux vaisseaux sanguins se développent autour et en arrière de la macula. Ces néo-vaisseaux laissent s’échapper des protéines qui s’accumulent sur la macula. La forme humide de la DMLA est deux fois plus fréquente que la forme sèche, notamment chez les personnes de 65 ans et plus. La perte de la vision centrale est beaucoup plus rapide dans cette forme de DMLA que dans sa forme atrophique.

La DMLA peut affecter un seul œil ou les deux. Des formes mixtes, avec un œil atteint de forme sèche et l’autre de forme humide, peuvent être observées.

Quel sont les facteurs de risque de la DMLA ?

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer une DMLA. Le principal facteur de risque est l’âge. Elle peut apparaître après 50 ans et sa fréquence augmente plus les années passent.

Toutefois, la dégénérescence maculaire liée à l’âge peut également résulter d’une prédisposition génétique. En effet, le risque de développer une DMLA augmente si un parent ou un membre de la fratrie en est atteint. Le tabagisme peut également accroitre le risque de développer cette pathologie. Selon l’Assurance Maladie, fumer multiplie par 4 à 6 le risque de développer la maladie. Enfin, les antécédents de maladies cardiovasculaires, la surcharge pondérale, une mauvaise alimentation et une exposition excessive à la lumière représentent aussi des facteurs de risque. C’est pourquoi, adopter une bonne hygiène de vie est conseillé pour prévenir la survenue et l’aggravation d’une DMLA. En prévision, il est recommandé de ne pas fumer, de miser sur une alimentation saine et équilibrée, de pratiquer une activité physique régulière et de surveiller son poids.

Quels sont les premiers symptômes de la DMLA ?

Les symptômes de la DMLA sont les suivants :

  • Une déformation des images et des lignes droites, qui paraissent ondulées ou courbées ;
  • Une perte progressive de l’acuité visuelle dans la partie centrale du champ de vision. Dans une forme humide, cette perte de la vision centrale est parfois brutale ;
  • Une gêne accrue en vision nocturne et une sensation d’éblouissement ;
  • Une modification de la perception des couleurs et une diminution de la sensibilité aux contrastes. Les images peuvent paraître ternes ou jaunies ;
  • L’apparition de scotomes, petites taches sombres ou noires, au centre du champ de vision.

Les premiers symptômes de la DMLA peuvent totalement passer inaperçus, notamment dans le cas d’une forme atrophique. Lorsqu’un seul œil est atteint, il est possible que les patients ne remarquent pas de modification de leur vision. Au moindre doute, il est fortement recommandé de prendre rendez-vous avec son ophtalmologue. À partir de 50 ans, il est indispensable de ne pas laisser passer 2 ans entre deux rendez-vous. À partir de 60 ans, il est nécessaire de prendre rendez-vous tous les ans.

Est-ce que la DMLA rend aveugle ?

La DMLA ne rend pas aveugle. Toutefois, cette pathologie diminue la vision centrale, de près comme de loin. Cette perte de la vision centrale rend plus difficile les activités nécessitant la précision telles que la couture, la lecture, l’écriture ou encore la conduite. La vision périphérique restant intacte, les personnes touchées par la dégénérescence maculaire liée à l’âge peuvent se déplacer seules.

Est-ce que la DMLA se soigne ?

À ce jour, il n’existe aucun traitement pour la DMLA atrophique. Cependant, il est possible d’intervenir sur sa forme exsudative. Des traitements dirigés contre les vaisseaux sanguins qui se développent au centre de la rétine peuvent être proposés par l’ophtalmologue à son patient. Ces traitements anti-angiogéniques, ou anti-VEGF, ont pour objectif de stabiliser la maladie en empêchant le développement de nouveaux vaisseaux sanguins. L’ophtalmologue pourra également proposer un traitement par photothérapie dynamique en cas de contre-indication ou d’intolérance aux médicaments anti-VEGF.

20 02, 2021

Des verres correcteurs pour soigner la myopie

La myopie est le trouble visuel le plus fréquent. Il se caractérise par une bonne vision de près mais une vision floue de loin. Ce trouble visuel se corrige parfaitement à l’aide de verres correcteurs. Découvrez toutes les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie.

Quel type de verre permet de corriger la myopie ?

En France, on estime que près de 29 % de la population serait myope. Ce trouble visuel apparaît généralement dès l’enfance. Les signes de la myopie chez l’enfant sont facilement détectables : il plisse les yeux pour voir un objet de loin et se rapproche de sa feuille lorsqu’il écrit ou dessine.

Dans la plupart des cas, la myopie est due à un œil trop long. Lorsque l’œil est atteint de myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Handicapante, la myopie peut toutefois être facilement corrigée. Le verre correcteur pour la myopie représente généralement la première solution de correction vers laquelle les patients se tournent.

La myopie se corrige avec des verres unifocaux divergents. Placé devant les yeux, ce type de verre correcteur pour la myopie permet de compenser l’excès de convergence afin que l’image se forme sur la rétine.

Quelles sont les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie ?

Les verres unifocaux possèdent la même puissance de correction sur l’ensemble de leur surface. Ce verre correcteur pour la myopie peut également corriger l’hypermétropie et l’astigmatisme. Quand on est myope, les verres correcteurs ont une forme concave. Le verre correcteur pour la myopie est plus épais au bord qu’en son centre. Par souci d’esthétique, il est possible de réduire l’épaisseur du verre en effectuant un traitement amincissant.

Plusieurs autres traitements sont possibles sur le verre correcteur de la myopie. Ils peuvent être équipés de filtres anti UV et bénéficier d’un traitement anti reflet. Pour porter la même monture en situation de pénombre et d’ensoleillement, le verre correcteur pour la myopie peut également être photochromique. Un verre photochromique est un verre correcteur capable de se teinter en fonction de la quantité d’ultraviolet à laquelle il est exposé.

Quel verre correcteur choisir pour la myopie et la presbytie ?

Pour corriger plusieurs anomalies réfractives, les verres multifocaux sont les plus indiqués. Ils permettent une vision nette à différentes distances, à la fois de loin pour les myopes, et de près pour les presbytes. Le verre progressif est le verre correcteur pour la myopie et pour la presbytie le plus utilisé. Il se compose de quatre zones :

  • La zone supérieure est dédiée à la vision de loin ;
    La zone centrale correspond à la vision mi-distance. Elle permet de faire la transition entre la partie supérieure et la partie inférieure.
    La zone inférieure permet la vision nette de près.
    Les bords représentent les zones d’aberrations optiques, d’un côté et de l’autre du couloir de dégressivité du verre.

Le champ de vision étant légèrement rétréci, porter des verres progressifs demande un temps d’adaptation. Toutefois, la majorité des porteurs de verres progressifs réussissent à très bien les tolérer.

Verre correcteur pour la myopie : quelles alternatives ?

Le verre correcteur pour la myopie n’est pas le seul moyen de corriger ce trouble de la réfraction. Après avoir effectué un bilan complet, l’ophtalmologue pourra également prescrire des lentilles de contact au patient souhaitant se départir de ses lunettes de vue. Des lentilles de contact souples ou rigides peuvent également corriger la myopie.

Pour beaucoup, le port de lentilles et de lunettes de vue représente une contrainte. En effet, ces dispositifs entravent souvent la liberté de mouvement et restreignent la pratique de certaines activités sportives. Pour se séparer de sa correction de manière définitive, il est possible d’avoir recours à une chirurgie. La chirurgie de la myopie est une chirurgie de confort de plus en plus réalisée. L’intervention consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope afin de rendre le patient emmétrope.

La chirurgie réfractive a pour vocation de permettre au patient de voir de loin nettement sans quelconque verre correcteur pour la myopie. Indolore, cette intervention peut être réalisée une fois que la myopie est stabilisée. Un bilan préopératoire doit être effectué afin d’écarter d’éventuelles contre-indications.

18 02, 2021

Des gouttes pour freiner la progression de la myopie

La myopie est un trouble de la vision fréquent. Touchant de plus en plus de personnes à travers le monde, la myopie représente aujourd’hui en enjeu de santé publique majeur. Pour lutter contre ce défaut de la vision, plusieurs pistes sont exploitées. Parmi elles, les gouttes contre la myopie. Sont-elles efficaces ?

Comment fonctionnent les gouttes contre la myopie ?

La myopie apparaît généralement à l’enfance et se développe jusqu’à l’âge adulte. Vers l’âge de 21 ans, la myopie faible est stabilisée. Pour les myopies fortes, il faudra le plus souvent attendre l’âge de 25 ans, voire 30 ans, pour que ne soit plus évolutive.

Aujourd’hui aucune technique n’a prouvé son efficacité pour stopper l’évolution de la myopie. Toutefois, d’autres techniques sont proposées afin de tenter de ralentir son développement. Parmi ces méthodes, on retrouve les gouttes contre la myopie. Certains agents pharmaceutiques appliqués en gouttes contre la myopie ont démontré un effet positif sur son évolution. Sous la forme de gouttes à appliquer dans l’œil au niveau de la conjonctive, ses collyres sont formulés à base d’anti-muscariniques. Ils provoquent une dilatation de la pupille et une paralysie partielle ou complète de l’accommodation.

Les gouttes contre la myopie sont-elles efficaces ?

Les gouttes contre la myopie à l’atropine et la pirenzépine ont démontrée des bénéfices pour ralentir le développement du défaut visuel. Toutefois, ces gouttes ne sont pas prescrites en routine en raison de nombreux effets secondaires qu’elles provoquent.

  • En raison de la dilatation pupillaire, les gouttes contre la myopie peuvent une photosensibilité. Cette forte sensibilité à la lumière s’explique par la trop grande quantité de lumière qui arrive à la rétine.
  • Provoquant une réduction de l’accommodation cristallinienne, les gouttes contre la myopie provoquent une perte de la vision nette de près.

Différentes concentrations du collyre à base d’atropine ont été testées cliniquement afin de tenter de diminuer les effets indésirables. La concentration la plus faible (0.01%) était la mieux tolérée.

Des gouttes peuvent-elles soigner la myopie ?

Et si des gouttes pouvaient corriger de la myopie ? Tel est le pari pris par une équipe d’ophtalmologistes du Centre médical Shaare Zedek et de l’Institut de nanotechnologie et de matériaux avancés de l’université Bar-Ilan, en Israël. Cette équipe de chercheurs auraient mis au point des gouttes permettent de corriger la myopie. Encore au stade de l’expérimentation, elles ont été testées sur la cornée des cochons et les tests se sont révélés concluants. Composées de nanoparticules, les gouttes contre la myopie se mettraient tous les jours ou toutes les semaines dans les yeux après que de minuscules trous aient été réalisés à la surface de la cornée à l’aide d’un laser ophtalmique. Les nanoparticules présentes dans les gouttes ont pour vocation de se glisser dans les trous afin de modifier le trajet de la lumière.

Uniquement testées sur les animaux, ces gouttes pourraient représenter une belle avancer en matière de traitement de la myopie.

Comment corriger la myopie ?

Généralement, la myopie est liée à la longueur axiale du globe oculaire. Dans le cas de la myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Pour corriger la myopie, l’image de l’objet observé doit donc être refocalisée sur la rétine. Pour se faire d’autres méthodes plus conventionnelles ont prouvé leur efficacité et leur sureté :

  • Le port de lunettes de vue ou de lentilles de contact : la myopie est corrigée à l’aide de une lentille concave divergente permettant de réfracter les rayons parallèle.
  • La chirurgie réfractive : Effectuée sous anesthésie locale, la chirurgie réfractive est une opération de une opération de confort réalisée dans le but de corriger la myopie de manière permanente. L’opération de la myopie repose sur réduction de la puissance optique de la cornée. Elle utilise le laser pour modifier la géométrie de la face antérieure de la cornée de l’œil. Avant l’intervention, le patient doit faire un bilan pré-opératoire afin de s’assurer qu’il est éligible à cette procédure.
26 12, 2020

Pourquoi se frotter les yeux est dangereux ?

Frotter ses yeux. Ce geste est un geste quotidien, que l’on réalise la plupart du temps par fatigue ou par habitude. Pouvant paraître sans conséquence, le frottement oculaire n’est pourtant pas sans risque pour la santé de vos yeux. Pourquoi frotter ses yeux est-il dangereux pour la santé oculaire ?

 

Se frotter les yeux : une mauvaise idée ?

Soumis à la fatigue, à la pollution, aux allergies ou encore à la sécheresse de l’air, vos yeux peuvent être victimes de démangeaisons. Se frotter les yeux est une pratique ô combien agréable. Souvent réalisé le soir quand on est fatigué ou le matin au réveil, ce geste est un réflexe adopté dans le but de mieux répartir le liquide lacrymal, de stimuler les glandes de meibomius et de repousser les impuretés vers le coin des yeux. Se frotter les yeux quand la fatigue se fait sentir est en réalité lié au fait que nous ne clignons pas assez des yeux quand nous sommes fatigués. Au réveil, cela s’explique de la même manière. Après une bonne nuit de sommeil sans cligner des yeux, l’envie de les frotter est présente.

Pour autant, il est indispensable de résister à la tentation. Réalisé trop fréquemment, avec les phalanges et les poings serrés, ce geste peut nuire à la santé des yeux.

 

Se frotter les yeux : quel est le lien avec le risque de déformation de la cornée

Selon plusieurs études, dont notamment celle réalisée par la Fondation Rothschild, les conséquences des frottements oculaires sur la cornée sont très importantes. En effet, la cornée, et le globe oculaire dans son ensemble, subissent des dommages lors de ces frictions répétées.

Parmi les dommages les plus courants : le kératocône. Le kératocône désigne une déformation progressive de la cornée. Avec le temps, la cornée s’affine et change de forme. À l’origine de forme sphérique, la cornée prend alors une forme conique. Le kératocône touche à la fois les hommes et les femmes, et survient généralement à l’adolescence puis évolue jusqu’à l’âge de 30-40 ans avant de se stabiliser.

Se frotter les yeux peut avoir une incidence sur l’apparition d’un kératocône. Ses mouvements circulaires ou latéraux avec écrasement des globes oculaires peuvent être liés à la déformation de la cornée et à son amincissement. Les effets du kératocône sont différents d’un individu à un autre. La plupart du temps, les deux yeux sont touchés par cette déformation de la cornée. Il est toutefois possible de ne souffrir que d’un œil.

Le kératocône présente les symptômes suivants :

  • Vision floue ;
  • Baisse de l’acuité visuelle (surtout la vision de loin) ;
  • Photophobie (sensibilité excessive à la lumière) ;
  • Éblouissement ;
  • Irritation oculaire ;
  • Images dédoublées.

Pour réaliser le diagnostic du kératocône, l’ophtalmologue réalisera un examen de topographie cornéenne. La topographie cornéenne révèlera si la cornée présente un amincissement et des irrégularités. Généralement, un lien peut être établi entre le développement du kératocône et le fait que l’individu souffre d’allergie. En effet, les allergies sont l’une des principales raisons pour lesquelles on ressent le besoin de se frotter les yeux.

 

Se frotter les yeux : quels sont les autres risques ?

Se frotter les yeux peut présenter d’autres risques pour leur santé :

  • Une infection : les mains sont vecteurs de virus et de bactéries pouvant créer des infections. Parmi les premières conséquences du frottement oculaire, la conjonctivite. La conjonctivite désigne une inflammation de la conjonctive de l’œil. Douloureuse, la conjonctivite donne une sensation de grain de sable et crée des brûlures et des démangeaisons. Principalement bactérienne ou virale, elle se transmet facilement en se touchant les yeux. Se frotter les yeux régulièrement peut donc augmenter le pourcentage de chances de développer une conjonctivite.
  • Une égratignure de la cornée : se frotter les yeux en ayant une poussière dans l’œil peut égratigner la cornée. Cette érosion de la cornée peut être causée après frottement de l’œil en présence d’un corps étranger ou survenir après une égratignure avec un ongle ou une branche. Douloureuse, l’érosion cornéenne nécessitera la prescription d’un traitement ainsi qu’un suivi médical avec un ophtalmologue. Si l’atteinte est légère, elle guérira seule, sans traitement.

Frotter ses yeux n’est donc pas sans conséquence pour leur santé. Pour résister à l’envie de réaliser ce geste, clignez-les plusieurs fois afin de favoriser la répartition du liquide lacrymal sur la surface de la cornée.

25 12, 2020

Alcool : quels effets sur la vision ?

Perception visuelle altérée, fatigue visuelle, effet tunnel… les effets de l’alcool sur la vision sont immédiats. Cependant, saviez-vous que sur le long terme, alcool et vision ne font pas bon ménage ? Découvrez quels sont les impacts d’une consommation d’alcool régulière sur la santé de vos yeux. Comment préserver sa vue et garder une bonne santé oculaire ?

 

Alcool et vision : quels sont les effets à court terme ?

L’altération de la qualité visuelle est l’un des premiers effets de la consommation d’alcool. Dès le deuxième verre de vin, la vitesse à laquelle les informations sont transmises au cerveau est ralentie. Ce ralentissement de la communication entre les cellules nerveuses a pour effet d’altérer le fonctionnement des muscles oculaires et impacter la netteté de la vision.

Lorsque la vision est considérablement réduite, généralement après le troisième verre, on parle alors de vision en tunnel. L’alcool réduit le champ de vision et la vue périphérique amoindrie. Après avoir consommé de l’alcool, les muscles ciliaires, qui contrôlent l’ouverture et la fermeture des pupilles deviennent plus paresseux. De ce fait, au delà du deuxième ou troisième verre, on est plus facilement ébloui par la lumière intense, comme celles des phares de voiture ou de l’éclairage urbain par exemple.

La vue longue distance étant également fortement diminuée, il est très difficile d’évaluer les distances en voiture. C’est pourquoi, il n’est pas autorisé de prendre le volant avec un taux d’alcool dans le sang de 0,5 grammes par litre ou plus.

 

Alcool et vision : quels sont les effets à long terme ?

L’alcool et la vision sur le long terme ont bel et bien un lien. La consommation d’alcool régulière et en grande quantité peut causer des dommages sur la vision. En effet, l’alcool est responsable d’une accélération du vieillissement des cellules pouvant causer plusieurs troubles et pathologies :

  • Une sécheresse oculaire : la sécheresse oculaire est causée par une mauvaise qualité de larmes ou une baisse de production lacrymale. La baisse de la production de larmes est liée au vieillissement des cellules qui peut être accéléré par la consommation d’alcool.
  • Des irritations : la baisse de la production lacrymale peut causer des irritations, notamment chez les personnes porteuses de lentilles de contact. Dans certains cas, ces irritations peuvent évoluer en lésions de la cornée.
  • Une dégénérescence de la macula : la macula désigne la partie centrale de la rétine. Le lien entre alcool et vision peut également être fait lorsqu’une dégénérescence maculaire s’explique par une consommation excessive d’alcool sur plusieurs années. Dans certaines, cas, la dégénérescence maculaire peut aller jusqu’à une cécité complète.
  • La névrite optique éthylique : la névrite optique se caractérise par une souffrance aiguë du nerf optique d’origine inflammatoire. Cette neuropathie optique est directement liée à une consommation chronique d’alcool. Bien que le rôle toxique de l’alcool ne soit pas clairement établi, sa consommation entraîne des carences nutritives, notamment en vitamines B, responsables de ce dysfonctionnement.
  • Une cataracte : la consommation d’alcool de manière régulière et excessive peut accroitre le risque de cataracte. La cataracte se développe généralement à partir de 65 ans. Cette pathologie peut être favorisée par une consommation excessive de tabac et d’alcool.

 

Comment préserver sa vue des méfaits de l’alcool ?

Pour éviter les dommages sur la vision liés à l’alcool, le premier geste à adopter est bien évidemment de ne pas boire d’alcool avec excès. La consommation d’alcool comporte des risques sur la santé globale, mais aussi sur la santé des yeux. Santé Publique France recommande de ne pas excéder 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour. De manière général, pour conjuguer alcool et vision en bonne santé, il est recommandé de réduire la quantité totale d’alcool consommée à chaque occasion, de boire lentement et en mangeant, d’alterner l’alcool avec l’eau, et de ne pas conduire si l’on dépasse les taux autorisés.

Pour garder des yeux en bonne santé, faites-les examiner régulièrement, même si tout semble bien aller. Passé 40 ans, plusieurs maladies oculaires peuvent toucher les consommateurs d’alcool ou non. Pour éviter les complications, planifiez des visites régulièrement chez votre ophtalmologue afin qu’il effectue un bilan complet de votre vue et de la santé de vos yeux.

24 12, 2020

Pourquoi a-t-on la paupière qui tremble ?

Qui n’a pas déjà ressenti sa paupière trembler ? Sensation troublante, parfois agaçante, la paupière qui tremble peut être causée par de nombreux facteurs. Découvrez pourquoi a-t-on le nerf de la paupière qui tremble. Quelles sont les solutions pour atténuer le phénomène ?

 

Comment se manifeste le nerf de la paupière qui tremble ?

Généralement, les tremblements des paupières sont passagers et sans gravité. La paupière qui saute, qui tremble ou qui clignote peut affecter celle du bas comme celle du haut, voire les deux en même temps. Avoir le nerf de la paupière qui tremble touche différents types de personnes, à différents niveaux d’intensité. Alors que certains individus trouveront ce phénomène particulièrement irritant, d’autres ne s’en apercevront même pas. Indolore, la sensation de la paupière qui tremble se manifeste généralement que quelques secondes.

 

Pourquoi a-t-on le nerf de la paupière qui tremble ?

Le phénomène du nerf de la paupière qui tremble porte un nom : la fasciculation. La fasciculation de la paupière désigne une contraction involontaire et irrégulière du muscle orbiculaire de l’œil. La fasciculation peut également concerner le mollet ou encore le coin de la lèvre.

Plusieurs causes peuvent expliquer les sauts de paupières. Parmi ces causes, on retrouve le plus souvent le manque de sommeil et le stress. En effet, si vous ressentez cette sensation désagréable, il y a de fortes chances que vous traversiez une période particulièrement éreintante et stressante.

D’autres facteurs sont également susceptibles de favoriser la survenue de ces tremblements de paupières :

  • la consommation de café ;
  • la consommation d’alcool ;
  • la prise de certains médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter l’épilepsie et la psychose ;
  • la consommation de certaines drogues ;
  • la sécheresse oculaire.

Parmi les facteurs pouvant déclencher la paupière qui tremble, on retrouve également une carence en oligoéléments ainsi qu’une fatigue oculaire accrue.

Une carence en oligoéléments

Certaines carences, notamment en magnésium, peuvent expliquer le phénomène. La carence en magnésium est la cause la plus fréquente du nerf de la paupière qui tremble.

Le magnésium est le quatrième minéral le plus répandu dans le corps. Plus de la moitié du magnésium présent dans l’organisme se trouve dans les os et les dents, un quart se situe au niveau musculaire et le reste se répartit dans l’organisme. Cet oligoélément est donc indispensable pour fonctionnement normal des nerfs et des muscles. Un organisme carencé en magnésium présente les symptômes suivants :

  • la fatigue intense ;
  • la baisse de moral ;
  • les troubles de l’humeur ;
  • la sensibilité accrue au stress ;
  • le sommeil perturbé ;
  • les crampes et les spasmes musculaires.

Une supplémentation en vitamines et minéraux peut être le moyen de se débarrasser de la paupière qui tremble.

De la fatigue oculaire

Avoir le nerf de la paupière qui tremble peut être l’un des symptômes annonciateurs de la fatigue oculaire. La fatigue oculaire est généralement le résultat d’une sur sollicitation des yeux. Les symptômes qui témoignent de la fatigue oculaire sont divers et variés. De manière générale, on retrouve :

  • une baisse d’acuité visuelle ;
  • une vision brouillée ;
  • une sensation d’éblouissement ;
  • les yeux irrités et rouges ;
  • une sensation de brûlure ou de picotements ;
  • des maux de tête.

Parmi les symptômes de la fatigue oculaire, on retrouve également celui de la paupière qui tremble.

 

Comment éviter d’avoir la paupière qui tremble ?

La plupart du temps, adopter une meilleure hygiène de vie peut aider à diminuer, voire à se débarrasser de ce tressautement. Il est recommandé d’améliorer son alimentation ainsi que sa qualité de sommeil.

Côté alimentation, l’objectif est de faire la part belle à tous les aliments riches en magnésium. Privilégiez les légumes verts, les céréales complètes, les fruits oléagineux, les légumineuses ainsi que les eaux minérales. Il peut également être recommandé de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant afin de réaliser un bilan sanguin complet. Un manque de fer peut être à l’origine d’une fatigue intense, elle-même pouvant entrainer le tremblement des paupières. Le médecin pourra vous prescrire des compléments alimentaires, en fonction des résultats de la prise de sang.

3 gestes pour lutter contre le nerf de la paupière qui tremble

Prendre soin de ses yeux et adopter une bonne hygiène de vie peut grandement aider à lutter contre ce phénomène ô combien désagréable.

  • Lutter contre la fatigue oculaire : la fatigue oculaire accentue les tremblements de la paupière. Gymnastique oculaire, larmes artificielles, filtre-écran… Plusieurs solutions pour atténuer la fatigue oculaire existent. Tournez-vous vers votre ophtalmologue afin d’obtenir des conseils personnalisés.
  • Diminuer son stress : le stress est l’un des facteurs pouvant favoriser la survenue de ces spasmes musculaires. Pour gérer son stress, plusieurs mesures peuvent être prises. Tentez le yoga ou la méditation pleine conscience, pratiquez l’automassage des paupières, ou misez sur les bienfaits de l’aromathérapie par exemple.
  • Améliorer la qualité de son sommeil : pour trouver le sommeil plus rapidement, et ainsi agir sur la fatigue pouvant être responsable des tremblements de la paupière, restez loin de tous les écrans au moins 3 heures par jour et 1 heure avant le coucher. Cette disposition est essentielle afin de s’éloigner de lumière bleue qui émane de vos écrans et qui perturbe le rythme circadien.

Au moindre doute, il est recommandé de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue dans le but de réaliser un examen complet de vos yeux. Ce professionnel de la santé oculaire est le seul à pouvoir vous fournir un diagnostic précis et à être en mesure de vous donner les meilleurs conseils pour soulager le nerf de la paupière qui tremble.

23 12, 2020

Mycoses oculaires : tout savoir sur cette infection

La mycose oculaire est une infection rare, qui peut affecter la cornée ou, plus rarement, atteindre l’œil dans son intégralité. Cette infection fongique peut avoir des effets importants sur la santé oculaire et mener à des complications plus ou moins graves. Quels sont les symptômes de la mycose oculaire ? Découvrez comment traiter et prévenir cette infection.

 

Qu’est-ce que la mycose oculaire ?

La mycose oculaire est une infection fongique de l’œil. Bien qu’elles soient rares, les mycoses oculaires doivent bénéficier d’une attention particulière compte tenu de la difficulté de traitement. Lorsque l’on parle de mycose oculaire, on fait référence à une infection causée par un champignon. Dans la majeure partie des cas, la cornée est atteinte. On parle alors de kératite. Toutefois, l’inflammation causée par la mycose oculaire peut toucher l’œil entier. Dans ce cas, on parlera d’endophtalmie. Plus rare, cette seconde forme peut engendrer des complications plus graves.

On recense à ce jour deux types de champignons pouvant être incriminés dans le développement d’une mycose oculaire :

  • Les champignons filamenteux : il s’agit de champignons présents dans la terre et dans les végétaux.
  • Les levures : on parle ici des levures saprophytes de la peau et des muqueuses, notamment celles de l’espèce Candida Albicans.

Selon plusieurs études statistiques, les mycoses oculaires sont moins fréquentes en Europe que dans d’autres zones du monde, comme notamment en Asie où le climat et la végétation constituent un environnement favorable à la prolifération des parasites fongiques.

 

Mycose oculaire : quels sont les symptômes ?

La mycose oculaire, qu’elle se présente sous la forme d’une kératite ou d’endophtalmie, présente généralement les mêmes symptômes :

  • Œil rouge ;
  • Œil douloureux ;
  • Baisse de la vision de l’œil affecté.

 

Mycose oculaire : quelles sont les évolutions possibles ?

La mycose oculaire peut évoluer en kératite fongique ou en endophtalmie. Les kératites fongiques sont rares et concernent la plupart du temps les porteurs de lentilles en cas de non-respect d’une hygiène rigoureuse. Il peut s’agir du port de lentille anormalement prolongé, d’une utilisation des lentilles de contact après le délai préconisé ou encore du port de lentilles malgré la présence de symptômes. Les kératomycoses peuvent envahir les cornées pathologiques mais également les cornées normales après traumatisme, le plus souvent causé par un végétal. La mycose oculaire peut également survenir après un geste chirurgical (chirurgie réfractive, greffe de la cornée, cataracte, etc.). Son développement peut être favorisé par l’utilisation de corticoïdes en postopératoire.

La mycose oculaire peut également être la source d’une inflammation de l’œil nommée endophtalmie. Cette infection peut être provoquée par des champignons. Elle se manifeste la plupart du temps par une douleur intense dans l’œil, une baisse visuelle et/ou une sensibilité extrême à la lumière. Rares, les endophtalmies fongiques surviennent principalement sur des terrains à risque (immunodépression, diabète, antibiothérapie, etc.) et chez les toxicomanes par voie intraveineuse. L’endophtalmie fongique peut survenir par inoculation de l’œil après un traumatisme, une chirurgie intraoculaire, ou une kératite fongique.

 

Comment traiter la mycose oculaire ?

Avant d’envisager tout traitement, une consultation avec un ophtalmologue devra être planifiée. Seul l’ophtalmologue sera en mesure d’évaluer la santé de vos yeux après avoir effectué un examen complet. Après avoir identifié la mycose oculaire, du tissu de la cornée sera prélevé et analysé en laboratoire afin d’identifier le type d’infection fongique et l’agent infectieux mis en cause.

  • En cas de kératite : dans un premier temps, des collyres antifongiques à utiliser toutes les heures durant 2 jours pourront être prescrits par l’ophtalmologue. La posologie peut varier si le professionnel de la santé le juge nécessaire, en fonction de l’évolution de l’infection fongique. Dans le cas où ce premier traitement ne serait pas suffisant, d’autres traitements pourront être envisagés. Il peut notamment s’agir d’injections dans la cornée ou d’une intervention chirurgicale dans le but d’augmenter la concentration d’antifongiques dans la cornée. Une greffe de la cornée peut être réalisée, si besoin.
  • En cas d’endophtalmie : pour éviter les complications, l’endophtalmie doit être traitée rapidement. Le recours aux antifongiques est l’unique traitement envisageable pour venir à bout de l’endophtalmie. Le traitement initial comprend généralement des antifongiques sous la forme d’injection à l’intérieur de l’œil, par la voie orale ou par intraveineuse pendant plusieurs semaines. Le traitement peut durer plusieurs mois, si nécessaire.

 

Comment éviter la mycose oculaire ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser une atteinte par mycose oculaire :

  • Être porteur de lentilles de contact : porter des lentilles de contact augmente le risque d’infection fongique de la cornée. Pour éviter les infections, veillez à respecter les règles d’hygiène des mains et du boitier des lentilles de contact. Aussi, portez une attention particulière sur le temps d’utilisation quotidien des lentilles et sur leur durée de vie globale.
  • Prendre des traitements à base de corticoïdes : les traitements à base de corticoïdes peuvent favoriser l’immunodépression locale. Les personnes sous traitement par collyres peuvent être plus vulnérables, du fait des conservateurs contenus dans les collyres, fragilisant la surface oculaire.
  • Avoir une cornée pathologique : les sujets ayant déjà eu une infection préalable de la surface oculaire et de la cornée sont plus susceptibles de développer une mycose oculaire.

Parce qu’elle fait état d’une évolution lente et insidieuse, la mycose oculaire est souvent diagnostiquée en retard. C’est pourquoi il est vivement conseillé de prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue afin de réaliser des bilans complets.

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