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20 04, 2022

Les causes principales de cécité en France

Le saviez-vous ? En France, le diabète est la première cause de cécité chez les personnes de moins de 65 ans. Toutefois, l’hyperglycémie chronique n’est pas la seule cause de cécité. Glaucome, cataracte, DMLA… Découvrez toutes les causes principales de cécité en France.

 

 

Qu’est-ce que la cécité ?

 

La cécité désigne un état pathologique causé par de nombreuses maladies oculaires. Définie par un seuil d’acuité visuel ou de champ visuel, la cécité peut avoir plusieurs causes. L’organisation Mondiale de la Santé décrit trois catégories de cécité :

 

  • Catégorie I : elle se caractérise par une déficience visuelle profonde. Dans ce cas, le sujet compte les doigts à un mètre mais ne peut le faire à trois mètres.
  • Catégorie II : on parle de déficience presque totale, ou de cécité sévère. Elle est définie par une acuité visuelle inférieure à 1/50 avec perception conservée de la lumière. Une personne atteinte de cécité de catégorie II ne peut pas compter les doigts à un mètre ou dispose d’un champ visuel inférieur à 5°.
  • Catégorie III : elle correspond à la cécité absolue. Le sujet ne perçoit pas la lumière.

 

Les causes principales de la cécité sont des maladies liées au vieillissement, telles que la DLMA, la cataracte, le glaucome et la rétinopathie diabétique.

 

Le diabète, première cause de cécité en France

 

Le diabète, et plus précisément le diabète incontrôlé causant une rétinopathie diabétique, figure parmi les principales causes de cécité en France. Avant 65 ans, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité. Cette complication du diabète sucré touche les vaisseaux sanguins de la rétine en provoquant des microanévrismes et des hémorragies rétiniennes. La rétinopathie diabétique peut également engendrer une prolifération de vaisseaux anormaux pouvant à terme, créer des dommages irréversibles.

 

La rétinopathie diabétique est une pathologie silencieuse dans les premiers temps. C’est pourquoi, il est indispensable de consulter régulièrement un ophtalmologue, notamment si vous souffrez de diabète, afin d’éviter tout risque de complications graves, allant jusqu’à la cécité.

 

Qu’est-ce qui provoque la cécité ?

 

En France, on compte plus de 200 000 aveugles et malvoyants profonds. Parmi les causes principales de cécité en France, on retrouve les facteurs d’origine génétique, les accidents ou encore les maladies infectieuses. Dans les pays occidentaux, le glaucome, la cataracte ou la DMLA viennent s’ajouter à la rétinopathie diabétique parmi les causes principales de cécité.

 

La cataracte

La cataracte désigne une opacification du cristallin de l’œil, principalement liée au vieillissement. Cette opacification du cristallin, lentille convergente située à l’intérieur de l’œil, entraine une baisse progressive de la vue, une sensation de brouillard et un éblouissement à la lumière. Une intervention, qui consiste à enlever le noyau du cristallin pour le remplacer par une lentille artificielle, sera alors nécessaire.

 

Le glaucome

 

En France, le glaucome est la 2ème cause de cécité chez l’adulte. Le glaucome se caractérise par une altération du nerf optique qui est souvent associée à une augmentation de la pression intraoculaire. Il existe deux principaux types de glaucomes :

 

  • le glaucome à angle fermé, qui est très douloureux et représente une urgence ophtalmologique ;
  • et le glaucome à angle ouvert qui est asymptomatique.

 

Une fois dépisté, le glaucome peut être traité afin de prévenir la perte de vision.

 

La DMLA

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est également une des causes principales de cécité. La DMLA est la maladie ophtalmologique la plus répandue dans les pays industrialisés qui apparaît généralement après 50 ans. Elle est caractérisée par un vieillissement précoce et évolutif de la macula, zone centrale de la rétine où l’acuité visuelle est la meilleure. La DMLA se traduit par une déformation des lignes puis par la perte de la vision centrale. En raison du risque de développement rapide, il est fortement recommandé de prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue.

12 04, 2022

Maladie de Best : c’est quoi ?

La maladie de Best, ou dystrophie maculaire vitelliforme de Best est une maladie ophtalmique héréditaire. Affectant la macula, zone centrale de la rétine, la maladie de Best débute généralement à l’enfance ou à l’adolescence. Découvrez quels sont les symptômes de cette maladie ophtalmique et quels sont les traitements possibles.

 

 

Qu’est-ce que la maladie de Best ?

 

La maladie de Best est une maladie héréditaire qui touche la macula et sa région. La macula désigne une petite zone située au centre de la rétine au fond de l’œil. Responsable de la vision centrale, la macula contient en son centre la fovéa, zone où l’acuité visuelle est la plus importante.

 

Se manifestant à l’enfance ou à l’adolescence, généralement entre 5 et 10 ans, la maladie de Best se caractérise par l’apparition d’une tache jaune dans la région maculaire.

 

La maladie de Best est causée par la présence d’une mutation sur un allèle du gène VMD2 (vitelliforme macular dystrophy-2). Lorsque l’un des deux parents est atteint, le risque d’avoir un enfant atteint à chaque grossesse est de 50%.

 

Quels sont les symptômes de la maladie de Best ?

 

La maladie de Best se caractérise par plusieurs symptômes ophtalmiques. Cette pathologie maculaire évolue progressivement.

 

  • Stade 1 : dans un premier temps, la vision est normale à la naissance. La maladie est alors dépistée par angiographie à la fluorescéine.

 

  • Stade 2 : débute classiquement dans l’enfance entre l’âge de 5 et 10 ans. Il est caractérisé par des lésions jaunâtres. Au début de la maladie, la vision centrale reste également préservée.

 

  • Stade 3 : nommé stade de pseudo-hypopion, ce stade survient lorsque la tache se fragmente avec une baisse importante de la vision.

 

  • Stade 4 : il se caractérise par l’évolution du dépôt vitellin vers la fragmentation puis l’atrophie. À ce stade, la baisse de la vision est la plus importante.

 

Les symptômes de la maladie de Best varient d’un patient à l’autre. De manière générale, il est possible d’observer les symptômes suivants :

  • Une baisse de la vision centrale ;
  • Une vision qui devient trouble ;
  • Une métamorphopsie (déformation des lignes).

 

Chez un patient atteint par la maladie de Best, la vision périphérique reste normale et la vision nocturne n’est pas affectée.

 

Comment diagnostiquer la maladie de Best ?

 

 

Le diagnostic de la maladie de Best est réalisé par un ophtalmologue. Plusieurs examens de la rétine peuvent être nécessaires :

 

  • Un fond de l’œil : cet examen permet de visualiser la rétine.
  • Une tomographie en cohérence optique (OCT) : elle est effectuée dans le but de donner un aperçu détaillé de l’intérieur de la rétine. Cet examen permet de dépister plusieurs pathologies de la rétine dont la dégénérescence maculaire, l’œdème maculaire ou la maladie de Best.
  • Une angiographie en fluorescence : cette procédure de diagnostic consiste à prendre des photos de la circulation des vaisseaux de la rétine et de la choroïde. L’angiographie en fluorescence nécessite l’injection d’un colorant fluorescent.
  • L’électrorétinographie multifocale : elle consiste à analyser la réponse de la rétine face à une stimulation lumineuse.

 

Comment soigner la maladie de Best ?

 

À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique pour soigner la maladie de Best. Des aides visuelles peuvent être prescrites afin de lutter contre la perte de vision. Un suivi médical est nécessaire pour suivre l’évolution de la maladie et d’éviter les complications liées à la maladie de Best.  Prenez rendez-vous avec votre ophtalmologue régulièrement avec votre ophtalmologue. Afin de prendre en charge le dépistage et le traitement des affections oculaires telles que la maladie de Best.

12 04, 2022

Manger gras augmente-t-il les risques de DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, désigne une dégradation d’une partie de la rétine, la macula. Cette pathologie, dont la fréquence croit avec l’âge, est la principale cause de malvoyance chez l’adulte de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Est-ce qu’un régime alimentaire trop gras augmente le risque de DMLA ? Découvrez comment prévenir cette maladie de l’œil.

 

 

Qu’est-ce que la DMLA ?

 

La DMLA, ou dégénérescence maculaire liée à l’âge, est comme son nom l’indique, une maladie dégénérative de la macula. La macula désigne la zone centrale de la rétine, fine membrane tapissant la surface interne du globe. La rétine joue un rôle majeur dans le fonctionnement de la vision. Ce tissu neurosensoriel transforme les rayons lumineux en un signal nerveux et le transmet au système nerveux central. La macula est composée de cellules spécialisées permettant de voir les détails fins. Cette zone de la rétine permet également de distinguer les couleurs dans la partie centrale de l’image.

 

La DMLA est la première cause de handicap visuel. En effet, lorsque la macula est endommagée, la vision centrale devient floue. Ce phénomène peut affecter un seul œil ou les deux yeux.

 

Il existe deux types de DMLA :

 

  • La DMLA sèche, ou atrophique : la DMLA sèche est diagnostiquée par un examen du fond de l’œil. Cette forme se traduit par un amincissement anormal de la macula ainsi que par une accumulation de petits dépôts blanchâtres appelés « drusen » à l’intérieur et autour de la macula.

 

  • La DMLA humide, ou exsudative : se caractérise par la survenue brutale de symptômes. Si elle n’est pas diagnostiquée et prise en charge, elle peut évoluer rapidement vers la perte de la vision centrale. La DMLA humide est causée par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins autour et en arrière de la macula. Le risque de DMLA humide est deux fois plus important que le risque de développer une forme sèche.

 

Quels sont les facteurs de risque de DMLA ?

 

Bien que les causes exactes du développement de la DMLA soient mal connues, on distingue plusieurs facteurs de risque de DMLA :

 

  • L’âge : le principal facteur de risque de DMLA est l’âge. En effet, plus les années passent, plus le risque de développer une DMLA augmente
  • La consommation de tabac : bien que les mécanismes exacts qui lient le tabac et la DMLA ne soient pas encore clairement identifiés, il est établi que le tabagisme augmente fortement le risque de DMLA.
  • La génétique : la génétique joue un rôle important dans le développement de nombreuses pathologies. La DMLA ne fait pas exception. En effet, cette maladie peut parfois présenter une composante héréditaire.

 

La surcharge pondérale, l’hypertension artérielle ou encore le fait d’avoir les yeux clairs sont également des facteurs de risque de DMLA.

 

La mauvaise alimentation est-elle un facteur de risque de DMLA ?

 

Le tabac, l’âge ou encore la génétique ne sont pas les seuls facteurs de risque de DMLA. En effet, l’alimentation joue également un rôle majeur. Une mauvaise alimentation ainsi qu’une carence en omega 3 peut augmenter le risque de développer cette maladie dégénérative de la macula. Des concentrations élevées de cholestérol dans le sang sont associées à la dégénérescence maculaire. Une alimentation riche en mauvaises graisses, et pauvres en antioxydants, en oméga-3 et en lutéine accroit donc le risque de DMLA. Au contraire, manger des aliments riches en antioxydants (bêta-carotène, vitamines C et E, zinc) contribue à limiter le risque de DMLA. Pour prévenir la DMLA, misez donc sur les choux verts, les courgettes, les brocolis, les oranges ou encore les framboises.

12 04, 2022

La myopie peut-elle conduire à la cécité ?

La myopie, trouble oculaire qui se caractérise par une vision nette de près et une vision floue de loin, touche 30% des adultes en France. Dans certaines circonstances, ce trouble de la vision peut entraîner des complications graves, pouvant mener à la cécité. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la myopie et ses risques sur la santé des yeux.

 

Qu’est-ce que la myopie ?

 

La myopie est un trouble de la vision très fréquent. Souvent détectée à l’enfance au cours de la scolarité, la myopie se traduit par une vision floue de loin et nette de près. Chez un myope, l’image observée de loin se forme en avant de la rétine. Résultat : l’image apparaît floue. On parle alors d’œil trop long, ou trop bombé.

 

La myopie peut avoir plusieurs causes. La génétique et l’environnement figurent notamment parmi les principales causes de la myopie. Aussi, nos habitudes de vie peuvent être impliquées dans le développement de ce trouble de la vision. En effet, en sur sollicitant la vision, le temps passé devant les écrans (smartphone, tablettes, ordinateurs, télévision…) est également responsable de l’apparition de la myopie.

 

Est-ce que la myopie peut rendre aveugle ?

 

Lorsque la myopie est légère, il est peu probable de développer de graves problèmes oculaires pouvant mener à la cécité. Toutefois, si la myopie évolue à un stade plus avancé, le risque de développer un glaucome et une cataracte est plus important.

 

Aussi, une myopie forte est une cause de décollement de la rétine. La rétine joue un rôle primordial. Cette membrane qui tapisse les deux tiers du globe oculaire transforme la lumière en signaux nerveux transmis au cerveau. Le décollement de la rétine peut causer d’importants troubles de la vision et nécessite une prise en charge rapide afin de prévenir les complications sérieuses pouvant mener à la cécité. Le risque de décollement de rétine par déchirure de la rétine est plus important à partir de 50 ans chez les personnes atteintes de myopie. Plus le degré de la myopie est important, plus le risque de développer un décollement de la rétine augmente.

 

En cas de symptômes de décollement de la rétine (vision de mouches volantes, vision floue ou embuée, apparition de points lumineux, d’éclairs de lumière, d’un voile noir en bordure du champ de vision, etc.), il est fortement recommandé de consulter un ophtalmologue dans les plus brefs délais. Un traitement chirurgical pourra alors être nécessaire pour réappliquer la rétine décollée.

 

Comment ralentir le développement de la myopie ?

 

La myopie apparaît généralement à l’enfance et évolue peu à peu jusqu’à l’âge adulte. Aujourd’hui, il n’existe aucune solution pour stopper le développement de la myopie. Toutefois, des études tendent à démontrer que l’orthokératologie pourrait ralentir le développement de la myopie. Cette technique repose sur le port de lentilles rigides la nuit pour aplanir légèrement la cornée et compresser mécaniquement certaines cellules.

 

Pour corriger la myopie, plusieurs solutions existent : les lunettes de vue, les lentilles de contact et la chirurgie réfractive. Les lunettes et les lentilles sont les deux corrections les plus fréquemment adoptées. Toutefois, lorsque le port de ce type de correction ne convient plus, et que le patient est éligible, une intervention chirurgicale peut être envisagée. L’opération au laser a pour objectif de modifier la courbure de la cornée. L’intervention peut être proposée à l’âge adulte, dès lors que la myopie est stable depuis deux années.

 

Pour éviter tout risque de complications de la myopie pouvant conduire à la cécité, il est recommandé de consulter régulièrement un ophtalmologue. En cas de myopie à l’âge adulte, prenez rendez-vous avec votre ophtalmologue tous les ans.

12 04, 2022

Tabac : quels effets sur la vision ?

Lorsque l’on pense aux méfaits du tabac sur la santé, on pense rarement à la santé des yeux. Et pourtant, le tabac est impliqué dans le développement de nombreuses maladies oculaires. Découvrez quels sont les effets du tabac sur la vision et comment prendre soin de vos yeux pour prévenir le risque de maladies oculaires.

 

Quels sont les troubles visuels causés par le tabac ?

 

Le tabagisme est la première cause de mortalité évitable. Selon Santé Publique France, en moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt des conséquences de son tabagisme.

 

La fumée de cigarette contient plus de 4 000 substances chimiques (métaux lourds, plomb, mercure, ammoniac, méthanol, etc.). Lorsque l’on fume, ces substances toxiques passent dans le système sanguin et circulent librement dans le corps, y compris dans les yeux. En plus d’assécher les yeux, le tabac favorise le développement de certaines maladies ou troubles visuels tels que la cataracte, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinopathie diabétique ou encore l’uvéite.

 

La cataracte

 

La cataracte se caractérise par une opacification du cristallin qui empêche les rayons lumineux d’atteindre la rétine. Cette pathologie touche les personnes après 60 ans et se traduit par une vue qui se brouille progressivement, une vision double, une perception des couleurs altérée et une vision nocturne dégradée. Le développement de la cataracte peut être dû au vieillissement, à l’hérédité, à une lésion ou à une maladie. Toutefois, le tabac peut augmenter le risque de cataracte. En effet, cette pathologie apparaît le plus fréquemment chez les fumeurs.

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) correspond à une dégradation d’une partie de la rétine, la macula. La macula désigne la zone située au centre de la rétine responsable de la vision centrale et de la vision fine.

 

La DMLA est la première cause de handicap visuel chez les individus âgés de plus de 50 ans. Le tabagisme accélère le vieillissement, ce qui entraîne une apparition précoce de la DMLA. On estime que les fumeurs sont trois à cinq fois plus susceptibles d’être atteints par la DMLA que les non-fumeurs.

 

La rétinopathie diabétique

 

La rétinopathie diabétique est une maladie générative qui touche les personnes qui souffrent de diabète. Elle se caractérise par des lésions des vaisseaux sanguins de la rétine de l’œil. Non traitée, cette pathologie peut mener à la cécité. Bien que le diabète soit la première cause de la rétinopathie diabétique, le tabac figure parmi les autres facteurs qui augmentent le risque de développer cette pathologie oculaire.

 

L’uvéite

 

L’uvéite désigne une inflammation à l’intérieur de l’œil. Elle peut concerner une ou plusieurs des trois parties de l’uvée : l’iris, le corps ciliaire et la choroïde qui se situe à l’arrière de la rétine. Les fumeurs ont deux fois plus de risques de développer une uvéite que les non-fumeurs.

 

Sécheresse des yeux et tabac

 

Les fumeurs passifs, tout comme les fumeurs actifs, peuvent souffrir de sécheresse oculaire. En effet, la fumée de cigarette peut créer de l’inconfort, des irritations, et de la sécheresse oculaire, notamment si l’on porte des lentilles de contact. En plus de diminuer sa consommation de tabac, il peut être recommandé de limiter l’utilisation de lentilles de contact et de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue afin d’obtenir une prescription de larmes artificielles ou de gels lacrymaux.

 

Tabac et vision : quand consulter ?

 

Diminuer, voire arrêter, sa consommation de tabac est indispensable afin de prévenir l’apparition de maladie oculaire, mais aussi de maladies cardio-vasculaires, de cancer et d’infections bucco-dentaires. Que vous fumiez ou non, il est indispensable de prendre rendez-vous régulièrement avec votre ophtalmologue afin de ne pas prendre le risque qu’une éventuelle pathologie oculaire se développe silencieusement.

12 04, 2022

La couleur des yeux : ce qu’elle dévoile sur votre santé

Les yeux sont le miroir de l’âme, comme le dit l’adage. Et si la couleur de vos yeux en disait long sur votre santé ? Selon une étude américaine de l’American Pain Society (APS), la couleur des yeux peut vous aiguiller sur vos risques de développer certaines maladies. Explications.

 

Comment est déterminée la couleur des yeux ?

 

Comme pour la couleur de la peau et des cheveux, plusieurs facteurs génétiques entre en cause pour produire la couleur des yeux. La partie de l’œil responsable de la couleur des yeux est l’iris. Percé par la pupille, un orifice de diamètre variable avec le degré de luminosité, l’iris joue le rôle de diaphragme dans l’œil en régulant la quantité de lumière destinée à atteindre la rétine.

 

La couleur de l’iris est déterminée par un ensemble de facteurs. D’une part, par la structure et la densité des fibres collagènes du stroma antérieur et de la couche antérieure, et d’autre part, par la densité en cellules mélanocytaires ainsi que la densité des pigments contenus par les cellules mélanocytaires.

 

Plus l’iris contient de cellules mélanocytaires, et plus les cellules mélanocytaires sont denses en pigments, plus l’iris sera marron et foncé. Dans le cas des yeux bleus, la couche antérieure de l’iris est dépourvue de mélanine, laissant ainsi traverser la lumière. Si vous avez les yeux verts, la concentration en pigment est faible. La lumière est alors partiellement absorbée par la mélanine.

 

Quels liens entre la couleur des yeux et la santé ?

 

Le risque de développer de potentielles maladies dépend d’une multitude de facteurs. Selon une étude publiée dans l’American Journal of Ophtalmology, il existe des corrélations entre la pigmentation des yeux et la prédisposition à certaines maladies. Par exemple, selon cette étude, les risques de souffrir de la cataracte sont plus grands chez les patients ayant les yeux foncés. La cataracte est un trouble de la vision due à la perte de transparence du cristallin.

 

Toutefois, les yeux foncés possèdent l’avantage d’offrir une meilleure protection contre les rayons UV, tandis que, selon une étude de l’Université de Pittsburg, les personnes qui ont les yeux clairs, bleus ou verts par exemple, sont plus à risque de développer un mélanome oculaire ou un cancer de la peau. Aussi, plusieurs études tendent à démontrer que la couleur des yeux fait partie des risques de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

Couleur des yeux et santé : que faire si l’œil devient rouge ?

 

L’œil rouge est un symptôme assez courant de pathologies oculaires. Dans la plupart des cas, en l’absence de douleurs, la rougeur est due à un petit vaisseau sanguin qui s’est rompu. Lorsque la rougeur est associée à des démangeaisons, un gonflement de la paupière, et à un larmoiement, il peut également s’agir d’un signe de conjonctivite.

 

Si ces symptômes s’accompagnent d’une baisse de la vision, les rougeurs peuvent être dues à une inflammation de l’iris, une uvéite, qui peut être la conséquence d’une maladie auto-immune. Avoir les yeux rouges peut également révéler une hypertension non-diagnostiquée ou être le signe d’une rétinopathie diabétique. Il est donc indispensable de consulter un ophtalmologue au moindre doute.

 

 

Couleur des yeux et santé : que prédit le jaunissement ?

 

Le jaunissement des yeux peut être le signe d’une maladie du foie, telle que la cirrhose ou l’hépatite. Ce changement de couleur s’explique par bilirubine dans le sang, un pigment jaune produit naturellement lors de la dégradation des globules rouges. Un bilan sanguin sera indispensable pour évaluer le taux de bilirubine.

 

Après 50 ans, il est essentiel de porter une attention particulière aux éventuelles modifications de la surface de l’œil. En cas d’anomalie, consultez un ophtalmologiste dans les meilleurs délais.

12 04, 2022

L’aspirine augmente-t-elle les risques de DMLA ?

Et si la prise d’aspirine augmentait le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ? Première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés, la DMLA pourrait être associée à une consommation quotidienne d’aspirine. Qu’en est-il exactement ?

 

Qu’est-ce que la DMLA ?

 

La DMLA est une maladie dégénérative de la rétine qui touche les personnes de plus de 50 ans. Plus précisément, elle correspond à une dégradation d’une partie de la rétine, la macula, pouvant mener à la perte de la vision centrale. La macula désigne la zone centrale de la rétine située à l’arrière de l’œil. Cette partie de l’œil est responsable de la vision centrale et de la vision fine. C’est pourquoi, les personnes touchées par la DMLA ne souffrent jamais de cécité complète puisqu’ils gardent leur vision périphérique même à un stade avancé.

 

Il existe deux formes de DMLA : DMLA atrophique, ou sèche, qui correspond à un amincissement anormal de la macula, et la DMLA exsudative, ou humide qui se caractérise par le développement de vaisseaux sanguins (appelés néo-vaisseaux) dans la macula.

 

Quel est le lien entre l’aspirine et la DMLA ?

 

L’aspirine figure parmi les médicaments les plus connus et les plus utilisés au monde. Ce médicament en vente libre possède de nombreuses propriétés antalgiques, pour lutter contre la douleur, antipyrétiques, pour lutter contre la fièvre, et anti-inflammatoire à forte dose. L’aspirine est aussi utilisée à faible dose pour son effet fluidifiant sanguin, notamment pour les personnes qui présentent un risque accru d’accidents cardiovasculaires.

 

Selon une étude australienne publiée dans le « JAMA Internal Medicine », il peut exister un lien entre une prise régulière d’aspirine et un risque accru DMLA. En effet, selon une équipe de chercheurs de l’Université de Sydney en Australie menée par le Docteur Gerald Liew, les personnes prenant de l’aspirine au moins une fois par semaine ont plus de risques de développer une DMLA dans sa forme exsudative.

 

Cette étude menée pendant 15 années concernait 2389 personnes dont 257 consommaient au moins une fois par semaine de l’aspirine. Un examen de la rétine a été pratiqué tous les 5 ans sur les participants à l’étude dans le but de documenter le potentiel lien entre l’aspirine et le risque de DMLA.

 

Le risque de développement de DMLA humide chez les sujets ne consommant pas d’aspirine était de :

 

  • 0,8 % à cinq ans ;
  • 1,6 % à dix ans ;
  • et 3,7 % à quinze ans.

 

Chez les personnes utilisant régulièrement de l’aspirine, les incidences cumulatives étaient de :

 

  • 1,9 % à cinq ans ;
  • 7 % à dix ans ;
  • et 9,3 % à quinze ans.

 

Les données de l’étude australienne confirment celle d’une étude européenne du Centre Médical Académique et de l’Institut de Neuroscience des Pays-Bas qui ont évalué l’association entre l’aspirine et le risque de DMLA. Cette étude associe également un risque accru de DMLA à une consommation fréquente d’aspirine. Selon les données de cette étude, le risque augmenterait avec la fréquence de la consommation.

 

Pour les professionnels de santé, toute décision d’interrompre un traitement par l’aspirine doit être réfléchie au cas par cas. Il est fortement déconseillé de modifier son traitement sans en avoir discuté avec son médecin.

 

Quels sont les autres facteurs de risque de la DMLA ?

 

L’origine précise de la DMLA est encore mal connue. Toutefois il existe certains facteurs de risque pouvant expliquer cette maladie dégénérative : l’âge, la consommation de tabac et les prédispositions génétiques notamment. La surcharge pondérale, l’alimentation, une exposition excessive à la lumière et des antécédents de maladie cardiovasculaire peuvent également augmenter le risque de développer une DMLA.

12 04, 2022

Qu’est-ce que l’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR)

L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) est une pathologie très fréquente. Elle correspond à un ralentissement au niveau de la circulation veineuse de la rétine. Causes, symptômes, diagnostic, traitements… Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cette affection et ses traitements.

 

Qu’est-ce que l’OVCR ?

 

Une occlusion veineuse rétinienne survient lorsque la circulation veineuse de la rétine est brutalement ralentie ou bloquée. Le sang ne s’évacuant plus normalement par les veines, la pression augmente et peut causer des hémorragies et des œdèmes. On parle d’occlusion de la veine centrale rétinienne, OVCR, lorsque le blocage est localisé dans la veine centrale de la rétine, proche du nerf optique. Dans ce cas l’ensemble du circuit veineux rétinien est touché.

 

L’OVCR se distingue de l’occlusion d’une branche veineuse rétinienne (OBVR) qui se caractérise par l’obstruction est située dans une veine issue de la veine centrale, n’affectant qu’une partie de la rétine. L’OBVR est cinq fois plus fréquente que l’OVCR. Souvent asymptomatique, l’OBVR est généralement diagnostiquée au cours d’un examen de routine.

 

Dans sa forme ischémique, l’OVR affecte aussi la circulation artérielle. La rétine ne recevant plus suffisamment d’oxygène, elle est dans l’incapacité de fonctionner normalement. De nouveaux vaisseaux sanguins fragiles se forment alors à la surface de la rétine ou sur l’iris. L’OVR de forme ischémique peut se manifester dans le cas d’une OBVR et d’une OVCR.

 

Quels sont les facteurs de risque l’OVCR ?

 

Bien que les causes exactes de l’OVCR soient encore méconnues, certains facteurs de risques ont pu être identifiés. Cette affection oculaire survient plus fréquemment chez les personnes de plus de 55 ans atteintes d’hypertension, d’excès de cholestérol, d’obésité et de diabète. Le tabagisme, le glaucome chronique, les antécédents de traumatisme oculaire et d’accident vasculaire cérébral, et une tension élevée dans l’œil représentent également des facteurs de risque de l’OVCR. Enfin, cette affection de l’œil peut être liée à certaines maladies provoquant une augmentation de la coagulation du sang. Il peut s’agir d’un lupus érythémateux, de la sarcoïdose, de la tuberculose, de la syphilis, d’un myélome.

 

Quels sont les symptômes de l’OVCR ?

 

L’OVCR se caractérise principalement par une baisse de la vue. Le plus souvent, la baisse de la vision apparaît brutalement, sans signe avant-coureur. Cette affection de la vue peut également apparaître de manière progressive en quelques jours à quelques semaines. L’OVCR se manifeste également par l’apparition de tâches noires aveugles appelées « scotome ». Indolores, les symptômes varient d’intensité selon la sévérité de l’OVCR.

 

Si un ou plusieurs symptômes apparaissent, il est fortement recommandé de prendre rendez-vous rapidement avec votre ophtalmologue, ou de vous rendre dans un centre d’urgence ophtalmologique.

 

Pour prévenir l’OVCR, il est fortement recommandé de consulter régulièrement un ophtalmologue. Il est également conseillé de maintenir une glycémie normale, une tension artérielle optimale et de faire contrôler sa pression intraoculaire.

 

Comment diagnostiquer l’OVCR ?

 

Pour établir un diagnostic de l’OVCR, l’ophtalmologue procède à plusieurs tests de routine. Ces tests permettent d’examiner l’acuité visuelle et le champ visuel. Ces tests permettent également de mesurer la pression oculaire.

 

Un examen à la lampe à fente est également effectué afin de mieux observer la rétine. L’examen biomicroscopique à la lampe à fente est utilisé par le médecin ophtalmologiste pour examiner finement les différentes structures oculaires et périoculaires. Un collyre pour dilater la pupille est instillé dans le but de mieux inspecter les structures internes de l’œil (cristallin, rétine au fond d’œil). Cette dilation de la pupille dure en moyenne une demi-journée.

 

En cas de suspicion d’OVCR, une angiographie à la fluorescéine est également pratiquée afin de préciser la forme et la sévérité de l’OVR, en particulier le degré d’ischémie. Indolore, cet examen permet de connaître avec précision l’état et le fonctionnement des vaisseaux sanguins rétiniens (artères, veines, capillaires) et de la choroïde (couche vasculaire située entre la rétine et la sclère). L’angiographie rétinienne se déroule en cabinet d’ophtalmologie ou au service d’urgence ophtalmologique. Une perfusion intra-veineuse est posée afin d’injecter des produits fluorescents dans les vaisseaux sanguins. Une fois l’injection réalisée, l’ophtalmologue réalise plusieurs clichés de la rétine.

 

Pour compléter diagnostic, l’ophtalmologue réalise un OCT (Tomographie en Cohérence Optique). Cette technique d’imagerie non invasive et sans contact, utilise la réfraction de rayons lasers pour visualiser des structures anatomiques en coupe. Une fois l’appareil ajusté à la hauteur du patient, le patient est invité à appuyer son menton et son front sur une mentonnière et un bandeau, et à fixer un repère lumineux pendant l’acquisition des images. Les deux yeux sont successivement examinés.

 

L’OCT permet la réalisation de coupes sur la rétine et notamment la macula. La macula est une zone de la rétine responsable de l’acuité visuelle, de la vision des couleurs, des détails et des reliefs. Cette technique d’imagerie permet de visualiser de l’avant vers l’arrière les dix couches constitutionnelles de la rétine. En plus de permettre de diagnostiquer l’OVCR, l’OCT est indispensable dans le diagnostic de nombreuses maladies rétiniennes telles que la DMLA et les rétinites pigmentaires.

 

Comment traiter l’OVCR ?

 

Le traitement de l’OVCR a pour but préserver l’acuité visuelle et de traiter les éventuelles complications. Des injections intra-vitréennes d’anti-VEGF peuvent être prescrites afin de bloquer la croissance des néovaisseaux et d’empêcher la formation d’un œdème maculaire. Ces injections permettent également de stabiliser la vision, et dans certains cas, de regagner une certaine acuité visuelle, voire même de rétablir complètement la vision. La fréquence et la durée des injections varient d’un patient à l’autre en fonction de l’évolution de l’affection. Pour éviter la prolifération de néovaisseaux, un traitement laser de la rétine peut également être indiqué.

 

Parce qu’elle dépend de plusieurs facteurs, l’évolution de l’OVCR est difficile à prévoir. Dans les cas les plus graves, cette affection peut entraîner la cécité. La durée de la baisse d’acuité visuelle et le temps de récupération restent imprévisibles. Au moindre doute, il est recommandé de consulter dans les meilleurs délais.

12 04, 2022

Taches dans l’œil : quand faut-il s’inquiéter ?

Voir apparaître une tache dans son œil peut être inquiétant. Dans certains cas, la tache dans l’œil n’est pas une source de préoccupation. Toutefois, dans certains cas, il peut s’agir d’une alerte à prendre au sérieux. Découvrez quand il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue.

 

Quelles sont les différentes taches dans les yeux ?

 

Les taches dans les yeux peuvent être visibles par les autres personnes, ou se retrouver dans le champ de vision d’un sujet sans qu’elles ne puissent être visibles de l’extérieur. C’est notamment le cas lorsqu’une personne souffre d’une pathologie rétinienne.

 

Il existe plusieurs types de taches, pouvant être bénignes ou malignes. Il peut s’agir d’un corps flottant, d’un scotome, d’une tache sur la conjonctive, ou encore d’une pinguécula.

 

Qu’est-ce que les corps flottants ?

 

Les corps flottants apparaissent comme de petites taches irrégulières qui se déplacent lentement dans notre champ de vision. Ils peuvent se présenter sous la forme de petites taches sombres, de points noirs, de filaments ou de fragments de toiles d’araignée. Ces corps flottants sont dus à de petits morceaux de débris qui flottent dans le vitré.

 

L’apparition des corps flottants est causée par les changements liés au vieillissement du vitré. Ils peuvent également être causés par le vitré qui se décolle de la surface de la rétine. Enfin, un saignement et une inflammation de l’œil, pouvant être causés par déchirure de la rétine, à des problèmes au niveau des vaisseaux sanguins ou à d’autres lésions, peuvent entraîner l’apparition de corps flottants.

 

Dans la plupart de cas, aucun traitement n’est nécessaire. S’ils affectent la vision, l’ophtalmologue peut recommander une intervention chirurgicale ou un traitement au laser.

 

Qu’est-ce que le scotome ?

 

Le scotome est caractérisé par la présence d’une ou plusieurs taches dans le champ visuel. Il existe plusieurs formes de scotomes. Les plus fréquentes sont le scotome central, qui se traduit par la présence d’une tache noire dans l’œil, et le scotome scintillants qui se distingue par l’apparition de plusieurs taches lumineuses dans le champ visuel. Le scotome peut apparaître au niveau d’un œil, ou des deux yeux.

 

Qu’est-ce que la pinguécula ?

 

La pinguécula est une tache dans l’œil d’apparence blanche-jaunâtre. Il s’agit d’une petite masse de couleur blanche-jaunâtre qui apparaît au niveau de la conjonctive, généralement dans le coin interne de l’œil. Cette lésion bénigne reste limitée à la conjonctive, elle n’affecte pas la cornée.

 

La vision n’étant pas affectée, cette tache dans l’œil ne nécessite généralement pas de traitement. Toutefois, une prise en charge peut être envisagée dans le cas où la tache dans l’œil représenterait une gêne esthétique.

 

Quelles sont les causes des taches dans les yeux ?

 

Lorsqu’une tache délimitée apparaît dans le blanc de l’œil, il s’agit plus probablement d’une hémorragie sous-conjonctivale. La conjonctive désigne la membrane qui recouvre la partie blanche de l’œil et l’intérieur des paupières. Si un petit vaisseau éclate, le sang se diffuse et forme une tache dans l’œil plus ou moins étendue. La tache rouge dans l’œil peut être causée par un choc, même léger, un effort violent (toux, vomissement, accouchement, etc.) pouvant entraîner une hypertension veineuse, la prise de certains médicaments, le diabète ou l’hypertension artérielle. Les personnes âgées présentant des capillaires plus fragiles ont plus de chances de voir apparaitre une tache rouge dans l’œil.

 

Dans le cas d’un scotome, plusieurs causes peuvent être impliquées :

 

  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) : la DMLA est une maladie chronique de la zone centrale de la rétine, appelée macula. La macula est la zone centrale de la rétine, à l’arrière de l’œil, où convergent les rayons lumineux en vision diurne. La DMLA apparait après 50 ans et évolue progressivement. À un stade avancé, le sujet atteint ne voit plus au centre de son champ de vision. Plusieurs signes précoces peuvent signaler le début de la DMLA. Il s’agit notamment de la baisse d’acuité visuelle, d’une diminution des contrastes, ou encore de la déformation des lignes. Le scotome est également un signe évocateur de la DMLA. Cette tache dans l’œil empêche généralement de voir les éléments qui se trouvent au centre du champ visuel.
  • Un décollement du vitré : le vitré est le gel translucide qui remplit la partie postérieure du globe oculaire. On parle de décollement du vitré lorsque l’enveloppe du vitré se détache de la rétine à laquelle elle adhérait jusqu’alors. Le décollement du vitré se manifeste par des corps flottants. Ces corps flottants sont perçus comme des taches dans le champ visuel.
  • Une migraine ophtalmique : dans le cas d’une migraine ophtalmique, ou d’une migraine avec aura visuelle, il est possible de voir apparaître un scotome scintillant avant la crise de migraine.

 

Comment traiter une tache dans les yeux ?

 

Dans le cas d’une tache rouge dans l’œil, si elle est causée par un corps étranger ou un traumatisme, cela peut être un motif de consultation en urgence. La tache dans l’œil peut également être le signe d’une pathologie sous-jacente.

 

Si votre tache dans l’œil est un scotome, il est impératif de consulter un ophtalmologue afin de déterminer sa cause. Déterminer sa cause est indispensable puisque cette anomalie est en réalité le symptôme d’une maladie. L’ophtalmologue sera donc en mesure d’établir un traitement adapté selon la maladie dont le patient souffre. Si la tache dans l’œil, ou plus précisément dans le champ visuel, est liée à une DMLA, l’ophtalmologue peut orienter son patient vers des injections intravitréennes, ou vers un traitement à base d’antifacteur de croissance ou d’anti-VEGF.

 

Tache dans les yeux : quand consulter ?

 

Une tache est apparue dans votre champ de vision ? Vous avez remarqué une tache sur votre conjonctive ? Vous avez subi un choc et une tache rouge est apparue sur œil ? Quel que soit le type de tache dans l’œil que vous voyez apparaitre, il est recommandé de prendre rendez-vous avec votre ophtalmologue dans les meilleurs délais. Au terme d’un examen complet, l’ophtalmologue sera en mesure de vous prescrire le traitement adéquat, si la situation le nécessite.

12 04, 2022

Qu’est-ce que l’AVC de l’œil ?

L’AVC de l’œil, ou accident vasculaire cérébral de l’œil, est une pathologie rare et peu connue. Elle peut survenir à tout âge, avec une prévalence entre 55 et 65 ans, et être liée à une occlusion veineuse rétinienne ou à une occlusion d’une artère rétinienne. Symptômes, causes, traitements… découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’AVC de l’œil.

 

Quelles sont les causes de l’AVC de l’œil ?

 

L’AVC de l’œil est une conséquence des blocages pouvant se produire dans les vaisseaux sanguins de la rétine. Lorsque la circulation sanguine est obstruée, l’œil subit des dommages en raison de la privation en nutriments et en oxygène des structures vitales telles que la rétine et le nerf optique.

 

La rétine est une structure située au fond de l’œil. Elle en tapisse une grande partie de sa paroi interne. Composée de cellules sensorielles, la rétine a pour mission de traiter la lumière et transmettre le signal visuel au cerveau. Tout comme les autres cellules de l’organisme, les cellules de la rétine requièrent un système de vascularisation efficace afin de bénéficier de tous les nutriments et de toute l’oxygène nécessaire à leur fonctionnement.

 

Pour nourrir et oxygéner les cellules rétiniennes, le sang est transporté par deux systèmes : l’artère centrale et le système choroïdien. L’artère centrale de la rétine qui permet de vasculariser les couches les plus profondes de la rétine. Pour assurer la vascularisation de tous les secteurs rétiniens, l’artère centrale se divise en plusieurs branches supérieures et inférieures. De son côté, le système choroïdien permet de vasculariser les couches les plus externes de la rétine.

 

On distingue deux types d’occlusion pouvant conduire à un AVC de l’œil : l’occlusion de l’artère centrale de la rétine (OACR) et l’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR).

 

L’occlusion de l’artère centrale de la rétine (OACR)

 

L’occlusion de l’artère centrale de la rétine se manifeste dans un premier temps par perte de vision sévère et brutale. Indolore et unilatérale, cette perte de la vision est suivie par une augmentation de la taille de la pupille (mydriase), et par une faible réaction de la pupille face à l’exposition à la lumière directe. L’OACR peut être causée par des anomalies de la coagulation sanguine, un trouble du rythme cardiaque, la présence de plaques d’athérome dans les artères carotides, ou encore par la maladie de Horton.

 

Un examen du fond de l’œil est nécessaire pour diagnostiquer un AVC de l’œil causé par une occlusion de l’artère centrale de la rétine. Des examens complémentaires, comme une angiographie fluorescéinique rétinienne peuvent être nécessaires.

 

L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR)

 

L’occlusion de la veine centrale de la rétine est une pathologie fréquente chez les personnes âgées présentant des facteurs de risques vasculaires. Chez les personnes atteintes d’OVCR, on constate une interruption du retour veineux par occlusion du tronc de la veine centrale de la rétine ou de l’une de ses branches.

 

Indolore, elle se caractérise par une baisse d’acuité visuelle rapide et plus ou moins importante. La baisse de l’acuité visuelle peut être précédée par une sensation de brouillard. Généralement les réflexes photomoteurs persistent. Dans de nombreux cas, les symptômes peuvent être ressentis uniquement dans une partie du champ visuel sans engendrer de gêne majeure. C’est pourquoi, le diagnostic peut intervenir de manière tardive.

 

Comment reconnaître un AVC de l’œil ?

 

L’AVC de l’œil peut se manifester par l’apparition de plusieurs symptômes. S’il est causé par une OACR, l’AVC de l’œil se déclare par une baisse brutale et sévère de l’acuité visuelle, une mydriase avec abolition du réflexe photomoteur direct et une absence de douleur.

 

Dans le cas d’une occlusion de la veine centrale de la rétine, l’AVC de l’œil se caractérise par une baisse de l’acuité visuelle rapide, un œil calme et non douloureux, et une sensation de brouillard. Contrairement à l’AVC de l’œil causé par une OACR, l’AVC de l’œil dû à une OVCR n’engendre pas de perte du réflexe photomoteur.

 

Comment soigner un AVC de l’œil ?

 

Le diagnostic de l’AVC de l’œil est posé par un ophtalmologue après un examen du fond de l’œil. Dans certains cas, une angiographie peut être nécessaire. L’angiographie est une technique d’imagerie médicale qui consiste à injecter du produit fluorescent dans les veines du bras pour mieux voir les vaisseaux de la rétine.

 

Une fois l’AVC de l’œil déclaré, son évolution peut être difficile à prévoir. L’occlusion veineuse peut durer plusieurs mois et devenir chronique dans certains cas. Elle peut se déboucher spontanément ou être soulagée par des vaisseaux appelés « vaisseaux collatéraux » qui vont se développer pour contourner l’occlusion. La gravité de la perte visuelle est variable d’un patient à l’autre. Certains patients guérissent spontanément sans séquelle tandis que d’autres peuvent avoir la vision altérée.

 

Si vous constatez une baisse brutale de l’acuité visuelle, il est indispensable de consulter un ophtalmologue en urgence.

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