12 07, 2021

Vision : pourquoi lire à l’extérieur est meilleur pour vos yeux ?

Bien choisir son éclairage pour lire est indispensable pour mettre ses yeux à l’abri de la fatigue. Lire sans forcer sur sa vue permet de profiter d’un vrai moment de détente sans conséquence sur sa santé oculaire. Découvrez pourquoi lire dehors est une solution idéale pour préserver la santé de vos yeux.

Quels sont les bienfaits de la lecture en extérieur ?

Lire tient une place importante dans vos loisirs ? Bonne nouvelle, la lecture en extérieur possède de nombreux bienfaits, aussi bien sur votre vision que sur votre bien-être.

Selon les résultats d’une étude effectuée par des chercheurs du State University of New York College of Optometry aux États-Unis, lire sous une lumière vive, comme celle du soleil, stimule le cerveau et permet de mieux voir les contrastes. L’étude tend à démontrer que la quantité de lumière change continuellement dans notre monde visuel et que la lecture en extérieur aide à lire plus facilement sans éprouver de fatigue oculaire. Sur une chaise longue, un transat ou un banc, lire dehors permet donc d’améliorer la netteté visuelle et la sensibilité aux contrastes.

En plus d’être une bonne solution pour atténuer la fatigue visuelle, la lecture en extérieur participe à notre équilibre psychique et physique. L’œil joue un rôle majeur dans la production de l’hormone du sommeil : la mélatonine. Certains photorécepteurs de l’œil sont reliés à l’hypothalamus, zone profonde du cerveau qui contrôle notamment synchronisation des rythmes biologiques, la capacité d’apprentissage, le processus cognitifs, et l’équilibre émotionnel. Lire dehors, se tenir loin des écrans (ordinateur, tablette et téléphone intelligent), ou encore mettre ses yeux aux repos régulièrement dans la journée est indispensable pour réduire la fatigue oculaire et éviter de dérégler son horloge interne.

 

Est-ce que la lecture abîme les yeux ?

Contrairement aux idées reçues, lire avec peu de lumière n’a pas d’impact sur l’acuité visuelle sur le long terme. Toutefois, la lecture avec une source lumineuse faible peut engendrer de la fatigue visuelle, l’œil devant forcer pour compenser le manque de luminosité.

La fatigue oculaire est souvent le résultat d’une utilisation excessive de nos yeux. Quand l’œil effectue un effort trop important, comme celui de lire lorsque la lumière est trop faible, une sensation de fatigue visuelle peut se faire ressentir. Les symptômes qui témoignent de la fatigue des yeux sont divers et variés :

  • Une vision brouillée voire floue ;
  • Une sensation de picotements ou de brûlure ;
  • La paupière qui tremble ;
  • Une douleur oculaire à l’intérieur des yeux ou autour des yeux ;
  • Des yeux irrités ou rouges.

Un défaut visuel mal, ou pas corrigé, peut exposer un individu à de la fatigue oculaire chronique. Avoir une correction adaptée est indispensable pour soulager vos yeux de la fatigue visuelle et pour prendre du plaisir à lire dehors.

 

Quelle intensité lumineuse pour lire ?

Que faire lorsque la lecture en extérieur n’est pas possible ? En intérieur, bien ajuster la luminosité de la pièce est essentiel. Pour bien adapter votre éclairage, misez sur une lampe qui éclaire suffisamment sans éblouir. Évitez les lampes de plafonds de type néons, trop puissantes et trop violentes. Choisissez plutôt des ampoules de puissance moyenne, entre 25 et 40 watts, à lumière chaude. Aussi, pour limiter l’éblouissement et éviter de fatiguer vos yeux, préférez plutôt plusieurs sources de lumière douce à une seule lampe puissante.

Si malgré tous ces ajustements vous éprouvez toujours de la fatigue visuelle, il est recommandé de prendre rendez-vous avec votre ophtalmologue afin d’obtenir des conseils personnalisés en fonction de vos problématiques et vos habitudes. Consulter régulièrement votre ophtalmologue est indispensable pour dépister toute pathologie de la vue, même mineure, pouvant avoir une incidence sur votre confort visuel.

15 03, 2021

Tout savoir sur la douleur oculaire chronique

La douleur oculaire chronique peut avoir plusieurs sources. Elle peut être causée par une infection de la cornée, de la sécheresse oculaire ou encore des épisodes de migraine. Découvrez quelles peuvent être les causes de la douleur oculaire chronique et comment éviter d’avoir mal aux yeux.

Quelles sont les causes de la douleur oculaire chronique ?

Les causes de la douleur oculaire chronique varient selon son emplacement. Lorsque la douleur est située directement dans l’œil, elle est souvent causée par une irritation ou une inflammation de la surface avant de l’œil.

Les maladies de la cornée

Les pathologies et les troubles liés à la cornée sont les causes les plus courantes de douleur oculaire. Les douleurs venant de la cornée peuvent être dues à :

• Une abrasion cornéenne : une abrasion cornéenne désigne une égratignure sur la surface de l’œil. Généralement, les abrasions de la cornée causent une douleur oculaire chronique et un inconfort important. Les yeux rouges, la sensibilité à la lumière et le larmoiement des yeux font également partie des symptômes de l’abrasion cornéenne. L’égratignure de la cornée peut être causée par tout objet entrant en contact direct avec l’œil. Si une poussière, un débris végétal ou un grain de sable entre en contact avec l’œil, il est recommandé de ne pas frotter ses yeux.

• Une sécheresse oculaire : les yeux secs sont une autre cause très fréquente d’inconfort oculaire et de douleur oculaire chronique. On parle de sécheresse oculaire quand la quantité et/ou la qualité des larmes d’un individu est insuffisante. Elle se manifeste par des picotements, une sensibilité à la lumière, une sensation de fatigue des yeux et de brûlure. Avec le temps, la sécheresse des yeux peut provoquer des irritations de la cornée ainsi que des infections oculaires.

• Une conjonctivite : la conjonctivite est une inflammation ou une irritation de la conjonctive de l’œil. Dans la grande majorité des cas, la conjonctivite est liée à un virus ou à une bactérie. Elle peut également être d’origine allergique et être la source d’une douleur oculaire chronique. La douleur oculaire peut s’accompagner de démangeaisons, de larmoiements, de sensations de grain de sable dans l’œil et de photophobie.

La douleur chronique derrière les yeux

La douleur oculaire chronique peut être liée à des migraines chroniques et des infections des sinus. Dans le cas d’une migraine, la douleur est pulsatile survenant généralement par crises. La plupart du temps, cette douleur se manifeste d’un seul côté de la tête, au niveau d’une tempe ou au-dessus d’un œil. C’est pourquoi, le mal de tête peut quelques fois être confondu avec une douleur oculaire chronique.

La douleur oculaire chronique peut être liée à une sinusite touchant les sinus sphénoïdaux, situés en arrière et au-dessus des yeux, et les sinus éthmoïdaux, situés entre le nez et le coin interne des yeux. Les sinusites chroniques peuvent durer plus de 12 semaines.

La douleur chronique autour de yeux

Plusieurs pathologies du contour des yeux peuvent être associées à la douleur oculaire chronique. L’orgelet, qui se caractérise par une infection bactérienne temporaire et bénigne qui affecte le bord de la paupière ou de l’œil, représente le type le plus commun d’infection de la paupière. Pouvant être chronique, cette inflammation du bord de la paupière est répandue et se soigne facilement.

Douleur oculaire chronique et fatigue oculaire : quel lien ?

La fatigue peut être la source d’une douleur oculaire chronique. La fatigue oculaire peut également présenter d’autres symptômes tels qu’une baisse d’acuité visuelle, une sensation d’éblouissement, une altération du champ visuel, et des maux de tête.

La fatigue oculaire peut apparaître dans plusieurs circonstances. Généralement, la fatigue des yeux est due à l’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans d’ordinateurs, de téléphones et de tablettes. Elle peut également être causée par un éclairage excessif ou insuffisant, la lecture de documents mal imprimés, ou encore être due à un déséquilibre binoculaire comme le strabisme. Une myopie, une hypermétropie et un astigmatisme non corrigés peuvent aussi en être la source.

La douleur oculaire chronique causée par la fatigue oculaire peut être soulagée en adoptant une correction optique adaptée. Il sera nécessaire de corriger sa vue avec une solution adéquate telle que des lunettes de vue ou des lentilles de contact. Une chirurgie réfractive pourra être envisagée si elle n’est pas contre indiquée.

Un patient qui souffre de douleur oculaire chronique et de fatigue oculaire peut également être dirigé vers une rééducation visuelle avec un orthoptiste. L’orthoptiste dépiste, et traite notamment le strabisme, la diplopie, et les difficultés d’adaptation aux lunettes.

Comment éviter la douleur oculaire chronique associée à la fatigue

Pour éviter la fatigue des yeux, il est recommandé de limiter le temps passé devant un écran. Il est aussi possible de porter des verres équipés de filtres, ou de coller un un filtre écran sur les téléphones, tablettes et ordinateurs.

Se protéger les yeux des rayons ultraviolets (UVA et UVB) du soleil est indispensable pour éviter les dommages oculaires pouvant créer de la douleur oculaire chronique. Une exposition prolongée des yeux au soleil peut entraîner plusieurs pathologies dont la cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Pour bien choisir vos lunettes de soleil, tournez-vous vers des modèles portant le marquage CE correspondant à la norme européenne. Privilégiez des formes enveloppantes et une teinte de verres adaptés à l’exposition solaire. L’indice d’intensité de la teinte, allant de 0 à 4, est indiqué sur la paire de lunettes. L’indice 0 correspond à la teinte la plus faible et l’indice 4 à la teinte la plus forte.

Comment soulager la douleur oculaire chronique ?

Pour soulager la douleur oculaire, il convient d’abord d’en connaître la cause. Pour ce faire, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. Spécialisé dans le diagnostic et le traitement de toutes les pathologies liées aux yeux, l’ophtalmologue est le mieux placé pour faire un bilan complet afin de connaître les causes de la douleur oculaire chronique. Un interrogatoire médical et des examens minutieux des yeux permettront d’établir une orientation diagnostique précise.

14 03, 2021

Le bienfait de la vitamine A sur la vue

La vitamine A est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qu’elle est soluble dans l’huile et insoluble dans l’eau. Stockée principalement dans le foie, elle joue un rôle central dans la croissance et le maintien de l’intégrité des cellules. Cette vitamine contribue notamment au maintien d’une peau normale et aide au maintien d’une vision normale. Découvrez tous les bienfaits de la vitamine A sur la vue.

Quels sont les bienfaits de la vitamine A ?

La vitamine A possède de nombreux bienfaits pour les yeux. Elle participe à la prévention des risques de maladies oculaires, elle aide à freiner la progression des maladies de l’œil, et elle contribue à préserver la vue. Cette vitamine est indispensable à la création de bâtonnets dans le système nerveux de l’œil et à la protection de la cornée. Un apport insuffisant en vitamine A peut altérer la vision nocturne et provoquer des troubles oculaires. La carence en vitamine A est la première cause de cécité dans de nombreuses zones d’endémie.

Où trouver la vitamine A ?

La vitamine A est disponible dans l’alimentation sous forme de vitamine A préformée, donc de rétinol. Elle est également présente dans certains aliments sous la forme de provitamine A, qui regroupe le bêta-carotène, l’alpha-carotène et le bêta-cryptoxanthine, et que l’organisme peut convertir en rétinol.

Du côté de l’alimentation, elle se retrouve dans les aliments d’origine végétale et animale. Le foie, les produits laitiers et les œufs ainsi que les légumes et les fruits colorés tels que les tomates, les poivrons, la mangue et le melon sont de bonnes sources d’apport en vitamine A.

Riche en bêta-carotène et en vitamine A, la carotte constitue une excellente source de vitamines qui peut contribuer à la santé de l’œil et diminuer les risques de cataracte et de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Les apports de vitamine A conseillés sont de 800 μg par jour pour un homme et de 600 μg par jour pour une femme. De manière générale, une alimentation saine et équilibrée suffit pour couvrir les besoins en vitamine A. Dans certaines situations, une supplémentation par l’intermédiaire de compléments alimentaires pourra être conseillée. La prescription de compléments alimentaires sous forme de comprimés ou de solutions à boire doit être effectuée et contrôlée par un médecin.

Quelle est la meilleur vitamine pour les yeux ?

Consommer des vitamines en quantité suffisante est important à tout âge. En plus de compléter vos apports nutritionnels en vitamine A, il sera également nécessaire de consommer des aliments riches en d’autres vitamines afin de favoriser la santé oculaire.

La vitamine C

La vitamine C est une vitamine aux propriétés antioxydantes. Aussi connue sous le nom d’acide ascorbique, la vitamine C se retrouve dans de nombreux aliments tels que les agrumes et les légumes verts à feuilles. Cette vitamine contribue à réduire risque des maladies oculaires suivantes :

  • La cataracte : la cataracte se traduit par une opacification partielle ou totale du cristallin, lentille convergente située à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie est la première cause de chirurgie en France et représente la troisième cause de cécité en France après la DMLA et le glaucome. La cataracte apparaît avec l’âge et touche plus de la moitié des personnes âgées de plus de 65 ans. Grâce à son action antioxydante, la vitamine C participe à la protection du cristallin et de la cornée. Consommer des fruits et légumes riches en vitamine C contribue à diminuer le risque d’apparition de la cataracte. Pour prévenir l’apparition de la cataracte, il est également indispensable de suivre de bonnes règles d’hygiène et de diététique.
  • La DMLA : la DMLA est une maladie très invalidante et chronique. Elle se caractérise par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine. L’hygiène de vie et l’alimentation influent grandement sur l’apparition de la DMLA. La consommation d’oméga-3, de vitamine C et de vitamine A contribue à la diminution du risque de survenue d’une DMLA.

La vitamine E

La vitamine E possède des propriétés antioxydantes qui participent à la protection des membranes cellulaires de l’organisme. Cette vitamine contribue à améliorer la circulation sanguine dans les vaisseaux des yeux et en particulier dans les capillaires. Elle se retrouve principalement dans les graines, les noix et les huiles végétales.

Diminuer sa consommation de tabac et d’alcool, surveiller son diabète et protéger ses yeux du soleil sont autant de mesures à prendre pour préserver sa vue. Si vous passez beaucoup de temps devant un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent, veillez à mettre vos yeux à l’abri de la lumière bleue émise par les écrans. Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la lumière bleue est susceptible de faire vieillir prématurément la rétine. Pour vous protéger, plusieurs solutions existent : le filtre écran anti-lumière bleu, lunettes anti la lumière bleue, les fonctionnalités anti-lumière bleu des appareils, etc.

Prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue fait également partie des mesures à instaurer pour préserver la santé de vos yeux. À partir de 50 ans, il est conseillé de ne pas laisser passer deux ans entre deux rendez-vous. Après 60 ans, prenez rendez-vous tous les ans pour faire contrôler vos yeux.

11 03, 2021

Diabète et problème de vue : y a t-il un lien ?

Saviez-vous qu’il existe un lien entre diabète et problème de vue ? En effet, le diabète peut avoir des conséquences sur la santé oculaire. Cette maladie chronique peut être un facteur de risque de pathologies des yeux telles que le glaucome et la cataracte. Lorsque le diabète n’est pas contrôlé, il peut provoquer une altération des vaisseaux de l’œil, et entraîner une perte progressive de la vision.

Quels sont les effets du diabète sur la vue ?

Le diabète et ses complications peuvent avoir des conséquences sur la vue. En effet, plusieurs parties de l’œil peuvent être affectées par cette maladie chronique.

Le diabète se caractérise par une hyperglycémie chronique. L’hyperglycémie désigne un excès de sucre dans le sang. Chez les diabétiques, elle est causée par l’incapacité du corps de produire ou d’utiliser l’insuline. On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Selon la Fédération Françaises des Diabétiques, le diabète de type 1 touche environ 6% des diabétiques et le diabète de type 2 en touche 92 %.

Le diabète peut influencer la santé oculaire. Il existe bel et bien entre diabète et problème de vue. Plusieurs pathologies oculaires peuvent avoir le diabète comme facteur de risque. Parmi elles, on retrouve notamment :

  • Le glaucome : le glaucome est une maladie oculaire qui apparaît le plus souvent à la suite d’une élévation de la pression à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie entraine une diminution du champ visuel et une perte de vision progressive et irréversible. Le diabète et ce problème de vue peuvent être liés. En effet, le diabète peut être un facteur de risque du glaucome.
  • La cataracte : la cataracte désigne l’opacification progressive du cristallin, la lentille située à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie très fréquente apparaît avec l’âge. Bien qu’associée à l’âge, la cataracte peut apparaître plus tôt et évoluer plus rapidement sous l’effet du diabète.

Le diabète peut provoquer des changements de la myopie et de l’hypermétropie,ainsi qu’une presbytie prématurée. Cette maladie chronique peut causer une paralysie des nerfs qui contrôlent les muscles oculaires, et réduire la sensibilité de la cornée. La rétinopathie diabétique est le problème oculaire le plus grave pouvant être associé au diabète.

Qu’est-ce que la rétinopathie diabétique ?

La rétinopathie diabétique désigne une grave complication du diabète qui touche 50% des patients diabétiques de type 2 selon la Fédération Françaises des Diabétiques. Comme son nom l’indique, cette complication du diabète touche la rétine.

Pour comprendre cette pathologie, il est nécessaire de se pencher sur la morphologie de la rétine. La rétine est une fine membrane transparente qui est composée d’une multitude de petits vaisseaux sanguins nommés « capillaires ». La rétine a pour rôle de réceptionner les ondes lumineuses et de les transmettre au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Lorsque le sucre est présent en excès dans le sang, comme c’est le cas chez les personnes diabétiques, la paroi des capillaires est fragilisée et perd son étanchéité. La rétinopathie diabétique apparaît dès lors que les vaisseaux sanguins de la rétine de l’œil faiblissent ou enflent. Avec le temps, le phénomène s’amplifie et les zones touchées sont de plus en plus nombreuses.

Quelles sont les complications de la rétinopathie diabétique ?

Lorsque la pathologie n’est pas traitée, le diabète peut causer des problèmes de vue importants. Les micro-anévrismes donnent naissance à de nouveau vaisseaux anormaux et extrêmement fragiles. Éclatant plus facilement, ses nouveaux vaisseaux peuvent causer des corps flottants et une baisse de la vision lorsque le sang s’écoule dans la rétine et le vitré.

Qu’est-ce que l’œdème maculaire ?

L’œdème maculaire est une complication de la rétinopathie. Il est dû à un épaississement de la macula. Cette partie de la rétine est responsable de l’acuité visuelle. L’œdème maculaire peut entrainer des problèmes de vue allant de la perte de vision centrale, au scotome, en passant par des déformations visuelles appelées « métamorphopsis ». Cette pathologie pouvant être liée au diabète peut bénéficier d’une approche thérapeutique adaptée par le médecin en fonction de la cause de l’œdème maculaire, du degré de gravité et des antécédents médicaux du patient notamment.

Surveiller et contrôler son diabète est indispensable pour prévenir les problèmes de vue associés à cette maladie chronique. Les personnes atteintes de diabète sont encouragées à consulter régulièrement un ophtalmologue.

10 03, 2021

Qu’est ce que la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) entraîne une perte rapide ou progressive de la vision centrale. Selon l’Assurance Maladie, environ 15 % de la population de plus de 80 ans présentent une DMLA grave. La DMLA peut-elle être soignée ? Peut-elle rendre aveugle ? Découvrez toutes les informations nécessaires à compréhension de la DMLA.

Qu’est-ce que la dégénérescence maculaire liée à l’âge ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est comme son nom l’indique, une pathologie en lien avec la macula. La DMLA correspond à une dégradation d’une partie de la rétine, la macula, qui se traduit par une perte progressive de la vision centrale.

Cette maladie chronique de la zone centrale de la rétine peut apparaître après 50 ans et évoluer progressivement jusqu’à atteindre la cécité dite « limitée ». À un stade avancé, un individu atteint de DMLA ne voit plus au centre de son champ de vision. L’assurance Maladie précise que cette maladie très invalidante et chronique « est la principale cause de malvoyance chez l’adulte de plus de 50 ans dans les pays industrialisés ».

Qu’est-ce que la macula ?

La macula désigne la zone de couleur jaune située au centre de la rétine. Bien qu’elle occupe 2 à 3% de la surface de la rétine seulement, la macula joue un rôle essentiel. Composée de photorécepteurs visuels appelés « cônes », la macula permet la précision de vision, la vision des couleurs, la vision de jour, et contribue à la qualité de vision au centre du champ visuel. Lorsque la macula est endommagée, la vision centrale est floue et imprécise, mais la vision périphérique est conservée.

Quels sont les deux types de DMLA ?

Il existe deux types de DMLA :

  • La DMLA sèche, ou atrophique : elle se traduit par un amincissement anormal de la macula. Elle s’accompagne de l’accumulation de petits dépôts blanchâtres appelés « drusen » à l’intérieur et autour de la macula. La DMLA sèche provoque une altération lente et progressive de la vision centrale. Dans la majeure partie des cas, les premiers signes passent inaperçus.
  • La DMLA humide, ou exsudative : elle correspond à une forme où de nouveaux vaisseaux sanguins se développent autour et en arrière de la macula. Ces néo-vaisseaux laissent s’échapper des protéines qui s’accumulent sur la macula. La forme humide de la DMLA est deux fois plus fréquente que la forme sèche, notamment chez les personnes de 65 ans et plus. La perte de la vision centrale est beaucoup plus rapide dans cette forme de DMLA que dans sa forme atrophique.

La DMLA peut affecter un seul œil ou les deux. Des formes mixtes, avec un œil atteint de forme sèche et l’autre de forme humide, peuvent être observées.

Quel sont les facteurs de risque de la DMLA ?

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer une DMLA. Le principal facteur de risque est l’âge. Elle peut apparaître après 50 ans et sa fréquence augmente plus les années passent.

Toutefois, la dégénérescence maculaire liée à l’âge peut également résulter d’une prédisposition génétique. En effet, le risque de développer une DMLA augmente si un parent ou un membre de la fratrie en est atteint. Le tabagisme peut également accroitre le risque de développer cette pathologie. Selon l’Assurance Maladie, fumer multiplie par 4 à 6 le risque de développer la maladie. Enfin, les antécédents de maladies cardiovasculaires, la surcharge pondérale, une mauvaise alimentation et une exposition excessive à la lumière représentent aussi des facteurs de risque. C’est pourquoi, adopter une bonne hygiène de vie est conseillé pour prévenir la survenue et l’aggravation d’une DMLA. En prévision, il est recommandé de ne pas fumer, de miser sur une alimentation saine et équilibrée, de pratiquer une activité physique régulière et de surveiller son poids.

Quels sont les premiers symptômes de la DMLA ?

Les symptômes de la DMLA sont les suivants :

  • Une déformation des images et des lignes droites, qui paraissent ondulées ou courbées ;
  • Une perte progressive de l’acuité visuelle dans la partie centrale du champ de vision. Dans une forme humide, cette perte de la vision centrale est parfois brutale ;
  • Une gêne accrue en vision nocturne et une sensation d’éblouissement ;
  • Une modification de la perception des couleurs et une diminution de la sensibilité aux contrastes. Les images peuvent paraître ternes ou jaunies ;
  • L’apparition de scotomes, petites taches sombres ou noires, au centre du champ de vision.

Les premiers symptômes de la DMLA peuvent totalement passer inaperçus, notamment dans le cas d’une forme atrophique. Lorsqu’un seul œil est atteint, il est possible que les patients ne remarquent pas de modification de leur vision. Au moindre doute, il est fortement recommandé de prendre rendez-vous avec son ophtalmologue. À partir de 50 ans, il est indispensable de ne pas laisser passer 2 ans entre deux rendez-vous. À partir de 60 ans, il est nécessaire de prendre rendez-vous tous les ans.

Est-ce que la DMLA rend aveugle ?

La DMLA ne rend pas aveugle. Toutefois, cette pathologie diminue la vision centrale, de près comme de loin. Cette perte de la vision centrale rend plus difficile les activités nécessitant la précision telles que la couture, la lecture, l’écriture ou encore la conduite. La vision périphérique restant intacte, les personnes touchées par la dégénérescence maculaire liée à l’âge peuvent se déplacer seules.

Est-ce que la DMLA se soigne ?

À ce jour, il n’existe aucun traitement pour la DMLA atrophique. Cependant, il est possible d’intervenir sur sa forme exsudative. Des traitements dirigés contre les vaisseaux sanguins qui se développent au centre de la rétine peuvent être proposés par l’ophtalmologue à son patient. Ces traitements anti-angiogéniques, ou anti-VEGF, ont pour objectif de stabiliser la maladie en empêchant le développement de nouveaux vaisseaux sanguins. L’ophtalmologue pourra également proposer un traitement par photothérapie dynamique en cas de contre-indication ou d’intolérance aux médicaments anti-VEGF.

15 12, 2020

Herpes oculaire : qu’est ce que c’est ?

Aussi connu son le nom d’herpès ophtalmique, l’herpès oculaire est la première cause des cas de cécité d’origine infectieuse. Découvrez quels sont les symptômes de cette pathologie et comment la traiter pour éviter les complications.

 

Qu’est-ce que l’herpès oculaire ?

L’herpès est une infection d’origine virale pouvant toucher plusieurs zones du corps, dont les yeux. La plupart du temps, l’herpès oculaire est dû au virus Herpès simplex de type 1, le même que pour l’herpès labial. Toutefois, il est aussi possible de contaminer ses yeux par le virus Herpesèsimplex de type 2, le virus de l’herpès génital.

L’herpès oculaire se transmet par auto contamination par le biais d’un contact avec une zone porteuse du virus. Si un sujet se touche l’œil après avoir touché une zone herpétique, un herpès oculaire peut s’y développer. C’est pourquoi il est indispensable de maintenir une hygiène des mains irréprochable et de ne jamais changer ses lentilles de contact sans avoir correctement lavé ses mains.

 

Quels sont les symptômes de l’herpès oculaire ?

L’herpès oculaire se manifeste généralement que de manière unilatérale. Parmi les signes principaux de cette pathologie, on retrouve :

  • La présence de vésicules de quelques millimètres regroupées sur tout le pourtour de l’œil, incluant le coin interne de l’œil et les paupières ;
  • Le développement de rougeurs de type conjonctival ;
  • Des larmoiements ;
  • Une sécheresse oculaire ;
  • Des sensations de picotements au niveau de la partie de l’œil infectée ;
  • Une sensation de grains de sable.

D’autres symptômes peuvent alarmer sur l’état avancé de l’herpès oculaire :

  • Une diminution de l’acuité visuelle ;
  • Une photophobie ;
  • La pupille en myosis ;
  • Des rougeurs de type congestion ciliaire.

Herpès oculaire : quand consulter ?

Au début, l’herpès oculaire peut être confondu avec la conjonctivite aigüe. L’œil fait état de larmoiements, la paupière est gonflée et l’individu ressent une sensation de grain de sable. Même à ce stade, il est fortement recommandé de consulter rapidement un ophtalmologue afin d’éviter le développement de complications. Seul un ophtalmologue sera en mesure de poser un diagnostic sur un éventuel herpès oculaire. Pour diagnostiquer un herpès oculaire, l’ophtalmologue utilise une lampe à fente. La lampe à fente est un microscope binoculaire permettant d’examiner dans le détail les différents éléments du segment antérieur de l’œil. L’instillation de colorant dans l’œil permettra de révéler les zones endommagées de la cornée.

 

Quelles sont les conséquences de l’herpès oculaire ?

Si elle est diagnostiquée tôt, cette infection se soigne assez facilement. Quand il n’est pas traité rapidement, l’herpès oculaire peut présenter des complications, pouvant être très grave pour la santé des yeux. La principale complication est la kératite herpétique.

Qu’est-ce que la kératite herpétique ?

La kératite herpétique est une infection de la cornée causée par l’évolution d’un herpès oculaire. Il existe plusieurs types de kératites herpétiques :

  • La kératite herpétique épithéliale : la kératite herpétique épithéliale n’affecte jusque-là que la couche supérieure de la cornée, épithélium.
  • La kératite stromale immune : ce type correspond à une réaction inflammatoire des couches les plus profondes de la cornée. La kératite stromale immune peut apparaître après un épisode d’infection herpétique active.
  • La kératite stromale nécrosante : ce type de kératite est le type le plus grave. La kératite stromale nécrosante est provoquée par une réactivation et une invasion directe du virus dans la cornée, détruisant le tissu cornéen et provoquant une réaction inflammatoire.

Comment traiter l’herpès oculaire ?

Lorsqu’il est pris à temps par un ophtalmologue, l’herpès oculaire pourra être traité facilement. Un simple traitement local pourra être administré. Un traitement antiviral pourra également réduire la réplication virale, contrôler l’inflammation et éviter les risques de complications. L’aciclovir est le traitement le plus courant de l’herpès oculaire. Cet antiviral se présente sous la forme d’une pommade ophtalmologique à appliquer 5 fois par jour pendant une dizaine de jours. Des larmes artificielles ou des lubrifiants oculaires pourront être proposés au patient pour soulager l’inconfort dû à l’herpès oculaire.

S’il est pris en charge en retard, l’herpès oculaire peut conduire à une souffrance du nerf optique en cas d’augmentation de la pression intra-oculaire. Cela peut également entrainer des séquelles sur la cornée, l’iris, ou le cristallin, pouvant aller jusqu’à l’altération de la qualité visuelle.

Il est formellement déconseillé de pratiquer l’automédication. L’installation de collyre contenant des corticoïdes peut entraîner une flambée de l’infection et accélérer l’extension de l’ulcération.

 

Herpès oculaire : contagiosité et récidive

L’herpès oculaire est une affection qui reste à vie dans l’organisme, à l’état latent. Généralement, un patient qui sait qu’il est porteur du virus de l’herpès simplex est invité à consulter à la moindre douleur ou irritation. Restez attentif au moindre symptôme en cas d’antécédents. Un examen à la lampe à fente permettra de faire la différence entre une récidive, une complication de l’herpès oculaire, et une autre maladie.

L’herpès est un virus à contaminations manuportées. Pour prévenir la transmission, soyez extrêmement rigoureux avec l’hygiène des mains pour ne pas contaminer vos lentilles de contact ou votre œil. Dans l’idéal, ne portez pas de lentilles de contact si vous avez un herpès oculaire actif.

15 12, 2020

5 exercices pour reposer vos yeux

Sollicités en permanence par les écrans, les rayons UV ou encore la pollution, les yeux peuvent éprouver de la fatigue. Pour les soulager, plusieurs exercices existent. Découvrez 5 exercices pour reposer vos yeux et éviter la fatigue visuelle.

Comment reconnaître la fatigue visuelle ?

À tout âge, vos yeux peuvent être victimes de fatigue visuelle. Cette fatigue est bien souvent le résultat d’une sur sollicitation des yeux. Généralement, elle se caractérise par les symptômes suivants :

  • des picotements ;
  • des démangeaisons ;
  • une sensation de brûlure ;
  • une vision trouble ;
  • une baisse de l’acuité visuelle et une altération du champ visuel ;
  • une sensation d’éblouissement.

Ces symptômes de la fatigue visuelle peuvent s’accompagner de douleurs à l’arrière des yeux et de céphalées localisées au niveau du front et de la ligne des sourcils. Enfin, les yeux fatigués peuvent également faire état de sécheresse oculaire, notamment chez les sujets âgés de plus de 60%.

Quelles sont les causes de la fatigue

La fatigue visuelle peut être le résultat de plusieurs facteurs. Le facteur le plus fréquent est l’exposition prolongée aux écrans, qu’il s’agisse de l’ordinateur, du smartphone ou de la tablette. Toutefois, la fatigue visuelle n’est pas toujours liée aux écrans. Lorsque la vision est sollicitée par des efforts d’accommodation au travail, durant les activités quotidiennes ou les loisirs, les yeux se fatiguent. Conduire un véhicule de longues heures, être soumis à un éclairage excessif ou encore lire au soleil sans lunettes de soleil, sont autant d’activités qui peuvent accentuer la fatigue visuelle. Enfin, dans beaucoup de cas, la fatigue des yeux peut être causée par un trouble visuel pas ou mal corrigé ainsi que par la présence de maladies telles que la cataracte ou la conjonctivite.

Quel exercices pour reposer les yeux effectuer ?

En complément d’une bonne hygiène de vie et d’un suivi régulier avec votre ophtalmologue, les exercices suivant peuvent vous aider à atténuer la fatigue visuelle.

Mettre ses paumes de main sur les yeux

Le palming, qui consiste à mettre ses paumes sur les yeux, est un exercice pour reposer les yeux très efficace. Simple et rapide à réaliser, la méthode du palming permet de relaxer ses yeux et d’atténuer sa fatigue visuelle.

Pour effectuer cette technique, procédez selon les étapes suivantes :

• Asseyez-vous sur une chaise et devant une table, de manière confortable.
• Frottez-vous les mains l’une contre l’autre pendant environs 15 secondes.
• Placez vos coudes sur la table et les paumes réchauffées sur les yeux, de façon à les recouvrir délicatement sans effectuer de pression.
• Veillez à ce que les paumes de mains protègent les yeux de la lumière afin de parfaitement les mettre au repos.

Selon votre niveau de fatigue visuelle, cet exercice pour reposer les yeux peut être réalisé pendant 2 à 5 minutes.

Faire des pauses

Au cours de la journée, notamment si vous travaillez sur un écran, il est indispensable de s’accorder des pauses. Ces pauses n’ont pas besoin d’être particulièrement longues pour être efficaces. Une fois toutes les demies heures, déviez les yeux de votre écran pendant 5 minutes. Regardez au loin ou fermez les yeux. N’attendez pas d’avoir des symptômes de fatigue visuelle pour faire cet exercice pour reposer les yeux.

Cligner des yeux

Cligner des yeux régulièrement permet d’hydrater la cornée et de relaxer ses yeux. Cet exercice pour reposer les yeux est le plus facile à réaliser. Toutes les heures, faites 2 à 3 série de 20 clignements afin de mieux répartir le film lacrymal à la surface de la cornée. À la fin de chaque série, gardez les yeux fermés quelques secondes pour une meilleure relaxation.

L’exercice du stylo

Cet exercice pour reposer les yeux consiste à un prendre un stylo à la main et à le déplacer lentement de droite à gauche et de gauche à droite, sur une ligne imaginaire à l’horizontal en face de soi. En effectuant ses mouvements, les yeux gagnent en souplesse et en synchronisme.

Écrire l’alphabet avec les yeux

Tout comme l’exercice pour reposer les yeux avec le stylo, l’exercice de l’alphabet permet de faire travailler ses yeux pour les détendre. Confortablement installé, la tête droite et immobile, regardez l’horizon. Lentement, écrivez de manière imaginaire l’alphabet avec les yeux, sans bouger la tête. Effectuez des pauses entre certaines lettres, si nécessaire.

5 08, 2020

Pourquoi la pupille se dilate dans le noir ?

La pupille joue un rôle majeur dans les capacités de vision des individus. La nuit, la pénombre est une des causes de la dilatation des pupilles. Cette variation du diamètre de la pupille est un mécanisme naturel que l’œil réalise afin de laisser la lumière pénétrer. Quelles sont les autres causes de la dilatation des pupilles ? Découvrez tout ce qu’il est important de savoir sur le fonctionnement de la pupille.

 

Qu’est-ce que la pupille ?

La pupille fait référence à l’orifice circulaire noir situé au centre de l’iris, localisé entre le cristallin, à l’arrière, et la cornée, à l’avant. Elle joue un rôle essentiel dans la vision, notamment dans la vision nocturne.

Diaphragme optique naturel, la pupille humaine est positionnée avec un décalage de 0,5 mm vis-à-vis de l’axe optique. Le diamètre de la pupille peut varier selon plusieurs facteurs, dont celui de l’intensité lumineuse. Lorsque la pupille rétrécie, on parle de myosis. À l’inverse, la mydriase correspond à la dilatation de la pupille.

 

Pupille dilatée dans le noir : comment expliquer le phénomène ?

La dilatation des pupilles s’effectue sous l’effet de deux muscles : le sphincter pupillaire qui diminue le diamètre de la pupille et la dilatateur pupillaire qui augmente le diamètre de la pupille.

Le mécanisme de pupille dilaté se traduit par un agrandissement du diamètre de la pupille. Dans un environnement lumineux, la taille normale des pupilles varie de 2,0 à 4,0 millimètres (mm). Cependant, dans le noir, la pupille se dilate pour atteindre de 4,0 à 8,0 millimètres. Ce phénomène s’explique par la nécessité de la pupille à s’agrandir afin de permettre à toute la lumière disponible d’y entrer. À contrario, lorsque la luminosité est trop importante, la pupille se referme pour contrôler le flux de lumière réfracté par la cornée à destination de la rétine. Une latence d’environs 0.2 à 0.5 secondes avant que le diamètre de la pupille ne se réduise sous l’effet de l’illumination est observable.

Avec l’âge, la réactivité pupillaire tend à diminuer. Alors que la pupille peut se dilater jusqu’à 8 millimètres à l’adolescence, chez les individus octogénaires le diamètre pupillaire n’excède généralement pas les 5 millimètres. Ce phénomène est qualifié de « myosis sénile ».

 

Pupille dilatée : quelles sont les autres causes ?

La pénombre n’est pas le seul facteur ayant pour effet de dilater les pupilles. La pupille dilatée peut aussi être observée lorsque la luminosité ne change pas. Un grand nombre de causes peuvent impacter la dilatation pupillaire :

  • L’émotion : différentes émotions peuvent être à l’origine de la pupille dilatée. Plusieurs études ont notamment démontré un lien entre la dilation des pupilles et l’attirance sexuelle.
  • La prise de médicaments : certains médicaments, sur ordonnance ou en vente libre, peuvent provoquer une dilatation des pupilles. C’est le cas notamment des antidépresseurs, des antihistaminiques, des médicaments contre l’épilepsie et les nausées ou encore des médicaments contre la maladie de Parkinson. Aussi, médicaments comme les collyres mydriatiques ou l’atropine peuvent être instillés par l’ophtalmologiste pour obtenir une pupille dilatée et mieux observer le fond de l’œil.
  • La consommation d’alcool et de drogues à usage récréatif : consommés ensemble ou séparément, l’alcool et les drogues, comme la cocaïne, le cannabis, les amphétamines ou encore le LSD, peuvent réduire la capacité de la pupille à rétrécir son diamètre après une exposition à une source lumineuse vive.
  • Un problème cérébral important : il peut s’agir d’un traumatisme crânien, d’un accident vasculaire cérébral ou encore d’une tumeur cérébrale. Ces lésions cérébrales ont une incidence sur la capacité des pupilles à se contracter face à la lumière. Les deux yeux ou un seul œil peuvent être impactés. La dilatation pupillaire est notamment contrôlée après un choc à l’aide d’une lampe de poche afin de dépister un éventuel traumatisme crânien. La pupille dilatée peut aussi être un symptôme de l’AVC. Si la dilatation pupillaire vous paraît anormale et soudaine, il est vivement conseillé de faire appel à un médecin.

 

Qu’est-ce que la pupille d’Adie ?

La pupille tonique de l’Adie est un trouble neurologique rare. Cette pathologie se caractérise par une pupille anormalement dilatée qui se contracte plus lentement à la lumière que l’autre, voire qui ne se contracte pas du tout. La pupille tonique s’observe le plus souvent chez les femmes jeunes. Son origine est encore méconnue. Cependant, elle peut être associée dans certains cas à un traumatisme, à une mauvaise circulation sanguine, à une infection ou à une chirurgie.

3 08, 2020

La couleur des yeux a-t-elle un impact sur la sensibilité à la lumière ?

La couleur des yeux a-t-elle un impact sur leur sensibilité à la lumière ? C’est ce qu’affirme une croyance tenace selon laquelle la sensibilité à lumière est plus accrue chez les personnes aux yeux bleus. Est-ce que les yeux clairs sont plus sensibles à la lumière que les yeux marron ? La sensibilité à la lumière est-elle plus importante chez les individus aux yeux bleus ? Découvrez si le mythe est une réalité.

 

Les yeux clairs sont-ils plus sensibles ?

Contrairement aux idées reçues, les yeux clairs ne sont pas plus sensibles à la lumière que les yeux foncés. La sensibilité à la lumière des yeux bleus est une croyance répandue qui est cependant fausse. Les yeux bleus, et de manière générale les yeux clairs ne sont pas plus sensibles à la lumière que les yeux foncés.

La couleur des yeux varie en fonction de la concentration en mélanine dans la première couche superficielle de l’iris. La densité en cellules mélanocytaires ainsi que la densité des pigments contenus par les cellules mélanocytaires déterminent la couleur de l’iris. Plus l’iris contient de cellules mélanocytaires denses en pigments, plus il aura une couleur foncée.

La seconde couche de l’iris est parfaitement pigmentée de façon homogène chez tous les individus. C’est elle qui assure la protection des yeux, quelle que soit leur couleur. C’est pourquoi la couleur des yeux déterminée par la couche superficielle de l’iris n’a aucune incidence sur leur sensibilité à la lumière.

Toutefois, une dépigmentation dans le cas d’un albinisme sévère a bel et bien une incidence sur la sensibilité des yeux à la lumière. L’albinisme est une maladie génétique causée par l’absence ou le déficit d’une enzyme impliquée dans la production des pigments de mélanine. Dans la majeure partie des cas, l’albinisme engendre une forte sensibilité à la lumière.

 

Pourquoi vos yeux sont-ils sensibles à la lumière ?

La sensibilité des yeux bleus, verts, marron ou noirs peut se faire ressentir lorsque la lumière du soleil est trop vive, face aux reflets de l’eau et de la neige, ou encore en sortant d’une pièce plongée dans le noir comme une salle de cinéma.

Cependant, il existe plusieurs degrés de sensibilité des yeux à la lumière. En cas d’intolérance accrue à la lumière, on parle de photophobie. Elle se traduit par le besoin de fermer les yeux, l’apparition de maux de tête, d’importantes douleurs oculaires face à la lumière et des rougeurs oculaires.

Cette forte sensibilité des yeux à la lumière n’a aucun lien avec leur couleur. Elle peut être provoquée par plusieurs causes :

  • Une migraine ;
  • Une abrasion cornéenne ;
  • Une conjonctivite ;
  • Un glaucome ;
  • Une uvéite aigüe ;
  • Un ulcère cornéen.

Pour comprendre les causes de votre sensibilité à la lumière, il est recommandé de prendre rendez-vous avec un ophtalmologiste afin de réaliser un bilan complet de la santé de vos yeux.

 

Pourquoi faut-il protéger ses yeux du soleil ?

Quelle que soit la couleur de vos yeux et peu importe votre niveau de sensibilité à la lumière, les protéger du soleil est essentiel. Les rayons UVA et UVB augmentent le risque de développer de nombreuses pathologies telles que la cataracte, la dégénérescence maculaire liée à l’âge ou encore la kératite.

Chez les enfants, la protection des yeux face aux rayons UV est encore plus essentielle. Chez l’enfant de 0 à 1 an, le cristallin ne réussit à filtrer que 10% des UV. Jusqu’à l’âge de 12 ans, ce taux ne dépasse pas les 60%.

 

Comment protéger ses yeux sensibles à la lumière ?

Pour protéger vos yeux des effets nocifs des rayons UV, le port de lunettes de soleil est indispensable. Les lunettes de soleil permettent notamment de réduire la sensibilité des yeux face à la lumière, mais aussi de les mettre à l’abri des rayons UV.

Pour bien choisir vos lunettes de soleil, veillez à ce qu’elles respectent la réglementation européenne. Le sigle « CE » doit apparaître sur la monture suivi d’un chiffre de 0 à 4 qui indique la catégorie de protection. Pour une bonne protection et un confort optimal, la catégorie 3 est idéale dans les situations de fort ensoleillement.

28 07, 2020

Chirurgie réfractive : remboursement par la mutuelle

Intervention chirurgicale largement plébiscitée, l’opération au laser des yeux présente de nombreux avantages. La chirurgie réfractive offre au patient la possibilité de corriger les troubles de la vision sans avoir à porter de lunettes ni de lentilles. Est-elle prise en charge par l’Assurance Maladie ? La chirurgie réfractive peut-elle faire l’objet d’un remboursement par une mutuelle santé ?

 

Combien coûte une chirurgie réfractive ?

La chirurgie réfractive est une opération des yeux visant à corriger un ou plusieurs troubles de la vue de manière définitive, sans avoir à porter des lunettes de vue ni de lentilles de contact.

Réalisée sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire, l’intervention peut corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Elle consiste à sculpter la cornée pour modifier son rayon de courbure afin d’accroître ou de réduire la puissance optique de l’œil.

Le tarif d’une chirurgie réfractive dépend de plusieurs facteurs :

  • La technique d’intervention utilisée : PKR classique, TransPKR, LASIK ;
  • Le défaut visuel corrigé : la presbytie, l’hypermétropie, astigmatisme ou la myopie.

Le coût de l’intervention varie également selon les frais de dépassements d’honoraires facturés par le chirurgien ophtalmologue et l’équipe opératoire. Une intervention avec la technique LASIK aura un prix plus élevé, compte tenu du matériel de dernière génération employé par le praticien. En moyenne, il faut compter entre 1 500 € et 3 500 € pour le traitement des deux yeux.

 

Quel est le remboursement de la chirurgie réfractive par la Sécurité Sociale ?

Considérée comme une intervention de confort hors nomenclature, une intervention de chirurgie réfractive n’est pas admissible au remboursement par l’Assurance Maladie. Les pathologies spécifiques ne pouvant pas être corrigées par le port de lunettes de vue ou de lentilles de contact sont les seules à pouvoir être prises en charge par la Sécurité Sociale. Par exemple, la chirurgie de la cataracte sera éligible au remboursement par l’Assurance Maladie. Sans mutuelle santé, la totalité du coût de l’opération au laser des yeux devra être réglée par le patient.

La mutuelle santé peut-elle rembourser la chirurgie réfractive ?

Pour planifier une opération de chirurgie réfractive et bénéficier d’un remboursement, il est nécessaire d’opter pour une bonne mutuelle optique et de veiller à bien vérifier les conditions de prise en charge relatives à l’intervention. La prise en charge de l’opération des yeux au laser peut se faire en utilisant une partie du forfait global optique ou être offerte dans le cadre d’un remboursement spécifique.

Chirurgie réfractive et remboursement par la mutuelle : quels sont les points à vérifier ?

D’autres points sur le contrat de la mutuelle de santé sont également à vérifier pour couvrir au mieux les frais relatifs à l’intervention. Dans l’idéal, le forfait proposé par la mutuelle doit couvrir les coûts suivants :

  • Le remboursement des examens lors du bilan préopératoire : une visite pré opératoire est obligatoire afin de déterminer l’éligibilité opératoire, d’évaluer le ou les type(s) de techniques opératoires à privilégier et de détecter d’éventuelles d’une contre-indication à la chirurgie réfractive.
  • La prise en charge des deux yeux la même année : dans la majeure partie des cas, l’opération des yeux au laser s’effectue sur les deux yeux en même temps. C’est pourquoi il est nécessaire de vérifier si la mutuelle rembourse l’opération d’un œil ou de deux par an.
  • Le remboursement à 100% des médicaments post opératoires : le traitement post-opératoire peut comprendre du collyre anesthésiant, des antibiotiques, des anti-inflammatoires ou encore des larmes artificielles.
  • Les frais relatifs à l’opération de vos troubles de la vision : plusieurs mutuelles ne prennent pas en charge tous les types chirurgies réfractives. Par exemple, certains contrats de mutuelle prennent en charge le remboursement de l’opération de la myopie, mais ne prévoient pas le remboursement de la chirurgie de la presbytie.

D’année en année, certaines mutuelles accordent des bonus, ce qui permet d’augmenter significativement le remboursement de l’intervention. Avant de souscrire à un contrat de mutuelle, pensez à effectuer plusieurs devis personnalisés afin de garantir le meilleur remboursement de votre chirurgie réfractive.

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