27 07, 2022

Comment protéger ses yeux du soleil ?

À la mer, à la montagne et même en ville, le soleil peut avoir des effets négatifs sur nos yeux. En effet, comme pour la peau, les dangers du soleil sur la santé oculaire sont importants. Les ultraviolets A et B (UVA et UVB) ont des conséquences dommageables sur la vue. Découvrez pourquoi et comment protéger vos yeux du soleil.

 

Pourquoi protéger ses yeux du soleil ?

Essentielle à bien des égards, l’exposition solaire peut être dangereuse pour la peau et les yeux si elle est excessive. Les rayons UV peuvent provoquer d’importantes lésions oculaires lorsque les yeux sont exposés sans protection.

 

Les rayons UV sont des rayonnements de haute énergie répartis en 3 catégories selon leurs longueurs d’onde :

  • les UVC, qui sont arrêtés par la couche d’ozone ;
  • et les UVA et UVB, qui, chez l’adulte, sont filtrés par le cristallin et la cornée de l’œil. Ce mécanisme d’absorption peut causer des lésions plus ou moins importantes au niveau des tissus, sur le court et le long terme.

 

Une exposition prolongée au rayonnement solaire est un facteur de risque de développement de plusieurs pathologies :

  • La cataracte : la formation de la cataracte peut être accélérée par l’exposition aux UVA. Cette maladie se caractérise par une opacification du cristallin et se traduit par une baisse progressive et irréversible de la vision.
  • La DMLA : la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge correspond à une altération de la macula, une région située au centre de la rétine, qui assure la vision centrale. Les UV sont des facteurs favorisant le développement des DMLA précoces.

 

Sur le court terme, l’exposition au soleil sans protection peut entraîner une brûlure de la cornée autrement appelée ophtalmie. L’ophtalmie, aussi appelée ophtalmie des neiges, impacte la cornée. Elle est causée par la réflexion des UV sur la neige, la mer et le sable. L’ophtalmie se caractérise par l’apparition des symptômes suivants :

 

  • des douleurs intenses ;
  • une sensibilité à la lumière ;
  • une sensation de gêne dans l’œil ;
  • et des larmoiements.

Les bébés et les enfants sont très vulnérables face aux rayons UV, tout comme les personnes aux yeux clairs.

 

Protéger ses yeux du soleil : comment faire ?

 

Pour contrer les rayons UV, et préserver la santé de ses yeux, optez pour une paire de lunettes de soleil. Les lunettes de soleil sont le meilleur accessoire pour faire barrage aux rayons UV et lutter contre l’éblouissement. Elles permettent de protéger les yeux de l’exposition directe (lorsque les rayons UV sont directement reçus par les yeux), de la diffusion (lorsque les rayons sont présents dans l’atmosphère) et de la réflexion (lorsque les rayons sont réfléchis par certaines surfaces comme la neige, le sable, etc.).

 

Comment choisir ses lunettes de soleil ?

 

Pour bien choisir vos lunettes de soleil, plusieurs critères sont à prendre en compte :

  • Tout d’abord, pour être efficaces, les lunettes de soleil doivent porter le marquage CE. Ce marquage permet de s’assurer que le produit respecte bien les normes européennes.
  • Pour stopper les rayons UV, les lunettes de soleil doivent avoir bénéficié d’un traitement anti UVA et UVB.
  • Afin d’éviter l’éblouissement, il est également recommandé de choisir son modèle en fonction du lieu où il sera porté et de son niveau d’ensoleillement. En effet, tandis que les catégories 1 et 2 sont conçues pour les luminosités solaires atténuées et moyennes, les catégories 3 et 4 sont plus adaptées aux situations de forte luminosité solaire, par exemple à la mer ou à la montagne. En haute montagne, préférez les lunettes de soleil de catégorie 4.
12 04, 2022

Rétine artificielle : comment ça fonctionne ?

La rétine artificielle, ou prothèse rétinienne, est un dispositif permettant de retrouver partiellement la vue des suites d’une affection ayant touché la rétine. Il peut notamment s’agir d’une rétinopathie pigmentaire, ou d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Indications, fonctionnement, limites… découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la rétine artificielle.

 

Qu’est-ce que la rétine artificielle ?

 

La rétine artificielle est un dispositif ayant pour vocation de se substituer au rôle de la rétine lorsque celle-ci n’a plus la capacité de percevoir les signaux lumineux. La rétine est une membrane qui tapisse la surface interne du globe oculaire. Ce tissu neurosensoriel transforme les rayons lumineux en un signal nerveux et les transmet au système nerveux central. D’une épaisseur comprise entre 0,1 et 0,4 mm, la rétine est constituée de 10 couches (4 couches de cellules photoréceptrices à l’extérieur et 6 couches de cellules nerveuses à l’intérieur). La concentration et le type de cellules photosensibles varient d’une partie à une autre de la rétine :

 

  • La rétine centrale : la rétine centrale est composée de la macula et de la fovéa. La macula est composée de photorécepteurs appelés cônes qui sont directement exposés à la lumière. Les cônes permettent de distinguer les couleurs et de percevoir les détails fins d’un objet. La fovéa est la région centrale de la macula où se focalisent les cônes.
  • La rétine périphérique : la rétine périphérique est constituée de bâtonnets. Les bâtonnets sont les cellules chargées d’analyser la luminosité. Elles sont indispensables à la vision nocturne.

 

La rétine artificielle a pour rôle de se substituer aux photorécepteurs. Ces implants de 3 x 3 mm sont fixés sur ou sous la rétine. Ils sont composés d’électrodes qui stimulent électriquement les neurones rétiniens. Tandis que dans les années 1990, les implants incluaient 6 à 20 électrodes, ils en comportent actuellement jusqu’à 1 500.

 

Aujourd’hui, trois dispositifs ont obtenu le marquage des autorités européennes (marquage CE) :

 

  • L’Argus II (Second sight, Etats-Unis) ;
  • Le Retina Implant (AG, Allemagne) ;
  • L’IRIS II (Pixium Vision, France).

 

Les résultats obtenus par ces trois différents dispositifs sont grandement similaires. Actuellement, la recherche se poursuit afin d’améliorer leurs performances.

 

À qui s’adresse la greffe de rétine artificielle ?

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), la greffe de rétine artificielle est indiquée aux personnes de plus de 25 ans, souffrant de dégénérescence rétinienne externe sévère à profonde. Elle est destinée aux patients ayant une acuité visuelle limitée au décompte des doigts, et ayant déjà eu une vision des formes par le passé.

 

L’objectif de la greffe de la rétine artificielle est de restaurer une partie de l’acuité visuelle chez les patients touchés par une maladie dégénérative de la rétine. La rétine artificielle concerne essentiellement les sujets atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). La DMLA est une maladie chronique de la zone centrale de la rétine, la macula. Elle apparaît après 50 ans et évolue progressivement. Les personnes atteintes de DMLA à un stade avancé ne voient plus au centre de son champ de vision.

 

Les sujets atteints de rétinopathie pigmentaire sont également concernés par la greffe de la rétine artificielle. La rétinopathie pigmentaire est une maladie génétique caractérisée par la perte progressive des photorécepteurs et par le dysfonctionnement de l’épithélium pigmentaire. Les rétinopathies pigmentaires aboutissent souvent à la cécité après 50 ans.

 

Comment fonctionne la rétine artificielle ?

 

Les dispositifs Argus II et IRIS II sont des dispositifs épirétiniens, c’est-à-dire qu’ils sont placés à la surface de la rétine, au contact des cellules ganglionnaires. Des caméras sont intégrées dans une paire de lunettes afin de transmettre les informations visuelles à un microordinateur. Le microordinateur permet de convertir les informations visuelles en codes de signaux électriques. Ces codes sont alors communiqués par ondes radio à un récepteur placé sur l’œil qui va les traduire en de véritables courants électriques. Les courants électriques progressent alors vers l’implant composé d’électrodes. Une intervention chirurgicale est nécessaire afin de mettre en place l’implant au contact de la rétine.

 

L’implant Retina est placé sous la rétine, à la place des cellules photoréceptrices. Sa mise en place nécessite également d’avoir recours à une chirurgie. Cet implant est composé d’électrodes et de diodes sensibles à la lumière. Les diodes permettent de transformer la lumière en courants électriques. Les courants électriques sont ensuite amplifiés par un circuit électronique avant d’être libérés au niveau des électrodes. Contrairement aux dispositifs Argus II et IRIS II, l’implant Retina ne requiert pas l’utilisation pas de lunettes. Cependant, il sera nécessaire d’alimenter le circuit électrique relié aux photodiodes par l’intermédiaire d’un câble qui part de la puce sous la rétine, vers l’extérieur de l’œil, jusque derrière l’oreille.

 

Quelles sont le limites de la rétine artificielle ?

 

À ce jour, la France compte une vingtaine de personnes atteintes de rétinite pigmentaire ayant déjà bénéficié de l’implantation du système Argus II. Les sujets ayant reçu le dispositif sont âgés de 29 à 73 ans. La majorité d’entre eux arrivent à percevoir des signaux lumineux, et certains d’entre eux peuvent se déplacer seuls et parviennent à lire. Toutefois, les patients ne retrouvent pas leur acuité visuelle d’antan. La recherche médicale se poursuit afin d’améliorer les dispositifs et de procurer des images plus nettes aux patients.

20 09, 2021

Yoga des yeux et ses bienfaits sur la fatigue oculaire

Téléphone intelligent, tablette, ordinateur, télévision… au quotidien, les yeux sont grandement sollicités. Résultat : ils sont fatigués, ils brûlent, larmoient et piquent. Pour éviter d’endommager votre vision et limiter la fatigue oculaire, misez sur le yoga des yeux. Découvrez quels exercices faire pour réduire la fatigue et renforcer vos muscles oculaires.

Qu’est-ce que le yoga des yeux ?

Le yoga des yeux est une méthode basée sur une série d’exercices oculaires. Inspirée de la médecine traditionnelle ayurvédique, cette technique a été mise au point par le Docteur Bates et le Docteur Agarwal en 1920. Également connue sous le nom de méthode Bates, elle a pour but d’améliorer la fonction visuelle en s’appuyant sur l’anatomie de l’œil et le fonctionnement naturel du regard et des yeux.

Quels sont les bienfaits du yoga des yeux ?

La pratique du yoga des yeux vise à renforcer et assouplir les muscles de la sphère oculaire. Sur-sollicités par les écrans omniprésents dans notre quotidien, les muscles oculo-moteurs sont usés et fatigués. Les muscles oculomoteurs correspondent aux six muscles responsables du mouvement d’un œil dans son orbite. On dénombre quatre muscles oculomoteurs droits et deux muscles oculomoteurs obliques.

La gymnastique oculaire permet notamment d’entraîner les muscles oculaires afin qu’ils fatiguent moins vite. En permettant aux muscles oculaires de gagner en souplesse et en mobilité, cette méthode permet de diminuer la fatigue et la sécheresse des yeux après de longues heures devant les écrans.

Comment faire le yoga des yeux ?

Les exercices de yoga des yeux favorisent la détente oculaire en aidant à relâcher les tensions au niveau des muscles oculo-moteurs. Parce qu’elle possède des effets bénéfiques sur la relaxation profonde des yeux, cette méthode améliore également la concentration et le sommeil.

La méthode du palming

Le palming est une technique utilisée pour soulager les yeux, notamment au cours d’une journée de travail devant un écran. Elle consiste à diffuser de la chaleur sur vos yeux à l’aide des paumes des mains.

  • Confortablement assis sur une chaise devant une table ou devant un bureau, frottez vos mains énergiquement l’une contre l’autre afin de les réchauffer ;
  • Posez vos coudes sur la table ou le bureau et couvrez vos yeux avec vos mains ;
  • Vos mains doivent prendre la forme d’une coquille, sans appuyer sur les globes oculaires ;
  • Serrez bien vos doigts de manière à ne pas laisser la lumière passer ;
  • Restez dans cette position en respirant calmement et profondément, pendant 5 minutes. Vous pouvez renouveler l’exercice plusieurs fois par jour si nécessaire.

La technique du crayon

L’exercice du crayon permet de soulager les yeux fatigués tout en renforçant les muscles qui interviennent lorsque les yeux sont en mouvement.

  • Assis sur une chaise ou un fauteuil, tendez votre bras face à votre visage ;
  • Dans votre main, tenez un crayon entre l’index et le pouce, l’index pointé vers le haut à hauteur des yeux.
  • Fixez le regard sur le crayon et rapprochez-le vers le nez en expirant ;
  • En inspirant profondément, éloignez-le doucement le plus loin possible, en continuant de le fixer ;
  • Cet exercice peut être répété une vingtaine de fois, au rythme de la respiration.

L’exercice de l’alphabet

Cette méthode permet d’assouplir les muscles oculaires et de relâcher les tensions oculaires. Elle consiste à imaginer des lettres de l’alphabet et de les dessiner avec le regard.

  • Installez-vous de manière confortable au fond d’une chaise ou d’un fauteuil ;
  • Maintenez votre tête droite et immobile tout au long de l’exercice ;
  • Sans bouger, écrivez l’alphabet avec vos yeux, lentement et sans bouger la tête. Les lettres peuvent être écrites en majuscule ou minuscule.
  • Faites une pause d’une minute toutes les cinq ou six lettres. Durant la pause, fermez les yeux et respirez profondément.
  • Réalisez cet exercice une fois par jour, de préférence au cours de la journée.

Comment lutter contre la fatigue oculaire ?

Il n’existe pas de données scientifiques qui valident l’effet du yoga des yeux sur l’acuité visuelle. Toutefois, cette méthode a montré ses effets positifs sur la fatigue oculaire. Plusieurs autres astuces peuvent également vous aider à soulager la fatigue oculaire :

  • Si vous travaillez de longues heures sur l’ordinateur, veillez à faire des pauses toutes les 20 minutes en regardant au loin par la fenêtre.
  • Si vous souffrez de sécheresse oculaire, utilisez des larmes artificielles pour réhydrater vos yeux ;
  • Une bonne hydratation est nécessaire à la vision. Pensez à boire suffisamment au cours de la journée.
    Le yoga des yeux ne doit pas être confondu avec l’orthoptie. L’orthoptie est une profession paramédicale exercée par un professionnel de santé. L’orthoptiste dépiste, rééduque, réadapte et explore la fonction visuelle. Après avoir réalisé un bilan orthoptique, l’orthoptiste réalise un diagnostic et propose des exercices de rééducation et de réadaptation. Pensez à prendre rendez-vous régulièrement avec votre ophtalmologue pour faire contrôler votre vue et la santé de vos yeux.
20 09, 2021

Pourquoi avons-nous les yeux vairons ?

Les yeux vairons, ou hétérochromie, désignent une différence de couleur au niveau de l’iris des deux yeux. Cette particularité très rare peut toucher l’Homme comme les animaux. Pourquoi a-t-on les yeux vairons ? Découvrez quelles sont les causes de cette singularité esthétique et son incidence sur la santé oculaire.

Yeux vairons : qu’est-ce que c’est ?

On parle d’hétérochromie, ou yeux vairons, lorsqu’une personne présente deux iris de couleurs différentes. Cette différence peut concerner l’iris au complet, ou seulement une seule partie. L’iris désigne la partie colorée de l’œil. Il est percé en son centre par la pupille, dans laquelle la lumière pénètre. L’iris est situé en avant de l’œil, entre la cornée et le cristallin, dans la continuité de la choroïde. La couleur de l’iris dépend de la présence, mais aussi de la répartition, de la mélanine dans l’épithélium de l’iris et dans le stroma. En effet, la couleur des yeux est déterminée par deux principaux facteurs :

  • La densité des fibres de collagène du stroma antérieur, ainsi que leur structure.
  • La densité en cellules mélanocytaires et la densité des pigments contenus par les cellules mélanocytaires.

La couleur de l’iris évolue au fil des premiers mois de vie, sous l’action de la mélanine. Elle est définitive chez le bébé autour des 6 mois. L’hétérochromie est liée à un excès relatif ou à une absence de mélanine. Les yeux vairons peuvent apparaître dès la naissance ou être la conséquence d’une maladie comme la cataracte ou le glaucome.

Quels sont les différents types d’hétérochromie ?

Les yeux vairons peuvent être qualifiés selon deux paramètres : la localisation et la manifestation.

Dans un premier temps, on peut distinguer l’hétérochromie totale de l’hétérochromie partielle. Les yeux vairons peuvent être caractérisés par deux iris de couleurs différentes. L’individu présente par exemple un œil vert et un œil marron. On parle alors d’hétérochromie complète. Dans le cas d’une hétérochromie partielle, on constate la présence de différentes couleurs au sein d’un même iris. Dans ce cas, l’individu concerné possède par exemple un œil bleu sur lequel on distingue une zone pouvant être légèrement plus claire ou plus foncée. Lorsque l’iris est entouré d’un “anneau” de couleur distincte, on parle d’hétérochromie partielle centrale. Si l’iris présente une petite zone non-circulaire de couleur distincte, il s’agit alors d’une hétérochromie partielle sectorielle.

Les yeux vairons peuvent être d’origine congénitale ou acquise. L’hétérochromie congénitale se manifeste dès l’enfance. Dans ce cas, l’iris a atteint sa coloration définitive. Si les yeux vairons se manifestent au cours de la vie, on parle d’hétérochromie acquise. L’hétérochromie acquise peut être liée à un choc, une lésion oculaire ou une maladie sous-jacente.

Quelles sont les causes des yeux vairons ?

Les facteurs à l’origine des yeux vairons sont divers et variés. Si elle est présente depuis la naissance et n’a aucune cause pathologique, on parle alors d’hétérochromie idiopathique de l’iris. Dans ce cas, fonction oculaire est complètement normale, car elle n’est pas associée à des troubles oculaires. Les yeux vairons présents depuis la naissance peuvent aussi être causés par l’existence d’une maladie congénitale sous-jacente. Il peut s’agir de la neurofibromatose, une maladie génétique touchant le système nerveux, d’un syndrome de Waardenburg, une maladie génétique se traduisant par différentes anomalies congénitales, ou d’un syndrome de Claude-Bernard-Horne congénital qui est caractérisé par une atteinte de l’innervation de l’œil.

L’hétérochromie peut être acquise au cours de la vie. Elle peut être causée par des maladies ou lésions. Il peut notamment s’agir des maladies et lésions suivantes :

  • Le glaucome : le glaucome une maladie de l’œil caractérisée par des lésions du nerf optique. Chez les personnes atteintes d’un glaucome, les terminaisons nerveuses du nerf optique sont abîmées au niveau de la rétine et le nerf optique perd progressivement ses fibres. Cette pathologie oculaire est le plus souvent liée à l’augmentation de la pression à l’intérieur de l’œil. Elle n’est pas directement liée aux yeux vairons. L’usage excessif de gouttes qui la traitent peut conduire à une altération de la couleur de l’iris. En effet, les collyres contenant des dérivés des prostaglandines, utilisés pour réduire la pression intra oculaire chez les patients atteints de glaucome provoquent une augmentation de la pigmentation irienne, et peuvent par exemple rendre les yeux bleus moins bleus, voire marron.
  • L’iridocyclite hétérochromique de Fuchs : l’hétérochromie de Fuchs est une pathologie oculaire définie par une cyclite et une iritis chronique. Cette affection se traduit par une altération de la couleur de l’iris ainsi que par une atrophie de l’iris. Cette inflammation de la chambre antérieure de l’œil est l’une des causes les plus fréquentes de décoloration de l’iris.
  • Les mélanomes ou les tumeurs oculaires : elles peuvent entraîner une prolifération excessive des mélanocytes.

D’autres maladies rares peuvent également être impliquées dans l’hétérochromie acquise.

Qui a les yeux vairons ?

Les yeux vairons représentent une gêne esthétique pour certains individus. Pour d’autres cette particularité est un atout indéniable. En témoignent les personnalités, Mila Kunis et Kate Bosworth en tête de liste, qui ont su tirer un avantage de cette singularité.

Les modifications permanentes du diamètre de la pupille peuvent également donner une impression de modification de la couleur de l’œil concerné. C’était notamment le cas de l’artiste anglais David Bowie.

La pupille désigne l’espace au centre de l’iris. Elle est responsable du contrôle de la quantité de lumière qui pénètre dans le globe oculaire et atteint la rétine. L’augmentation du diamètre de la pupille est donc un phénomène normal, qui permet de voir nette. En cas d’asymétrie entre les deux yeux, on parle d’anisocorie. Une personne atteinte d’anisocorie présente soit une mydriase unilatérale, soit un myosis unilatéral. Les causes de l’anisocorie peuvent être multiples. Il peut être causé par une affection neurologique, une affection oculaire ou être dû à un problème mécanique. Dans le cas de l’artiste David Bowie, cette mydriase unilatérale est le résultat d’un traumatisme local.

L’hétérochromie est-elle définitive ?

Il n’existe pas à ce jour de traitement des yeux vairons. La prise en charge de l’hétérochromie consiste généralement à traiter sa cause lorsque celle-ci est identifiée et lorsqu’il existe un traitement adéquat. En cas de gêne esthétique, il est possible d’opter pour le port de lentilles de contact de couleur. L’ophtalmologue peut présenter un nuancier de couleurs afin de faire en sorte que la couleur des deux yeux paraisse identique.

Quelle est la couleur des yeux la plus rare ?

Tout comme les empreintes digitales, la structure de l’iris est propre à chaque individu. L’iris est d’ailleurs utilisé en biométrie pour identifier un individu. La couleur des yeux est déterminée par deux facteurs :

  • La pigmentation de l’iris ;
  • La façon dont l’iris diffuse la lumière qui le traverse.

Ce sont les gènes qui déterminent la quantité de mélanine présente dans l’iris. Les yeux marrons sont les plus communs à travers le monde. 55% de la population mondiale possède des yeux marrons. L’iris marron est caractérisé par une concentration élevée de mélanine. Les yeux bleus représentent quant à eux 8% des yeux à travers le monde. Ils sont le résultat d’un faible taux de mélanine dans la couche antérieure de l’iris. Tandis que 5% des individus possèdent des yeux noisette, seulement 2% de la population mondiale est concernée par les yeux verts. Cette couleur est due à la présence d’un pigment jaune appelé lipochrome, couplée d’une faible teneur en mélanine.

Les personnes aux yeux vairons représentent moins de 1% de la population mondiale.
Les yeux vairons n’ont pas d’incidence sur l’acuité visuelle. Le fait de présenter une hétérochromie congénitale n’a aucun impact sur la santé oculaire. Autre fait à connaître : ce phénomène n’expose pas les porteurs à plus ou moins de maladies oculaires.

Cependant, si vous constatez un changement de couleur de votre iris, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue dans les plus brefs délais. L’apparition des yeux vairons n’est pas un fait anodin. Ce phénomène peut cacher une affection sous-jacente. C’est pourquoi, il est fortement conseillé de consulter un professionnel de la santé oculaire pour se faire dépister et obtenir une prise en charge adéquate. Selon la cause de l’hétérochromie acquise, un traitement chirurgical peut être nécessaire, notamment si elle est due à la présence d’un corps étranger dans l’œil.

31 07, 2021

Qui et quand consulter pour une migraine ophtalmique ?

Contrairement à ce qu’indique son nom, la migraine ophtalmique n’est pas une pathologie oculaire. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la migraine, qui consulter et quand consulter un médecin pour la soulager.

 

Comment reconnaître une migraine ophtalmique ?

La migraine ophtalmique se distingue d’une migraine classique. Aussi appelée « migraine avec aura », la migraine ophtalmique se manifeste par l’apparition de symptômes neurologiques avant la céphalée migraineuse. Les migraines avec aura, pour lesquelles on observe des troubles visuels, sensitifs ou phasiques, représentent 20% des migraines.

Les premiers troubles d’ordre visuel à se manifester sont généralement les suivants :

  • L’apparition de points brillants et de taches colorées dans le champ de vision ;
  • Une vision déformée du contour des objets ;
  • L’apparition de mouches volantes et de formes géométriques ;
  • Une sensation d’éblouissement, comme si vous aviez regardé une ampoule allumée.

Dans certains cas, des troubles sensitifs peuvent survenir, avant ou après l’apparition des symptômes visuels. Il peut notamment s’agir de fourmillements ou d’engourdissements progressifs au niveau des doigts, des mains ou du visage. Des maux de tête aggravés par l’effort, des nausées, et une intolérance au bruit et à la lumière font également partie des signes d’une migraine ophtalmique.

La plupart du temps, les troubles liés aux migraines ophtalmiques apparaissent et évoluent en quelques minutes seulement. La crise migraineuse peut durer plusieurs heures et varier en intensité.

 

Qu’est-ce qui déclenche une migraine ophtalmique ?

Plusieurs éléments peuvent déclencher des migraines ophtalmiques. La fatigue, le stress, l’anxiété et les chocs émotionnels font notamment partie des principaux facteurs impliqués. Les variations hormonales, comme les règles ou la ménopause, ainsi que les variations climatiques peuvent provoquer des migraines.

Si vous êtes sujet à la migraine ophtalmique, plusieurs mesures sont à prendre pour en limiter les fréquences :

  • Pratiquer une activité physique régulière de moyenne intensité pour atténuer le stress ;
  • Apprendre à reconnaître les signes annonciateurs pour vous mettre rapidement au calme ;
  • Dormir suffisamment afin d’éviter la fatigue ;
  • Limiter la consommation d’alcool et d’aliments pouvant favoriser l’apparition de migraines ophtalmiques.

Certains facteurs alimentaires, tels que les allergies alimentaires (œufs, chocolats, fraises, fruits de mer, alcools, glaces, charcuteries, etc.), les repas trop riches, ou le jeûne de longue durée peuvent également exercer une influence sur le déclenchement d’une migraine ophtalmologique.

 

Migraine : Quand consulter ?

La plupart du temps, la migraine ophtalmique est bénigne. Toutefois, elle peut être particulièrement invalidante dans la vie quotidienne et durer de 4 heures à 3 jours. Dans le cas où les crises deviendraient régulières ou trop douloureuses, prenez rendez-vous avec votre médecin généraliste. Votre médecin traitant vous orientera éventuellement vers un neurologue pour un examen approfondi.

 

Migraine : qui consulter ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la migraine ophtalmique est prise en charge par le neurologue. En effet, la migraine ophtalmique est une affection neurologique qui est étudiée et traitée par ce spécialiste. Dans un premier temps, prenez rendez-vous chez votre médecin traitant afin qu’il effectue un examen de routine. Le médecin généraliste procédera à la réalisation d’un questionnaire médical afin de mieux comprendre les facteurs déclenchant les migraines. Il pourra éventuellement prescrire des antalgiques et diriger son patient vers un neurologue. L’IRM ne sera pas nécessaire, puisque les migraines ophtalmiques ne se repèrent pas par l’intermédiaire de lésions.

Le traitement des migraines ophtalmiques dépend de chaque patient. Les médicaments les plus utilisés sont le dihydroergotamine, le propranolol (béta-bloquant), le méthysergide, la flunarizine, le valproate de sodium et l’amitryptilline. Il est parfois nécessaire d’en essayer plusieurs avant de trouver celui qui sera efficace. Plusieurs médecines alternatives peuvent également être envisagées pour apprendre à gérer l’anxiété suscitée par l’arrivée des crises migraineuses. Le Yoga, la méditation ou encore la sophrologie peuvent notamment être recommandés.

 

Migraine : quel est le rôle de l’ophtalmologue ?

Dans certains cas, le port d’une correction visuel inadaptée peut être à l’origine de crises migraineuses. C’est pourquoi, il est indispensable de prendre rendez-vous régulièrement avec votre ophtalmologue afin de faire contrôler votre vue. L’ophtalmologue pourra alors vous prescrire la correction la mieux adaptée à votre vue.

De manière générale, les consultations régulières avec un ophtalmologue sont recommandées pour dépister d’éventuelles pathologies oculaires. Avant 50 ans, consultez votre ophtalmologue au minimum tous les trois ans. Entre 50 et 60 ans, prenez rendez-vous tous les 2 ans, et après 60, tous les ans.

 

29 07, 2021

Qu’est-ce qu’une migraine ophtalmique?

Bien qu’elles représentent une minorité de migraines, les migraines ophtalmiques peuvent être grandement handicapantes pour les personnes qui en souffrent. La migraine ophtalmique, ou migraine avec aura, touche environ 20% des personnes migraineuses. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les causes, les symptômes et les traitements de la migraine ophtalmique.

 

Quelles sont les particularités des migraines ophtalmiques ?

La migraine ophtalmique se distingue de la migraine classique par les phénomènes neurologiques qui précèdent les céphalées, caractéristiques de la migraine. En effet, la migraine ophtalmique désigne une migraine avec aura visuelle. Les auras visuelles se manifestent par des symptômes comme des taches, des points lumineux, une vision floue ou encore l’amputation d’une partie champ visuel. Les migraines peuvent également être précédées par d’auras sensitives (fourmillements et picotements dans les doigts notamment), et par des auras phasiques (troubles du langage).

Généralement, les phénomènes neurologiques surviennent avant les céphalées. Il est toutefois possible que la phase d’aura cohabite avec la phase de céphalées. On parle alors de migraines accompagnées.

 

Migraine ophtalmique : les symptômes

Les symptômes de la migraine ophtalmique sont d’abord visuels. Les troubles visuels apparaissent sans que la personne ne souffre d’un mal de tête. Ces symptômes visuels prennent la forme de taches monochromes ou de points noirs et blancs, de lignes qui se déplacent du centre vers la périphérie de l’œil, et d’une vision floue et déformée. Les troubles visuels durent généralement entre 5 minutes et 1 heure avant le début des céphalées.

Avant le début du mal de tête, des troubles sensitifs (engourdissements des membres supérieurs ou inférieurs), et des troubles du langage peuvent également survenir. Ces troubles sensitifs et du langage peuvent précéder ou suivre les troubles visuels.

C’est dans un second temps que la migraine se déclare. La phase migraineuse se distingue par des maux de tête aggravés à l’effort, et une hypersensibilité à la lumière et au bruit. Dans certains cas, la migraine peut entraîner des nausées et des vomissements.

Les céphalées sont généralement ressenties de manière pulsatile et unilatérale. Dès l’apparition des maux de tête, qui s’intensifient progressivement avant d’atteindre leur apogée, la crise migraineuse peut durer quelques heures. Chez certains sujets, les maux de tête peuvent perdurer plus de 2 jours.

 

Migraine ophtalmique : les causes

La douleur de la crise migraineuse est secondaire à une dilatation des vaisseaux cérébraux, notamment des artères des méninges. Cette dilatation s’explique par une stimulation nerveuse.

Les facteurs déclenchant une migraine sont différents d’une personne à l’autre. Il peut s’agir :

  • D’un changement de rythme de vie : le manque de sommeil, le stress, la contrariété et la colère figurent parmi les principaux facteurs pouvant favoriser le déclenchement d’une migraine avec aura ou sans aura.
  • De la consommation de certains aliments ou boissons : certains aliments et certaines boissons sont connus pour favoriser la stimulation nerveuse. C’est notamment le cas du chocolat, de la charcuterie, du café et de l’alcool. Le tabac est également à éviter.
  • De facteurs hormonaux : la diminution brutale du taux d’œstrogène chez la femme en fin de cycle menstruel peut entraîner une migraine, deux jours avant le début des règles à trois jours après le début.
  • Des conditions météorologiques : une soudaine chute de la pression atmosphérique, généralement annonciatrice de pluie, peut représenter un facteur déclenchant.
  • De l’exposition à certains stimuli sensoriels : le bruit, les odeurs et la lumière peuvent provoquer des crises migraineuses.

La fréquence des crises de migraine varie également d’une personne à l’autre, de quelques-unes par an à plusieurs par mois.

 

Qui et quand consulter en cas de migraine ophtalmique ?

La migraine avec aura est un phénomène neurologique, et non pas ophtalmique. C’est pourquoi, pour être pris en charge, il est recommandé de se tourner vers son médecin traitant. Le médecin généraliste pourra éventuellement aiguiller son patient vers un neurologue. Pour diagnostiquer une migraine, avec ou sans aura, le médecin s’appuie sur les symptômes décrits par le patient. Il procède également à un examen clinique neurologique pour préciser son diagnostic. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) n’est pas nécessaire. Un scanner, un IRM, ou doppler pourront être prescrit par le médecin dans le cas de migraines atypiques afin de s’assurer que la migraine avec aura ou sans aura n’est pas due à d’autres maladies.

 

Comment traiter les migraines ophtalmiques ?

Pour soulager la migraine ophtalmique, obtenir l’avis d’un médecin est indispensable. Le traitement de la migraine avec aura varie en fonction de plusieurs facteurs : la durée des crises, leur fréquence et leur retentissement sur la vie quotidienne. Votre médecin pourra recommander la prise d’un antalgique simple comme le paracétamol, ou prescrire un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l’ibuprofène si les douleurs sont trop importantes. Dans le cas de migraines entraînant des nausées et des vomissements, l’aspirine peut être prescrite en association avec des antiémétiques.

 

Comment soulager une migraine ophtalmique naturellement ?

Les huiles essentielles sont parfois utilisées pour atténuer les céphalées qui suivent la phase d’aura visuelle. Certaines huiles essentielles, telles que la menthe poivrée, la camomille romaine et la lavande fine, peuvent agir sur les vaisseaux sanguins pour les dilater et réduire les tensions.

Pour éviter l’apparition des migraines, l’éviction des facteurs déclenchants est recommandée dans la mesure du possible. Contre le stress, planifiez des séances de relaxation et pratiquez une activité régulière et modérée. Le yoga, la natation ou encore le Pilates peuvent aider à réduire le stress au quotidien.

N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre gynécologue pour pallier la chute des estrogènes au moment des règles. Changer de moyen de contraception peut être une solution pour limiter le nombre de crises migraineuses, ou les atténuer. Enfin, il est également possible de planifier une visite chez un ophtalmologue afin de faire vérifier sa vue. Une mauvaise correction, ou l’absence de correction alors qu’elle est utile, peut favoriser l’apparition de maux de tête.

29 07, 2021

Covid 19 et confinement : Comment prendre soin de sa vue ?

Malgré les circonstances sanitaires actuelles, il est indispensable de ne pas faire l’impasse sur la santé de ses yeux. Prendre soin de sa vue est plus que jamais important, à l’heure où le télétravail rythme notre vie quotidienne. Découvrez comment garder des yeux en bonne santé en adoptant des gestes simples au quotidien.

 

Comment prendre soin de sa vue chez soi ?

Au quotidien, l’alimentation joue un rôle important pour garder des yeux en bonne santé. En période de Covid 19, il est essentiel de faire attention à ce qui se trouve dans votre assiette. Pour préserver sa vue, et son état de santé général, il est important d’adopter un régime alimentaire équilibré, riche en vitamines et minéraux. La vitamine A, la vitamine C, le bêtacarotène ainsi que le zinc font notamment partie des micronutriments à retrouver dans l’assiette.

Pour limiter au maximum la fatigue visuelle, il est recommandé de limiter l’utilisation des écrans. Une exposition quotidienne et à long terme aux écrans peut provoquer de la fatigue oculaire, de la sécheresse oculaire ainsi que des maux de tête. Si vous souffrez de sécheresse oculaire, le soin à privilégier est l’utilisation de sérum physiologique ou de larmes artificielles. Le sérum physiologique permet d’humecter les yeux secs et de les soulager en cas d’irritation.

 

Comment télétravailler en préservant sa vue ?

Pendant la période de Covid 19 vous êtes contraint de travailler depuis chez vous ? Plusieurs mesures sont à prendre pour garantir un télétravail en toute sécurité sans abîmer ses yeux.

Pour éviter la fatigue visuelle, il est nécessaire de bien s’installer. Réglez votre ordinateur à hauteur de vos yeux et gardez une distance de 40 centimètres minimum entre votre écran et vos yeux. Évitez de vous tenir dos à la fenêtre afin de ne pas être gêné par la réverbération de la lumière sur l’écran. Bien entendu, si vous avez besoin d’un dispositif de correction, il est primordial de le porter. Pour protéger vos yeux des effets néfastes de la lumière bleue, installez un filtre anti lumière bleue sur l’écran de votre ordinateur. Vous pouvez également opter pour des lunettes filtrant la lumière bleue. Les lunettes anti-lumière bleue sont équipées de verres réfléchissant une partie des ondes bleu-violet afin qu’elles ne pénètrent pas dans l’œil. Pour éviter de fatiguer vos yeux, il est également recommandé de faire des pauses de 20 secondes toutes les 20 minutes, en regardant au loin.

 

Comment prendre rendez-vous chez l’ophtalmologue ?

Que vous ayez besoin de corriger votre vue ou non, il est indispensable de consulter régulièrement un ophtalmologue. Quel que soit votre âge, ne laissez jamais passer plus de 3 ans sans consulter. Le délai se réduit à 2 ans après 50 ans. En effet, c’est généralement à partir de cet âge que certaines pathologies peuvent apparaitre. C’est notamment le cas du glaucome, ou de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). À partir de 60 ans, il est fortement recommandé de prendre rendez-vous tous les ans.

Prendre rendez-vous régulièrement avec un ophtalmologue permet de faire contrôler son acuité visuelle, sa tension oculaire, et la santé de sa rétine qui peut être impactée en cas de diabète notamment. Le dépistage précoce est essentiel dans le traitement de la plupart des maladies des yeux. Les rendez-vous réguliers chez l’ophtalmologiste sont indispensables pour rester en bonne santé et pour agir avant qu’une éventuelle pathologie n’est de conséquences graves sur votre vue.

Durant cette période de crise sanitaire, continuez à effectuer un suivi régulier de votre vue. Au quotidien, préservez votre vue en adoptant de saines habitudes de vie. Limitez l’utilisation d’écrans et veillez à compléter des nuits de sommeil de 7 à 8 heures, le manque de sommeil pouvant contribuer à la fatigue oculaire.

12 07, 2021

Vision : pourquoi lire à l’extérieur est meilleur pour vos yeux ?

Bien choisir son éclairage pour lire est indispensable pour mettre ses yeux à l’abri de la fatigue. Lire sans forcer sur sa vue permet de profiter d’un vrai moment de détente sans conséquence sur sa santé oculaire. Découvrez pourquoi lire dehors est une solution idéale pour préserver la santé de vos yeux.

Quels sont les bienfaits de la lecture en extérieur ?

Lire tient une place importante dans vos loisirs ? Bonne nouvelle, la lecture en extérieur possède de nombreux bienfaits, aussi bien sur votre vision que sur votre bien-être.

Selon les résultats d’une étude effectuée par des chercheurs du State University of New York College of Optometry aux États-Unis, lire sous une lumière vive, comme celle du soleil, stimule le cerveau et permet de mieux voir les contrastes. L’étude tend à démontrer que la quantité de lumière change continuellement dans notre monde visuel et que la lecture en extérieur aide à lire plus facilement sans éprouver de fatigue oculaire. Sur une chaise longue, un transat ou un banc, lire dehors permet donc d’améliorer la netteté visuelle et la sensibilité aux contrastes.

En plus d’être une bonne solution pour atténuer la fatigue visuelle, la lecture en extérieur participe à notre équilibre psychique et physique. L’œil joue un rôle majeur dans la production de l’hormone du sommeil : la mélatonine. Certains photorécepteurs de l’œil sont reliés à l’hypothalamus, zone profonde du cerveau qui contrôle notamment synchronisation des rythmes biologiques, la capacité d’apprentissage, le processus cognitifs, et l’équilibre émotionnel. Lire dehors, se tenir loin des écrans (ordinateur, tablette et téléphone intelligent), ou encore mettre ses yeux aux repos régulièrement dans la journée est indispensable pour réduire la fatigue oculaire et éviter de dérégler son horloge interne.

 

Est-ce que la lecture abîme les yeux ?

Contrairement aux idées reçues, lire avec peu de lumière n’a pas d’impact sur l’acuité visuelle sur le long terme. Toutefois, la lecture avec une source lumineuse faible peut engendrer de la fatigue visuelle, l’œil devant forcer pour compenser le manque de luminosité.

La fatigue oculaire est souvent le résultat d’une utilisation excessive de nos yeux. Quand l’œil effectue un effort trop important, comme celui de lire lorsque la lumière est trop faible, une sensation de fatigue visuelle peut se faire ressentir. Les symptômes qui témoignent de la fatigue des yeux sont divers et variés :

  • Une vision brouillée voire floue ;
  • Une sensation de picotements ou de brûlure ;
  • La paupière qui tremble ;
  • Une douleur oculaire à l’intérieur des yeux ou autour des yeux ;
  • Des yeux irrités ou rouges.

Un défaut visuel mal, ou pas corrigé, peut exposer un individu à de la fatigue oculaire chronique. Avoir une correction adaptée est indispensable pour soulager vos yeux de la fatigue visuelle et pour prendre du plaisir à lire dehors.

 

Quelle intensité lumineuse pour lire ?

Que faire lorsque la lecture en extérieur n’est pas possible ? En intérieur, bien ajuster la luminosité de la pièce est essentiel. Pour bien adapter votre éclairage, misez sur une lampe qui éclaire suffisamment sans éblouir. Évitez les lampes de plafonds de type néons, trop puissantes et trop violentes. Choisissez plutôt des ampoules de puissance moyenne, entre 25 et 40 watts, à lumière chaude. Aussi, pour limiter l’éblouissement et éviter de fatiguer vos yeux, préférez plutôt plusieurs sources de lumière douce à une seule lampe puissante.

Si malgré tous ces ajustements vous éprouvez toujours de la fatigue visuelle, il est recommandé de prendre rendez-vous avec votre ophtalmologue afin d’obtenir des conseils personnalisés en fonction de vos problématiques et vos habitudes. Consulter régulièrement votre ophtalmologue est indispensable pour dépister toute pathologie de la vue, même mineure, pouvant avoir une incidence sur votre confort visuel.

15 03, 2021

Tout savoir sur la douleur oculaire chronique

La douleur oculaire chronique peut avoir plusieurs sources. Elle peut être causée par une infection de la cornée, de la sécheresse oculaire ou encore des épisodes de migraine. Découvrez quelles peuvent être les causes de la douleur oculaire chronique et comment éviter d’avoir mal aux yeux.

Quelles sont les causes de la douleur oculaire chronique ?

Les causes de la douleur oculaire chronique varient selon son emplacement. Lorsque la douleur est située directement dans l’œil, elle est souvent causée par une irritation ou une inflammation de la surface avant de l’œil.

Les maladies de la cornée

Les pathologies et les troubles liés à la cornée sont les causes les plus courantes de douleur oculaire. Les douleurs venant de la cornée peuvent être dues à :

• Une abrasion cornéenne : une abrasion cornéenne désigne une égratignure sur la surface de l’œil. Généralement, les abrasions de la cornée causent une douleur oculaire chronique et un inconfort important. Les yeux rouges, la sensibilité à la lumière et le larmoiement des yeux font également partie des symptômes de l’abrasion cornéenne. L’égratignure de la cornée peut être causée par tout objet entrant en contact direct avec l’œil. Si une poussière, un débris végétal ou un grain de sable entre en contact avec l’œil, il est recommandé de ne pas frotter ses yeux.

• Une sécheresse oculaire : les yeux secs sont une autre cause très fréquente d’inconfort oculaire et de douleur oculaire chronique. On parle de sécheresse oculaire quand la quantité et/ou la qualité des larmes d’un individu est insuffisante. Elle se manifeste par des picotements, une sensibilité à la lumière, une sensation de fatigue des yeux et de brûlure. Avec le temps, la sécheresse des yeux peut provoquer des irritations de la cornée ainsi que des infections oculaires.

• Une conjonctivite : la conjonctivite est une inflammation ou une irritation de la conjonctive de l’œil. Dans la grande majorité des cas, la conjonctivite est liée à un virus ou à une bactérie. Elle peut également être d’origine allergique et être la source d’une douleur oculaire chronique. La douleur oculaire peut s’accompagner de démangeaisons, de larmoiements, de sensations de grain de sable dans l’œil et de photophobie.

La douleur chronique derrière les yeux

La douleur oculaire chronique peut être liée à des migraines chroniques et des infections des sinus. Dans le cas d’une migraine, la douleur est pulsatile survenant généralement par crises. La plupart du temps, cette douleur se manifeste d’un seul côté de la tête, au niveau d’une tempe ou au-dessus d’un œil. C’est pourquoi, le mal de tête peut quelques fois être confondu avec une douleur oculaire chronique.

La douleur oculaire chronique peut être liée à une sinusite touchant les sinus sphénoïdaux, situés en arrière et au-dessus des yeux, et les sinus éthmoïdaux, situés entre le nez et le coin interne des yeux. Les sinusites chroniques peuvent durer plus de 12 semaines.

La douleur chronique autour de yeux

Plusieurs pathologies du contour des yeux peuvent être associées à la douleur oculaire chronique. L’orgelet, qui se caractérise par une infection bactérienne temporaire et bénigne qui affecte le bord de la paupière ou de l’œil, représente le type le plus commun d’infection de la paupière. Pouvant être chronique, cette inflammation du bord de la paupière est répandue et se soigne facilement.

Douleur oculaire chronique et fatigue oculaire : quel lien ?

La fatigue peut être la source d’une douleur oculaire chronique. La fatigue oculaire peut également présenter d’autres symptômes tels qu’une baisse d’acuité visuelle, une sensation d’éblouissement, une altération du champ visuel, et des maux de tête.

La fatigue oculaire peut apparaître dans plusieurs circonstances. Généralement, la fatigue des yeux est due à l’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans d’ordinateurs, de téléphones et de tablettes. Elle peut également être causée par un éclairage excessif ou insuffisant, la lecture de documents mal imprimés, ou encore être due à un déséquilibre binoculaire comme le strabisme. Une myopie, une hypermétropie et un astigmatisme non corrigés peuvent aussi en être la source.

La douleur oculaire chronique causée par la fatigue oculaire peut être soulagée en adoptant une correction optique adaptée. Il sera nécessaire de corriger sa vue avec une solution adéquate telle que des lunettes de vue ou des lentilles de contact. Une chirurgie réfractive pourra être envisagée si elle n’est pas contre indiquée.

Un patient qui souffre de douleur oculaire chronique et de fatigue oculaire peut également être dirigé vers une rééducation visuelle avec un orthoptiste. L’orthoptiste dépiste, et traite notamment le strabisme, la diplopie, et les difficultés d’adaptation aux lunettes.

Comment éviter la douleur oculaire chronique associée à la fatigue

Pour éviter la fatigue des yeux, il est recommandé de limiter le temps passé devant un écran. Il est aussi possible de porter des verres équipés de filtres, ou de coller un un filtre écran sur les téléphones, tablettes et ordinateurs.

Se protéger les yeux des rayons ultraviolets (UVA et UVB) du soleil est indispensable pour éviter les dommages oculaires pouvant créer de la douleur oculaire chronique. Une exposition prolongée des yeux au soleil peut entraîner plusieurs pathologies dont la cataracte et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Pour bien choisir vos lunettes de soleil, tournez-vous vers des modèles portant le marquage CE correspondant à la norme européenne. Privilégiez des formes enveloppantes et une teinte de verres adaptés à l’exposition solaire. L’indice d’intensité de la teinte, allant de 0 à 4, est indiqué sur la paire de lunettes. L’indice 0 correspond à la teinte la plus faible et l’indice 4 à la teinte la plus forte.

Comment soulager la douleur oculaire chronique ?

Pour soulager la douleur oculaire, il convient d’abord d’en connaître la cause. Pour ce faire, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. Spécialisé dans le diagnostic et le traitement de toutes les pathologies liées aux yeux, l’ophtalmologue est le mieux placé pour faire un bilan complet afin de connaître les causes de la douleur oculaire chronique. Un interrogatoire médical et des examens minutieux des yeux permettront d’établir une orientation diagnostique précise.

14 03, 2021

Le bienfait de la vitamine A sur la vue

La vitamine A est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qu’elle est soluble dans l’huile et insoluble dans l’eau. Stockée principalement dans le foie, elle joue un rôle central dans la croissance et le maintien de l’intégrité des cellules. Cette vitamine contribue notamment au maintien d’une peau normale et aide au maintien d’une vision normale. Découvrez tous les bienfaits de la vitamine A sur la vue.

Quels sont les bienfaits de la vitamine A ?

La vitamine A possède de nombreux bienfaits pour les yeux. Elle participe à la prévention des risques de maladies oculaires, elle aide à freiner la progression des maladies de l’œil, et elle contribue à préserver la vue. Cette vitamine est indispensable à la création de bâtonnets dans le système nerveux de l’œil et à la protection de la cornée. Un apport insuffisant en vitamine A peut altérer la vision nocturne et provoquer des troubles oculaires. La carence en vitamine A est la première cause de cécité dans de nombreuses zones d’endémie.

Où trouver la vitamine A ?

La vitamine A est disponible dans l’alimentation sous forme de vitamine A préformée, donc de rétinol. Elle est également présente dans certains aliments sous la forme de provitamine A, qui regroupe le bêta-carotène, l’alpha-carotène et le bêta-cryptoxanthine, et que l’organisme peut convertir en rétinol.

Du côté de l’alimentation, elle se retrouve dans les aliments d’origine végétale et animale. Le foie, les produits laitiers et les œufs ainsi que les légumes et les fruits colorés tels que les tomates, les poivrons, la mangue et le melon sont de bonnes sources d’apport en vitamine A.

Riche en bêta-carotène et en vitamine A, la carotte constitue une excellente source de vitamines qui peut contribuer à la santé de l’œil et diminuer les risques de cataracte et de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Les apports de vitamine A conseillés sont de 800 μg par jour pour un homme et de 600 μg par jour pour une femme. De manière générale, une alimentation saine et équilibrée suffit pour couvrir les besoins en vitamine A. Dans certaines situations, une supplémentation par l’intermédiaire de compléments alimentaires pourra être conseillée. La prescription de compléments alimentaires sous forme de comprimés ou de solutions à boire doit être effectuée et contrôlée par un médecin.

Quelle est la meilleur vitamine pour les yeux ?

Consommer des vitamines en quantité suffisante est important à tout âge. En plus de compléter vos apports nutritionnels en vitamine A, il sera également nécessaire de consommer des aliments riches en d’autres vitamines afin de favoriser la santé oculaire.

La vitamine C

La vitamine C est une vitamine aux propriétés antioxydantes. Aussi connue sous le nom d’acide ascorbique, la vitamine C se retrouve dans de nombreux aliments tels que les agrumes et les légumes verts à feuilles. Cette vitamine contribue à réduire risque des maladies oculaires suivantes :

  • La cataracte : la cataracte se traduit par une opacification partielle ou totale du cristallin, lentille convergente située à l’intérieur de l’œil. Cette pathologie est la première cause de chirurgie en France et représente la troisième cause de cécité en France après la DMLA et le glaucome. La cataracte apparaît avec l’âge et touche plus de la moitié des personnes âgées de plus de 65 ans. Grâce à son action antioxydante, la vitamine C participe à la protection du cristallin et de la cornée. Consommer des fruits et légumes riches en vitamine C contribue à diminuer le risque d’apparition de la cataracte. Pour prévenir l’apparition de la cataracte, il est également indispensable de suivre de bonnes règles d’hygiène et de diététique.
  • La DMLA : la DMLA est une maladie très invalidante et chronique. Elle se caractérise par une dégénérescence progressive de la macula, partie centrale de la rétine. L’hygiène de vie et l’alimentation influent grandement sur l’apparition de la DMLA. La consommation d’oméga-3, de vitamine C et de vitamine A contribue à la diminution du risque de survenue d’une DMLA.

La vitamine E

La vitamine E possède des propriétés antioxydantes qui participent à la protection des membranes cellulaires de l’organisme. Cette vitamine contribue à améliorer la circulation sanguine dans les vaisseaux des yeux et en particulier dans les capillaires. Elle se retrouve principalement dans les graines, les noix et les huiles végétales.

Diminuer sa consommation de tabac et d’alcool, surveiller son diabète et protéger ses yeux du soleil sont autant de mesures à prendre pour préserver sa vue. Si vous passez beaucoup de temps devant un ordinateur, une tablette ou un téléphone intelligent, veillez à mettre vos yeux à l’abri de la lumière bleue émise par les écrans. Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), la lumière bleue est susceptible de faire vieillir prématurément la rétine. Pour vous protéger, plusieurs solutions existent : le filtre écran anti-lumière bleu, lunettes anti la lumière bleue, les fonctionnalités anti-lumière bleu des appareils, etc.

Prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue fait également partie des mesures à instaurer pour préserver la santé de vos yeux. À partir de 50 ans, il est conseillé de ne pas laisser passer deux ans entre deux rendez-vous. Après 60 ans, prenez rendez-vous tous les ans pour faire contrôler vos yeux.

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