20 02, 2021

Des verres correcteurs pour soigner la myopie

La myopie est le trouble visuel le plus fréquent. Il se caractérise par une bonne vision de près mais une vision floue de loin. Ce trouble visuel se corrige parfaitement à l’aide de verres correcteurs. Découvrez toutes les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie.

Quel type de verre permet de corriger la myopie ?

En France, on estime que près de 29 % de la population serait myope. Ce trouble visuel apparaît généralement dès l’enfance. Les signes de la myopie chez l’enfant sont facilement détectables : il plisse les yeux pour voir un objet de loin et se rapproche de sa feuille lorsqu’il écrit ou dessine.

Dans la plupart des cas, la myopie est due à un œil trop long. Lorsque l’œil est atteint de myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Handicapante, la myopie peut toutefois être facilement corrigée. Le verre correcteur pour la myopie représente généralement la première solution de correction vers laquelle les patients se tournent.

La myopie se corrige avec des verres unifocaux divergents. Placé devant les yeux, ce type de verre correcteur pour la myopie permet de compenser l’excès de convergence afin que l’image se forme sur la rétine.

Quelles sont les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie ?

Les verres unifocaux possèdent la même puissance de correction sur l’ensemble de leur surface. Ce verre correcteur pour la myopie peut également corriger l’hypermétropie et l’astigmatisme. Quand on est myope, les verres correcteurs ont une forme concave. Le verre correcteur pour la myopie est plus épais au bord qu’en son centre. Par souci d’esthétique, il est possible de réduire l’épaisseur du verre en effectuant un traitement amincissant.

Plusieurs autres traitements sont possibles sur le verre correcteur de la myopie. Ils peuvent être équipés de filtres anti UV et bénéficier d’un traitement anti reflet. Pour porter la même monture en situation de pénombre et d’ensoleillement, le verre correcteur pour la myopie peut également être photochromique. Un verre photochromique est un verre correcteur capable de se teinter en fonction de la quantité d’ultraviolet à laquelle il est exposé.

Quel verre correcteur choisir pour la myopie et la presbytie ?

Pour corriger plusieurs anomalies réfractives, les verres multifocaux sont les plus indiqués. Ils permettent une vision nette à différentes distances, à la fois de loin pour les myopes, et de près pour les presbytes. Le verre progressif est le verre correcteur pour la myopie et pour la presbytie le plus utilisé. Il se compose de quatre zones :

  • La zone supérieure est dédiée à la vision de loin ;
    La zone centrale correspond à la vision mi-distance. Elle permet de faire la transition entre la partie supérieure et la partie inférieure.
    La zone inférieure permet la vision nette de près.
    Les bords représentent les zones d’aberrations optiques, d’un côté et de l’autre du couloir de dégressivité du verre.

Le champ de vision étant légèrement rétréci, porter des verres progressifs demande un temps d’adaptation. Toutefois, la majorité des porteurs de verres progressifs réussissent à très bien les tolérer.

Verre correcteur pour la myopie : quelles alternatives ?

Le verre correcteur pour la myopie n’est pas le seul moyen de corriger ce trouble de la réfraction. Après avoir effectué un bilan complet, l’ophtalmologue pourra également prescrire des lentilles de contact au patient souhaitant se départir de ses lunettes de vue. Des lentilles de contact souples ou rigides peuvent également corriger la myopie.

Pour beaucoup, le port de lentilles et de lunettes de vue représente une contrainte. En effet, ces dispositifs entravent souvent la liberté de mouvement et restreignent la pratique de certaines activités sportives. Pour se séparer de sa correction de manière définitive, il est possible d’avoir recours à une chirurgie. La chirurgie de la myopie est une chirurgie de confort de plus en plus réalisée. L’intervention consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope afin de rendre le patient emmétrope.

La chirurgie réfractive a pour vocation de permettre au patient de voir de loin nettement sans quelconque verre correcteur pour la myopie. Indolore, cette intervention peut être réalisée une fois que la myopie est stabilisée. Un bilan préopératoire doit être effectué afin d’écarter d’éventuelles contre-indications.

18 02, 2021

Des gouttes pour freiner la progression de la myopie

La myopie est un trouble de la vision fréquent. Touchant de plus en plus de personnes à travers le monde, la myopie représente aujourd’hui en enjeu de santé publique majeur. Pour lutter contre ce défaut de la vision, plusieurs pistes sont exploitées. Parmi elles, les gouttes contre la myopie. Sont-elles efficaces ?

Comment fonctionnent les gouttes contre la myopie ?

La myopie apparaît généralement à l’enfance et se développe jusqu’à l’âge adulte. Vers l’âge de 21 ans, la myopie faible est stabilisée. Pour les myopies fortes, il faudra le plus souvent attendre l’âge de 25 ans, voire 30 ans, pour que ne soit plus évolutive.

Aujourd’hui aucune technique n’a prouvé son efficacité pour stopper l’évolution de la myopie. Toutefois, d’autres techniques sont proposées afin de tenter de ralentir son développement. Parmi ces méthodes, on retrouve les gouttes contre la myopie. Certains agents pharmaceutiques appliqués en gouttes contre la myopie ont démontré un effet positif sur son évolution. Sous la forme de gouttes à appliquer dans l’œil au niveau de la conjonctive, ses collyres sont formulés à base d’anti-muscariniques. Ils provoquent une dilatation de la pupille et une paralysie partielle ou complète de l’accommodation.

Les gouttes contre la myopie sont-elles efficaces ?

Les gouttes contre la myopie à l’atropine et la pirenzépine ont démontrée des bénéfices pour ralentir le développement du défaut visuel. Toutefois, ces gouttes ne sont pas prescrites en routine en raison de nombreux effets secondaires qu’elles provoquent.

  • En raison de la dilatation pupillaire, les gouttes contre la myopie peuvent une photosensibilité. Cette forte sensibilité à la lumière s’explique par la trop grande quantité de lumière qui arrive à la rétine.
  • Provoquant une réduction de l’accommodation cristallinienne, les gouttes contre la myopie provoquent une perte de la vision nette de près.

Différentes concentrations du collyre à base d’atropine ont été testées cliniquement afin de tenter de diminuer les effets indésirables. La concentration la plus faible (0.01%) était la mieux tolérée.

Des gouttes peuvent-elles soigner la myopie ?

Et si des gouttes pouvaient corriger de la myopie ? Tel est le pari pris par une équipe d’ophtalmologistes du Centre médical Shaare Zedek et de l’Institut de nanotechnologie et de matériaux avancés de l’université Bar-Ilan, en Israël. Cette équipe de chercheurs auraient mis au point des gouttes permettent de corriger la myopie. Encore au stade de l’expérimentation, elles ont été testées sur la cornée des cochons et les tests se sont révélés concluants. Composées de nanoparticules, les gouttes contre la myopie se mettraient tous les jours ou toutes les semaines dans les yeux après que de minuscules trous aient été réalisés à la surface de la cornée à l’aide d’un laser ophtalmique. Les nanoparticules présentes dans les gouttes ont pour vocation de se glisser dans les trous afin de modifier le trajet de la lumière.

Uniquement testées sur les animaux, ces gouttes pourraient représenter une belle avancer en matière de traitement de la myopie.

Comment corriger la myopie ?

Généralement, la myopie est liée à la longueur axiale du globe oculaire. Dans le cas de la myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Pour corriger la myopie, l’image de l’objet observé doit donc être refocalisée sur la rétine. Pour se faire d’autres méthodes plus conventionnelles ont prouvé leur efficacité et leur sureté :

  • Le port de lunettes de vue ou de lentilles de contact : la myopie est corrigée à l’aide de une lentille concave divergente permettant de réfracter les rayons parallèle.
  • La chirurgie réfractive : Effectuée sous anesthésie locale, la chirurgie réfractive est une opération de une opération de confort réalisée dans le but de corriger la myopie de manière permanente. L’opération de la myopie repose sur réduction de la puissance optique de la cornée. Elle utilise le laser pour modifier la géométrie de la face antérieure de la cornée de l’œil. Avant l’intervention, le patient doit faire un bilan pré-opératoire afin de s’assurer qu’il est éligible à cette procédure.
26 12, 2020

Pourquoi se frotter les yeux est dangereux ?

Frotter ses yeux. Ce geste est un geste quotidien, que l’on réalise la plupart du temps par fatigue ou par habitude. Pouvant paraître sans conséquence, le frottement oculaire n’est pourtant pas sans risque pour la santé de vos yeux. Pourquoi frotter ses yeux est-il dangereux pour la santé oculaire ?

 

Se frotter les yeux : une mauvaise idée ?

Soumis à la fatigue, à la pollution, aux allergies ou encore à la sécheresse de l’air, vos yeux peuvent être victimes de démangeaisons. Se frotter les yeux est une pratique ô combien agréable. Souvent réalisé le soir quand on est fatigué ou le matin au réveil, ce geste est un réflexe adopté dans le but de mieux répartir le liquide lacrymal, de stimuler les glandes de meibomius et de repousser les impuretés vers le coin des yeux. Se frotter les yeux quand la fatigue se fait sentir est en réalité lié au fait que nous ne clignons pas assez des yeux quand nous sommes fatigués. Au réveil, cela s’explique de la même manière. Après une bonne nuit de sommeil sans cligner des yeux, l’envie de les frotter est présente.

Pour autant, il est indispensable de résister à la tentation. Réalisé trop fréquemment, avec les phalanges et les poings serrés, ce geste peut nuire à la santé des yeux.

 

Se frotter les yeux : quel est le lien avec le risque de déformation de la cornée

Selon plusieurs études, dont notamment celle réalisée par la Fondation Rothschild, les conséquences des frottements oculaires sur la cornée sont très importantes. En effet, la cornée, et le globe oculaire dans son ensemble, subissent des dommages lors de ces frictions répétées.

Parmi les dommages les plus courants : le kératocône. Le kératocône désigne une déformation progressive de la cornée. Avec le temps, la cornée s’affine et change de forme. À l’origine de forme sphérique, la cornée prend alors une forme conique. Le kératocône touche à la fois les hommes et les femmes, et survient généralement à l’adolescence puis évolue jusqu’à l’âge de 30-40 ans avant de se stabiliser.

Se frotter les yeux peut avoir une incidence sur l’apparition d’un kératocône. Ses mouvements circulaires ou latéraux avec écrasement des globes oculaires peuvent être liés à la déformation de la cornée et à son amincissement. Les effets du kératocône sont différents d’un individu à un autre. La plupart du temps, les deux yeux sont touchés par cette déformation de la cornée. Il est toutefois possible de ne souffrir que d’un œil.

Le kératocône présente les symptômes suivants :

  • Vision floue ;
  • Baisse de l’acuité visuelle (surtout la vision de loin) ;
  • Photophobie (sensibilité excessive à la lumière) ;
  • Éblouissement ;
  • Irritation oculaire ;
  • Images dédoublées.

Pour réaliser le diagnostic du kératocône, l’ophtalmologue réalisera un examen de topographie cornéenne. La topographie cornéenne révèlera si la cornée présente un amincissement et des irrégularités. Généralement, un lien peut être établi entre le développement du kératocône et le fait que l’individu souffre d’allergie. En effet, les allergies sont l’une des principales raisons pour lesquelles on ressent le besoin de se frotter les yeux.

 

Se frotter les yeux : quels sont les autres risques ?

Se frotter les yeux peut présenter d’autres risques pour leur santé :

  • Une infection : les mains sont vecteurs de virus et de bactéries pouvant créer des infections. Parmi les premières conséquences du frottement oculaire, la conjonctivite. La conjonctivite désigne une inflammation de la conjonctive de l’œil. Douloureuse, la conjonctivite donne une sensation de grain de sable et crée des brûlures et des démangeaisons. Principalement bactérienne ou virale, elle se transmet facilement en se touchant les yeux. Se frotter les yeux régulièrement peut donc augmenter le pourcentage de chances de développer une conjonctivite.
  • Une égratignure de la cornée : se frotter les yeux en ayant une poussière dans l’œil peut égratigner la cornée. Cette érosion de la cornée peut être causée après frottement de l’œil en présence d’un corps étranger ou survenir après une égratignure avec un ongle ou une branche. Douloureuse, l’érosion cornéenne nécessitera la prescription d’un traitement ainsi qu’un suivi médical avec un ophtalmologue. Si l’atteinte est légère, elle guérira seule, sans traitement.

Frotter ses yeux n’est donc pas sans conséquence pour leur santé. Pour résister à l’envie de réaliser ce geste, clignez-les plusieurs fois afin de favoriser la répartition du liquide lacrymal sur la surface de la cornée.

25 12, 2020

Alcool : quels effets sur la vision ?

Perception visuelle altérée, fatigue visuelle, effet tunnel… les effets de l’alcool sur la vision sont immédiats. Cependant, saviez-vous que sur le long terme, alcool et vision ne font pas bon ménage ? Découvrez quels sont les impacts d’une consommation d’alcool régulière sur la santé de vos yeux. Comment préserver sa vue et garder une bonne santé oculaire ?

 

Alcool et vision : quels sont les effets à court terme ?

L’altération de la qualité visuelle est l’un des premiers effets de la consommation d’alcool. Dès le deuxième verre de vin, la vitesse à laquelle les informations sont transmises au cerveau est ralentie. Ce ralentissement de la communication entre les cellules nerveuses a pour effet d’altérer le fonctionnement des muscles oculaires et impacter la netteté de la vision.

Lorsque la vision est considérablement réduite, généralement après le troisième verre, on parle alors de vision en tunnel. L’alcool réduit le champ de vision et la vue périphérique amoindrie. Après avoir consommé de l’alcool, les muscles ciliaires, qui contrôlent l’ouverture et la fermeture des pupilles deviennent plus paresseux. De ce fait, au delà du deuxième ou troisième verre, on est plus facilement ébloui par la lumière intense, comme celles des phares de voiture ou de l’éclairage urbain par exemple.

La vue longue distance étant également fortement diminuée, il est très difficile d’évaluer les distances en voiture. C’est pourquoi, il n’est pas autorisé de prendre le volant avec un taux d’alcool dans le sang de 0,5 grammes par litre ou plus.

 

Alcool et vision : quels sont les effets à long terme ?

L’alcool et la vision sur le long terme ont bel et bien un lien. La consommation d’alcool régulière et en grande quantité peut causer des dommages sur la vision. En effet, l’alcool est responsable d’une accélération du vieillissement des cellules pouvant causer plusieurs troubles et pathologies :

  • Une sécheresse oculaire : la sécheresse oculaire est causée par une mauvaise qualité de larmes ou une baisse de production lacrymale. La baisse de la production de larmes est liée au vieillissement des cellules qui peut être accéléré par la consommation d’alcool.
  • Des irritations : la baisse de la production lacrymale peut causer des irritations, notamment chez les personnes porteuses de lentilles de contact. Dans certains cas, ces irritations peuvent évoluer en lésions de la cornée.
  • Une dégénérescence de la macula : la macula désigne la partie centrale de la rétine. Le lien entre alcool et vision peut également être fait lorsqu’une dégénérescence maculaire s’explique par une consommation excessive d’alcool sur plusieurs années. Dans certaines, cas, la dégénérescence maculaire peut aller jusqu’à une cécité complète.
  • La névrite optique éthylique : la névrite optique se caractérise par une souffrance aiguë du nerf optique d’origine inflammatoire. Cette neuropathie optique est directement liée à une consommation chronique d’alcool. Bien que le rôle toxique de l’alcool ne soit pas clairement établi, sa consommation entraîne des carences nutritives, notamment en vitamines B, responsables de ce dysfonctionnement.
  • Une cataracte : la consommation d’alcool de manière régulière et excessive peut accroitre le risque de cataracte. La cataracte se développe généralement à partir de 65 ans. Cette pathologie peut être favorisée par une consommation excessive de tabac et d’alcool.

 

Comment préserver sa vue des méfaits de l’alcool ?

Pour éviter les dommages sur la vision liés à l’alcool, le premier geste à adopter est bien évidemment de ne pas boire d’alcool avec excès. La consommation d’alcool comporte des risques sur la santé globale, mais aussi sur la santé des yeux. Santé Publique France recommande de ne pas excéder 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour. De manière général, pour conjuguer alcool et vision en bonne santé, il est recommandé de réduire la quantité totale d’alcool consommée à chaque occasion, de boire lentement et en mangeant, d’alterner l’alcool avec l’eau, et de ne pas conduire si l’on dépasse les taux autorisés.

Pour garder des yeux en bonne santé, faites-les examiner régulièrement, même si tout semble bien aller. Passé 40 ans, plusieurs maladies oculaires peuvent toucher les consommateurs d’alcool ou non. Pour éviter les complications, planifiez des visites régulièrement chez votre ophtalmologue afin qu’il effectue un bilan complet de votre vue et de la santé de vos yeux.

24 12, 2020

Pourquoi a-t-on la paupière qui tremble ?

Qui n’a pas déjà ressenti sa paupière trembler ? Sensation troublante, parfois agaçante, la paupière qui tremble peut être causée par de nombreux facteurs. Découvrez pourquoi a-t-on le nerf de la paupière qui tremble. Quelles sont les solutions pour atténuer le phénomène ?

 

Comment se manifeste le nerf de la paupière qui tremble ?

Généralement, les tremblements des paupières sont passagers et sans gravité. La paupière qui saute, qui tremble ou qui clignote peut affecter celle du bas comme celle du haut, voire les deux en même temps. Avoir le nerf de la paupière qui tremble touche différents types de personnes, à différents niveaux d’intensité. Alors que certains individus trouveront ce phénomène particulièrement irritant, d’autres ne s’en apercevront même pas. Indolore, la sensation de la paupière qui tremble se manifeste généralement que quelques secondes.

 

Pourquoi a-t-on le nerf de la paupière qui tremble ?

Le phénomène du nerf de la paupière qui tremble porte un nom : la fasciculation. La fasciculation de la paupière désigne une contraction involontaire et irrégulière du muscle orbiculaire de l’œil. La fasciculation peut également concerner le mollet ou encore le coin de la lèvre.

Plusieurs causes peuvent expliquer les sauts de paupières. Parmi ces causes, on retrouve le plus souvent le manque de sommeil et le stress. En effet, si vous ressentez cette sensation désagréable, il y a de fortes chances que vous traversiez une période particulièrement éreintante et stressante.

D’autres facteurs sont également susceptibles de favoriser la survenue de ces tremblements de paupières :

  • la consommation de café ;
  • la consommation d’alcool ;
  • la prise de certains médicaments, notamment ceux utilisés pour traiter l’épilepsie et la psychose ;
  • la consommation de certaines drogues ;
  • la sécheresse oculaire.

Parmi les facteurs pouvant déclencher la paupière qui tremble, on retrouve également une carence en oligoéléments ainsi qu’une fatigue oculaire accrue.

Une carence en oligoéléments

Certaines carences, notamment en magnésium, peuvent expliquer le phénomène. La carence en magnésium est la cause la plus fréquente du nerf de la paupière qui tremble.

Le magnésium est le quatrième minéral le plus répandu dans le corps. Plus de la moitié du magnésium présent dans l’organisme se trouve dans les os et les dents, un quart se situe au niveau musculaire et le reste se répartit dans l’organisme. Cet oligoélément est donc indispensable pour fonctionnement normal des nerfs et des muscles. Un organisme carencé en magnésium présente les symptômes suivants :

  • la fatigue intense ;
  • la baisse de moral ;
  • les troubles de l’humeur ;
  • la sensibilité accrue au stress ;
  • le sommeil perturbé ;
  • les crampes et les spasmes musculaires.

Une supplémentation en vitamines et minéraux peut être le moyen de se débarrasser de la paupière qui tremble.

De la fatigue oculaire

Avoir le nerf de la paupière qui tremble peut être l’un des symptômes annonciateurs de la fatigue oculaire. La fatigue oculaire est généralement le résultat d’une sur sollicitation des yeux. Les symptômes qui témoignent de la fatigue oculaire sont divers et variés. De manière générale, on retrouve :

  • une baisse d’acuité visuelle ;
  • une vision brouillée ;
  • une sensation d’éblouissement ;
  • les yeux irrités et rouges ;
  • une sensation de brûlure ou de picotements ;
  • des maux de tête.

Parmi les symptômes de la fatigue oculaire, on retrouve également celui de la paupière qui tremble.

 

Comment éviter d’avoir la paupière qui tremble ?

La plupart du temps, adopter une meilleure hygiène de vie peut aider à diminuer, voire à se débarrasser de ce tressautement. Il est recommandé d’améliorer son alimentation ainsi que sa qualité de sommeil.

Côté alimentation, l’objectif est de faire la part belle à tous les aliments riches en magnésium. Privilégiez les légumes verts, les céréales complètes, les fruits oléagineux, les légumineuses ainsi que les eaux minérales. Il peut également être recommandé de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant afin de réaliser un bilan sanguin complet. Un manque de fer peut être à l’origine d’une fatigue intense, elle-même pouvant entrainer le tremblement des paupières. Le médecin pourra vous prescrire des compléments alimentaires, en fonction des résultats de la prise de sang.

3 gestes pour lutter contre le nerf de la paupière qui tremble

Prendre soin de ses yeux et adopter une bonne hygiène de vie peut grandement aider à lutter contre ce phénomène ô combien désagréable.

  • Lutter contre la fatigue oculaire : la fatigue oculaire accentue les tremblements de la paupière. Gymnastique oculaire, larmes artificielles, filtre-écran… Plusieurs solutions pour atténuer la fatigue oculaire existent. Tournez-vous vers votre ophtalmologue afin d’obtenir des conseils personnalisés.
  • Diminuer son stress : le stress est l’un des facteurs pouvant favoriser la survenue de ces spasmes musculaires. Pour gérer son stress, plusieurs mesures peuvent être prises. Tentez le yoga ou la méditation pleine conscience, pratiquez l’automassage des paupières, ou misez sur les bienfaits de l’aromathérapie par exemple.
  • Améliorer la qualité de son sommeil : pour trouver le sommeil plus rapidement, et ainsi agir sur la fatigue pouvant être responsable des tremblements de la paupière, restez loin de tous les écrans au moins 3 heures par jour et 1 heure avant le coucher. Cette disposition est essentielle afin de s’éloigner de lumière bleue qui émane de vos écrans et qui perturbe le rythme circadien.

Au moindre doute, il est recommandé de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue dans le but de réaliser un examen complet de vos yeux. Ce professionnel de la santé oculaire est le seul à pouvoir vous fournir un diagnostic précis et à être en mesure de vous donner les meilleurs conseils pour soulager le nerf de la paupière qui tremble.

23 12, 2020

Mycoses oculaires : tout savoir sur cette infection

La mycose oculaire est une infection rare, qui peut affecter la cornée ou, plus rarement, atteindre l’œil dans son intégralité. Cette infection fongique peut avoir des effets importants sur la santé oculaire et mener à des complications plus ou moins graves. Quels sont les symptômes de la mycose oculaire ? Découvrez comment traiter et prévenir cette infection.

 

Qu’est-ce que la mycose oculaire ?

La mycose oculaire est une infection fongique de l’œil. Bien qu’elles soient rares, les mycoses oculaires doivent bénéficier d’une attention particulière compte tenu de la difficulté de traitement. Lorsque l’on parle de mycose oculaire, on fait référence à une infection causée par un champignon. Dans la majeure partie des cas, la cornée est atteinte. On parle alors de kératite. Toutefois, l’inflammation causée par la mycose oculaire peut toucher l’œil entier. Dans ce cas, on parlera d’endophtalmie. Plus rare, cette seconde forme peut engendrer des complications plus graves.

On recense à ce jour deux types de champignons pouvant être incriminés dans le développement d’une mycose oculaire :

  • Les champignons filamenteux : il s’agit de champignons présents dans la terre et dans les végétaux.
  • Les levures : on parle ici des levures saprophytes de la peau et des muqueuses, notamment celles de l’espèce Candida Albicans.

Selon plusieurs études statistiques, les mycoses oculaires sont moins fréquentes en Europe que dans d’autres zones du monde, comme notamment en Asie où le climat et la végétation constituent un environnement favorable à la prolifération des parasites fongiques.

 

Mycose oculaire : quels sont les symptômes ?

La mycose oculaire, qu’elle se présente sous la forme d’une kératite ou d’endophtalmie, présente généralement les mêmes symptômes :

  • Œil rouge ;
  • Œil douloureux ;
  • Baisse de la vision de l’œil affecté.

 

Mycose oculaire : quelles sont les évolutions possibles ?

La mycose oculaire peut évoluer en kératite fongique ou en endophtalmie. Les kératites fongiques sont rares et concernent la plupart du temps les porteurs de lentilles en cas de non-respect d’une hygiène rigoureuse. Il peut s’agir du port de lentille anormalement prolongé, d’une utilisation des lentilles de contact après le délai préconisé ou encore du port de lentilles malgré la présence de symptômes. Les kératomycoses peuvent envahir les cornées pathologiques mais également les cornées normales après traumatisme, le plus souvent causé par un végétal. La mycose oculaire peut également survenir après un geste chirurgical (chirurgie réfractive, greffe de la cornée, cataracte, etc.). Son développement peut être favorisé par l’utilisation de corticoïdes en postopératoire.

La mycose oculaire peut également être la source d’une inflammation de l’œil nommée endophtalmie. Cette infection peut être provoquée par des champignons. Elle se manifeste la plupart du temps par une douleur intense dans l’œil, une baisse visuelle et/ou une sensibilité extrême à la lumière. Rares, les endophtalmies fongiques surviennent principalement sur des terrains à risque (immunodépression, diabète, antibiothérapie, etc.) et chez les toxicomanes par voie intraveineuse. L’endophtalmie fongique peut survenir par inoculation de l’œil après un traumatisme, une chirurgie intraoculaire, ou une kératite fongique.

 

Comment traiter la mycose oculaire ?

Avant d’envisager tout traitement, une consultation avec un ophtalmologue devra être planifiée. Seul l’ophtalmologue sera en mesure d’évaluer la santé de vos yeux après avoir effectué un examen complet. Après avoir identifié la mycose oculaire, du tissu de la cornée sera prélevé et analysé en laboratoire afin d’identifier le type d’infection fongique et l’agent infectieux mis en cause.

  • En cas de kératite : dans un premier temps, des collyres antifongiques à utiliser toutes les heures durant 2 jours pourront être prescrits par l’ophtalmologue. La posologie peut varier si le professionnel de la santé le juge nécessaire, en fonction de l’évolution de l’infection fongique. Dans le cas où ce premier traitement ne serait pas suffisant, d’autres traitements pourront être envisagés. Il peut notamment s’agir d’injections dans la cornée ou d’une intervention chirurgicale dans le but d’augmenter la concentration d’antifongiques dans la cornée. Une greffe de la cornée peut être réalisée, si besoin.
  • En cas d’endophtalmie : pour éviter les complications, l’endophtalmie doit être traitée rapidement. Le recours aux antifongiques est l’unique traitement envisageable pour venir à bout de l’endophtalmie. Le traitement initial comprend généralement des antifongiques sous la forme d’injection à l’intérieur de l’œil, par la voie orale ou par intraveineuse pendant plusieurs semaines. Le traitement peut durer plusieurs mois, si nécessaire.

 

Comment éviter la mycose oculaire ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser une atteinte par mycose oculaire :

  • Être porteur de lentilles de contact : porter des lentilles de contact augmente le risque d’infection fongique de la cornée. Pour éviter les infections, veillez à respecter les règles d’hygiène des mains et du boitier des lentilles de contact. Aussi, portez une attention particulière sur le temps d’utilisation quotidien des lentilles et sur leur durée de vie globale.
  • Prendre des traitements à base de corticoïdes : les traitements à base de corticoïdes peuvent favoriser l’immunodépression locale. Les personnes sous traitement par collyres peuvent être plus vulnérables, du fait des conservateurs contenus dans les collyres, fragilisant la surface oculaire.
  • Avoir une cornée pathologique : les sujets ayant déjà eu une infection préalable de la surface oculaire et de la cornée sont plus susceptibles de développer une mycose oculaire.

Parce qu’elle fait état d’une évolution lente et insidieuse, la mycose oculaire est souvent diagnostiquée en retard. C’est pourquoi il est vivement conseillé de prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue afin de réaliser des bilans complets.

22 12, 2020

Tout savoir sur le filtre écran

Les écrans sont omniprésents dans la vie des individus. Tablette, ordinateur, téléphone intelligent, téléviseur… chaque jour, on passe des heures devant ses différents écrans, pour le plus grand malheur de la santé des yeux. Toutefois plusieurs solutions existent pour protéger ses yeux des lumières bleues, responsables de nombreux dommages. Parmi elles, le filtre-écran. Comment fonctionne le filtre-écran ? Découvrez son action contre la lumière bleue.

 

Qu’est-ce que la lumière bleue ?

La lumière bleue fait partie de la lumière blanche du spectre. Elle est présente dans la lumière naturelle du soleil ainsi que dans les éclairages artificiels, fluorescents et LED. Les écrans LED font partie intégrante du quotidien de bon nombre de personnes. TV, tablettes, téléphones intelligents et ordinateurs, la lumière bleue est partout.

Quels sont les dangers de la lumière bleue ?

Lorsqu’elle n’est pas bloquée par un filtre-écran, la lumière bleue présente des dangers sur le court, le moyen et le long terme.

  • À court terme, s’exposer à ce type de lumière peut provoquer de la sécheresse oculaire et de la fatigue visuelle chronique. La fatigue visuelle se caractérise par une vision trouble, une difficulté d’accommodation, des irritations oculaires, des maux de tête et des douleurs au niveau de la nuque et du dos.
  • À moyen terme, la lumière bleue crée des troubles de l’humeur et du sommeil. En journée, le soleil émet une lumière bleue permettant de réguler notre rythme circadien. La nuit, faute de lumière bleue, le corps sécrète de la mélatonine, hormone indispensable pour trouver le sommeil. Lorsqu’un individu s’expose à la lumière bleue artificielle, le rythme circadien est perturbé.
  • À long terme, l’exposition à la lumière bleue augmente le risque de dépression, de glaucome et de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). En effet, l’exposition excessive à la lumière bleue endommage les cellules photosensibles de la rétine et entraine une détérioration de la macula, pouvant mener jusqu’à la cécité. C’est pourquoi il est indispensable de disposer d’un filtre-écran sur tous vos écrans LED.

 

Comment filtrer les lumières bleues

Plusieurs solutions s’offrent à vous afin de protéger vos yeux des lumières bleues. Il peut s’agir de lunettes équipées de verres anti lumière bleue, de filtre-écran à apposer sur vos écrans d’ordinateurs, de téléphones ou de tablettes, ou d’options directement disponibles dans vos appareils. Quelle solution est la meilleure ?

Le filtre écran anti-lumière bleue

Le filtre écran anti-lumière bleue prend la forme d’un filtre physique ressemblant à une vitre de protection que l’on colle sur l’écran. Il en existe pour l’ordinateur, pour les smartphones et pour les tablettes.

Le filtre anti-lumière bleue bloque les longueurs d’ondes courtes et de haute intensité tout en permettant le passage d’ondes longues et de faible intensité. Cette technologie est donc efficace pour éliminer 100% de la lumière bleue. Le filtre-écran adhésif se place facilement et permet de bénéficier d’une solution durable à moindre coût.

Les lunettes anti lumière bleue

De plus en plus populaires, les lunettes anti-lumière bleue sont équipées de verres filtrants. Ces verres peuvent apporter une correction tout en recevant un traitement spécial réfléchissant une partie des ondes bleu-violet afin qu’elles ne pénètrent pas dans l’œil.

Bien que très efficaces en complément, les lunettes anti lumière bleue ne filtrent pas toutes les longueurs d’ondes problématiques, contrairement au filtre-écran que l’on colle sur l’appareil.

Les filtres anti lumière bleue de vos appareils

Certains de vos appareils sont équipés de fonctionnalités permettant de limiter la lumière bleue émise par l’écran. Cette alternative propose d’ajuster la couleur du fond et du texte. Généralement votre écran affichera une teinte jaunâtre et le contraste de l’écran sera un peu réduit. Ne filtrant pas 100% de la lumière bleue, ce type de filtre-écran doit être utilisé en complément d’autres mesures pour préserver votre santé oculaire.

Si vous passez plusieurs heures par jour devant un écran, il est recommandé de les équiper d’un filtre-écran. Toutes ces mesures peuvent s’additionner et être prises en complément de visites de contrôles régulières chez votre ophtalmologue.

21 12, 2020

Test : Souffrez-vous de strabisme ?

Le strabisme désigne le défaut de parallélisme entre les deux yeux. Le terme strabisme vient du mot grec « strabismos » signifiant loucher. Lorsqu’ils ne sont pas victimes de strabisme, les yeux sont capables d’effectuer des mouvements oculaires de manière parfaitement coordonnés.

 

Quels sont les différents types de strabisme ?

Le strabisme peut conduire à une dégradation de la vision et à une incapacité des yeux à observer correctement les objets en trois dimensions. Pour régler ce défaut de parallélisme, le cerveau ignore naturellement les informations reçues par l’œil atteint de déviation. De ce fait, le champ de vision est réduit et la vision binoculaire est affectée. Sur le long terme, le patient peut développer une amblyopie. L’amblyopie désigne une diminution de l’acuité visuelle due à un œil moins actif que l’autre. Le strabisme figure parmi les principales causes d’amblyopie. Sans test de strabisme et sans prise en charge adaptée, la perte d’acuité visuelle peut être totale et définitive.

Le strabisme peut toucher un patient de plusieurs façons et selon plusieurs niveaux de gravité :

  • Ésotropie ou strabisme convergent : lorsqu’un œil est dévié vers l’intérieur.
  • Exotropie ou strabisme divergent : lorsqu’un œil est dévié vers l’extérieur.
  • Hypertropie : lorsque l’œil est dévié vers le haut.
  • Hypotropie : lorsque l’œil est dévié vers le bas.

Lorsque le défaut de parallélisme est mineur, voire imperceptible, on parle alors de « phorie ». Dans ce cas, le cerveau est dans la capacité de corriger facilement l’anomalie afin d’assurer un alignement apparent des yeux et de permettre la fusion des images transmises par les deux yeux. On parlera de « tropie » lorsqu’une déviation est visible et constante.

 

Comment effectuer un test de strabisme ?

La plupart du temps, le mauvais alignement des yeux est évident et facile à reconnaître. Toutefois, il arrive que ce défaut de parallélisme soit imperceptible et qu’il doive faire l’objet d’un test de strabisme pour être dépisté.

Pour effectuer un test de strabisme à la maison, il est nécessaire de compléter un certain nombre d’étapes :

  • Sur une feuille, dessinez deux ronds d’égal diamètre et sur la même ligne horizontale. Ces deux ronds doivent être séparés de quelques centimètres l’un de l’autre.
  • Placez la feuille à 30 centimètres de distance du regard.
  • Munissez-vous un crayon et placez-le devant vous de sorte à le voir au milieu des deux ronds dessinés sur la feuille.
  • Fixez la pointe du crayon. Si vous ne souffrez pas de strabisme, vous devez voir apparaître un troisième cercle au milieu des deux autres.
  • Si vous n’observez pas de cercle au milieu des deux autres, il est possible que vous soyez atteint d’un strabisme léger.

Pour dépister un strabisme de manière plus précise, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. L’ophtalmologue est le seul à pouvoir dépister le strabisme de manière rapide et non invasive à l’aide d’un test de strabisme nommé « test de Hirschberg ».

Qu’est-ce que le test de Hirschberg ?

Le test de Hirschberg est un test de strabisme couramment pratiqué par les ophtalmologues dans le cadre d’un examen de la vue de routine. Ce test de strabisme s’effectue de la manière suivante :

  • L’ophtalmologue demande au patient de se concentrer tout droit sur une cible, en projetant une lumière dans les yeux.
  • Chez les personnes ayant les deux yeux bien positionnés, la lumière va se refléter à partir du milieu de la cornée, juste au-dessus de la pupille.
    Si la lumière ne suit pas le même schéma pour l’un des deux yeux, cela signifie que les yeux du patient ne sont pas tout à fait alignés.

 

Comment se développe le strabisme ?

Le strabisme peut être présent dès la naissance ou se développer qu’après quelques semaines ou quelques mois. Dans des cas bien plus rares, ce défaut de parallélisme peut apparaître plus tard est être causé par un problème musculaire ou nerveux, ou être dû à un traumatisme. Chez les enfants entre trois et six ans, un strabisme convergent peut naitre lorsqu’ils sont hypermétropes et ont besoin de lunettes.

Enfin, un strabisme peut apparaître des suites d’une affection grave de l’œil ou du système nerveux. Il peut notamment s’agir d’un rétinoblastome, tumeur cancéreuse de la rétine touchant essentiellement les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans. Rare, cette cause doit être prise en charge rapidement et nécessitera un traitement visant à corriger l’alignement des yeux.

 

Comment dépister le strabisme chez un bébé ?

Le strabisme touche environ 5 % des enfants, et autant les filles que les garçons. Tout comme pour l’adulte, le strabisme chez le bébé peut prendre la forme d’un œil qui dévie en permanence, ou d’un œil qui dévie de façon intermittente.

Lorsque l’œil dévie en permanence, le diagnostic pourra facilement être effectué par un pédiatre, sans avoir recours à un test de strabisme particulier. L’enfant devra tout de même être dirigé vers un ophtalmologue pour un suivi plus pointu et un traitement adapté.

Le strabisme intermittent se détecte de manière moins évidente. Le dépistage du défaut de parallélisme devra faire l’objet d’une visite chez l’ophtalmologue pour effectuer un test de strabisme.

 

Comment soigner le strabisme naturellement ?

Une fois le strabisme constaté par l’ophtalmologiste, il sera nécessaire de prendre rendez-vous avec un orthoptiste afin d’effectuer des exercices de rééducation. En supplément, l’ophtalmologue pourra prescrire le port de lunettes de vue. Si les mesures prises ne sont pas suffisantes, une chirurgie pourra être envisagée, au cas par cas.

14 11, 2020

Vacances au ski : protégez vos yeux !

Profiter d’une belle journée ensoleillée au ski est ô combien agréable. Cependant, cela n’est pas sans risque. En montagne, au ski, de nombreux facteurs peuvent nuire à la santé de vos yeux. Quelles sont les raisons pour lesquelles il est essentiel de protéger ses yeux au ski ? Découvrez comment faire pour mettre ses yeux à l’abri du danger à la neige.

Pourquoi protéger ses yeux au ski ?

Au ski, les rayons UV et une forte luminosité peuvent s’avérer extrêmement dangereux pour les yeux. En effet, lors de vacances à la montagne, les rayons du soleil n’épargnent pas votre vue. Tous les 1000 mètres d’altitudes, la proportion des rayons UV augmente de 10%. Si vous profitez d’un séjour à la montagne à 2500 mètres d’altitude, vous êtes donc exposé à 25% d’UV en plus qu’en plaine.

Amplifiés par la réverbération sur la neige, les rayons UV sont d’autant plus agressifs. On estime que la neige réfléchit 85% de ces rayons. Même par temps nuageux, les UV ne sont pas sans effets néfastes sur vos yeux.

Quels sont les effets des UV sur les yeux ?

D’une part, la forte lumière sur les pistes peut altérer la vision. Sous les nuages, cet éblouissement peut s’avérer dangereux, notamment si vous dévalez les pistes. D’autre part, au-delà de la lumière qu’il émet, le rayonnement solaire présente un autre danger, celui des rayons UV.

30 minutes d’exposition aux rayons UV au ski peuvent suffire à provoquer une ophtalmie des neiges. L’ophtalmie des neiges fait référence à une sorte de coup de soleil de l’œil. Aussi appelée « cécité des neiges », elle correspond à une brûlure de la surface de l’œil. Les symptômes associés à cette pathologie sont les suivants :

  • une sensation de brûlure superficielle ;
  • une forte douleur dans les yeux ;
  • des irritations ;
  • un larmoiement chronique ;
  • une sensibilité accrue à la lumière.

Sur le long terme, une exposition trop important aux rayons UV peut être à l’origine de la cataracte et favoriser une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), une maladie dégénérative de la rétine. Les rayons UV peuvent également avoir un effet néfaste sur la cornée et provoquer des inflammations comme une kératite.

Comment protéger vos yeux pendant des vacances au ski ?

Plusieurs études ont démontré un lien entre des expositions cumulatives non protégées et le développement de pathologies oculaires. Au même titre que l’on protège sa peau et son capital soleil, il est donc indispensable de mettre ses yeux à l’abri. Avant de profiter des sports d’hiver, il vous faudra choisir entre porter des lunettes de soleil ou un masque de ski. Les deux dispositifs peuvent être portés en alternance, suivant l’activité effectuée.

Quels sont les atouts du masque de ski ?

Au ski, le masque assure un meilleur confort. Il offre une vision optimale de la piste et assure également une excellente protection contre les UV. Cependant, pour bien choisir votre masque de ski, plusieurs critères sont à vérifier :

  • La norme européenne : la norme NF EN 174 s’applique aux masques utilisés pour la protection oculaire pendant le ski et les activités similaires. Cette norme garantit une protection contre 100% des rayons UV.
  • L’indice de protection : tout comme les verres solaires, les masques de ski sont classés en 4 catégories. La catégorie à choisir dépend de la quantité de lumière à filtrer. Tandis que la catégorie 1 sera idéale pour la pratique du ski sous une très faible luminosité (brouillard ou neige), la catégorie 4 sera indispensable pour dévaler les pistes sous un soleil radieux. Vous pouvez aussi vous diriger vers des verres photochromiques, capables de passer d’une catégorie 2 à une catégorie 4 en l’espace de quelques secondes.
  • Le confort : pour vous assurer le meilleur confort, choisissez une monture adaptée à votre visage. Aussi, pour éviter les accidents et garder une excellente vision, choisissez un masque avec un traitement anti buée.

Comment choisir ses lunettes de soleil pour le ski ?

Tout comme le masque de ski, les lunettes de soleil pour la haute montagne doivent être adaptées aux conditions d’ensoleillement. Particulièrement appréciées pour se promener ou pour déjeuner aux pieds des pistes, les lunettes de soleil doivent être aux normes européennes et posséder le bon indice de protection, conforme à l’intensité lumineuse à laquelle vos yeux sont exposés. Enfin, pour bien protéger les yeux sous tous les angles, choisissez une monture bien enveloppante.

11 11, 2020

Comment calculer la dioptrie d’une lentille ?

La dioptrie fait partie des indicateurs précieux pour aider les ophtalmologues à identifier les éventuels troubles visuels dont un patient peut souffrir. Elle est une donnée indispensable dans la prescription de lentilles ou de verres correcteurs. Comment l’ophtalmologue s’y prend-il pour calculer la dioptrie d’une lentille ?

Qu’est-ce qu’une dioptrie ?

La dioptrie est une unité de vergence qui permet de quantifier l’importance d’un défaut optique. Représentée par le symbole D, elle s’applique aussi bien à la myopie qu’à l’hypermétropie et à l’astigmatisme. Les dioptries représentent la puissance d’une lentille nécessaire pour faire converger une image sur la rétine.

Pour calculer la dioptrie, l’ophtalmologue utilise la formule de vergence permettant de calculer la position où se forme l’image d’un objet après réfraction de la lumière par un système optique. Le système optique peut désigner une lentille mince ou le duo cornée et cristallin. La vergence, exprimée en dioptries, est égale à l’inverse de la distance focale (distance nécessaire pour voir un objet de manière nette) mesurée en mètres.

Si un myope voit un objet net à 50 cm, sa dioptrie sera de -2D. Si la distance pour voir cet objet parfaitement et sans effort passe à 25cm, la dioptrie du myope sera de -4D. Un œil myope qui est corrigé par un verre correcteur de -0,5D voit net et sans correction un objet situé au maximum à 2 mètres.

Pourquoi calculer la dioptrie ?

Calculer la dioptrie est indispensable pour déterminer la correction nécessaire pour compenser le défaut optique d’un patient. Le niveau du défaut visuel est calculé en fonction de la dioptrie. Par exemple, pour un myope :

  • -0.25 à -2.00 dioptries correspondent à une petite ou faible myopie ;
  • -2.25 et -6.00 dioptries correspondent à une myopie moyenne ;
  • -6.00 dioptries et plus correspondant à une myopie forte.

Quel est le rôle de la kératométrie ?

La dioptrie peut également être utilisée pour quantifier les variations de la courbure de la surface oculaire. Il s’agira donc des dioptries de courbure. Pour calculer la dioptrie de courbure, il est nécessaire d’utiliser une valeur d’indice de réfraction appelée kératométrie. La kératométrie repose sur l’étude morphologique des paramètres cornéens intervenants dans la réfraction de l’œil. Indispensable dans la prescription de lentilles de contact, ce test de diagnostic est également nécessaire pour calculer le pouvoir idéal de lentilles intraoculaires.

La kératométrie permet d’obtenir un résultat exprimé en dioptries de courbure. À noter que les dioptries de courbure ne sont pas équivalentes aux dioptries de pouvoir optique.

Comment est réalisée la kératométrie ?

Pour calculer la dioptrie de courbure, l’examen est réalisé avec un kératomètre. Le patient s’assoie devant l’appareil, le menton appuyé sur sa mentonnière et regarde à l’intérieur pendant qu’un faisceau de lumière traverse l’ophtalmomètre et se reflète dans un miroir convexe. Ce système de réflexion de la lumière permet de déterminer la courbure des principaux axes de la cornée.

Quelles sont les différents types de lentilles ?

Il existe deux type de lentilles : les lentilles convergentes et les lentilles divergentes.

  • Les lentilles convergentes : il s’agit d’une lentille qui réfracte les rayons lumineux parallèles de façon à les rapprocher de l’axe principal. Il existe trois types de lentilles convergentes (biconvexe, plan-convexe et ménisque convergente).
  • Les lentilles divergentes : la lentille divergente réfracte les rayons lumineux parallèles de façon à les éloigner de l’axe principal. De même que pour les lentilles convergentes, les lentilles divergentes se déclinent en trois types (biconcave, plan-concave et ménisque divergente).

Tandis que calculer la dioptrie de pouvoir optique sera nécessaire pour déterminer la correction adaptée au patient, le calcul des dioptries de courbure sera indispensable pour recommander la forme des lentilles appropriée. D’autres examens pourront être nécessaires afin d’évaluer la bonne santé oculaire du patient.

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