22 09, 2021

Conjonctivite bébé : nos conseils pour bien la soigner

Votre bébé a l’œil qui coule et vous remarquez une rougeur ? Et s’il s’agissait d’une conjonctivite ? La conjonctivite chez le bébé est un motif fréquent de consultation. Bénigne dans la plupart des cas, elle nécessite toutefois une prise en charge adaptée. Découvrez comment soigner la conjonctivite de votre bébé.

Comment savoir si mon enfant à une conjonctivite ?

La conjonctivite est une inflammation de la membrane qui recouvre l’œil, la conjonctive. La conjonctive est une membrane qui recouvre le blanc de l’œil et l’intérieur des paupières. Cette inflammation peut être d’origine virale, bactérienne ou allergique. Elle peut aussi être causée par un contact avec plusieurs substances chimiques.

La conjonctivite chez le bébé se manifeste par l’apparition de différents symptômes. Généralement, l’enfant est pris de démangeaisons et ressent une gêne comme une impression de corps étrangers sous la paupière. Les symptômes varient selon qu’il s’agisse d’une conjonctivite virale, bactérienne ou allergique.

  • La conjonctivite virale : Si la conjonctivite du bébé est d’origine virale, l’œil coule et présente des rougeurs. Il est aussi possible que l’enfant ait de la fièvre et qu’il ait mal à la gorge.
  • La conjonctivite bactérienne : dans le cas d’une conjonctivite du bébé d’origine bactérienne, le blanc de l’œil et l’intérieur de la paupière sont rouges. Au réveil, l’enfant a les cils collés, à cause des sécrétions de l’œil purulentes. Une boule de pus peut également se former au niveau de l’angle interne de l’œil. Les larmoiements de l’enfant sont continus et épais tout au long de la journée.
  • La conjonctivite allergique : la conjonctivite allergique débute au printemps et est souvent associée à une rhinite. Elle atteint le plus souvent les deux yeux et crée des démangeaisons. Les yeux sont gonflés et larmoyants.

Comment un bébé attrape une conjonctivite ?

La conjonctivite chez le bébé peut être causée par un virus, une bactérie, des allergies ou une irritation à un produit chimique. Si votre enfant fait des conjonctivites à répétition, il peut s’agir d’une obstruction du canal lacrymal. Une obstruction du canal lacrymal peut occasionner un larmoiement persistant. Ce larmoiement peut être pris, à tort pour une conjonctivite. Si la surinfection est permanente et chronique, l’ophtalmologue peut décider de pratiquer une petite intervention bénigne pour désobstruer chirurgicalement le canal. Réalisée en ambulatoire, la procédure consiste à faire passer une petite sonde extrêmement fine dans le canal lacrymal pour le dilater.

La conjonctivite infectieuse est très contagieuse, notamment chez les enfants. Elle se transmet facilement au contact de sécrétions infectées ou d’objets contaminés. Pour limiter le risque de contagieux, il existe plusieurs gestes simples :

  • Se laver les mains avant et après chaque soin ;
  • Utiliser des mouchoirs jetables ;
  • Laver quotidiennement le linge de maison qui entre en contact de votre enfant ;
  • Éviter le contact visage contre visage durant toute la période de contagion.

Si la conjonctivite du bébé est causée par un virus, la période de contagion est de 1 à 2 semaines. Dans le cas d’une conjonctivite causée par une bactérie, la conjonctivite devient rapidement moins contagieuse dès lors que le traitement commence.

Conjonctivite bébé : traitement

Le traitement de la conjonctive chez le bébé est différent selon sa cause. Si l’infection est due à une bactérie, le médecin ou le pédiatre pourra prescrire des collyres antibiotiques. Dans le cas d’une infection virale, il n’existe pas de traitement spécifique. La conjonctivite virale disparaît spontanément en quelques jours. Les yeux doivent être nettoyés régulièrement à l’aide de sérum physiologique. Un collyre désinfectant et décongestionnant peut également être prescrit par le médecin. En cas de conjonctivite allergique chronique, le médecin peut prescrire des collyres à base d’antihistaminiques ou de corticoïdes, dans les cas les plus sévères.

Bien que bénigne, la conjonctivite chez le bébé doit faire l’objet d’une consultation médicale pour déterminer l’origine de la maladie et obtenir le traitement adéquat.

21 09, 2021

Conjonctivite : symptôme & traitement

La conjonctivite est une pathologie oculaire qui se caractérise par une inflammation de la conjonctive de l’œil. Elle peut être d’origine virale, bactérienne, allergique ou irritative. Fréquente, cette inflammation est sans danger pour la vision en l’absence de complications. Découvrez comment reconnaître la conjonctive et la traiter.

Qu’est-ce que la conjonctivite ?

La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, couche transparente recouvrant toute la surface de l’œil y compris l’intérieur de la paupière. La conjonctive forme une barrière muqueuse protectrice entre les agressions extérieures et le globe oculaire.

La conjonctivite est une maladie fréquente. On en distingue plusieurs types, parmi lesquels :

  • La conjonctivite allergique : comme son nom l’indique, la conjonctivite allergique survient chez les personnes allergiques, après un contact avec un allergène. Elle peut récidiver dès que la personne est, à nouveau, exposée à cet allergène. Généralement, les conjonctivites allergiques débutent au printemps, et sont causées par les pollens de graminées, d’arbres ou d’herbacées. Elles se caractérisent par des démangeaisons et des yeux rouges et larmoyants. La conjonctivite allergique peut également entraîner une photophobie et s’accompagner d’une rhinite allergique.
  • La conjonctivite virale : la conjonctivite virale est un type très fréquent, notamment chez les enfants. Elle peut être liée à de nombreux virus (adénovirus, rougeole, rubéole, entérovirus, herpès, etc.), et est hautement contagieuse. La conjonctivite virale touche souvent les deux yeux en même temps. Des sécrétions oculaires claires et limpides font notamment partie des symptômes.
  • La conjonctivite bactérienne : moins fréquente que la conjonctivite virale et allergique, la conjonctivite bactérienne est le plus souvent due à un streptocoque ou un staphylocoque. Contrairement à sa forme virale, elle n’affecte généralement qu’un seul œil. Elle est caractérisée par une irritation et une sensation de corps étranger dans l’œil. On observe également la survenue de sécrétions purulentes, épaisses et jaunes. Les yeux sont gonflés au réveil et restent collés entre eux.

Lorsque l’œil entre en contact avec certaines substances, une réaction conjonctivale peut entraîner une conjonctivite par irritation. C’est notamment le cas lorsque l’œil rencontre certains conservateurs présents dans les collyres ou dans les produits d’entretien des lentilles de contact, des shampoings, ou encore du chlore.

Quels sont les symptômes de la conjonctivite ?

Plusieurs symptômes peuvent être associés à la conjonctivite :

  • Une sensation de grains de sable dans l’œil ou les yeux concernés ;
  • Des démangeaisons au niveau de la paupière ;
  • Un gonflement de la paupière ;
  • Un larmoiement ;
  • Une rougeur qui touche le blanc de l’œil ainsi que l’intérieur des paupières ;
  • Des irritations au niveau de l’œil donnant envie de se frotter les yeux ;
  • Une photophobie.

Si vous présentez une altération de la vision, cela peut être le signe d’une kératite. La kératite infectieuse ou inflammation de la cornée se traduit par une baisse de la vision, une intense photophobie, et des douleurs très importantes. Pouvant avoir des conséquences sur la vision, elle doit être prise en charge rapidement. Il est donc recommandé de consulter un ophtalmologue rapidement afin d’éviter les complications.

Comment attrape-t-on une conjonctivite ?

La conjonctivite peut résulter d’une réaction allergique, être d’origine bactérienne ou virale, ou encore être causée par l’exposition à des produits chimiques. Plusieurs facteurs peuvent accroître le risque de contracter une conjonctivite. Être en contact avec une personne atteinte de conjonctivite, avoir une mauvaise hygiène des mains et ne pas entretenir ses lentilles de manière adéquate peut augmenter le risque de développer une conjonctivite.

Comment soigner une conjonctivite ?

La plupart des conjonctivites guérissent facilement avec l’application de soins locaux. Les traitements prescrits dépendent de sa cause. Par exemple, dans le cas d’une conjonctivite bactérienne, un traitement antibiotique local, ou général pourra être nécessaire.

Si la conjonctivite est d’origine allergique, il est important de rechercher les allergènes mis en cause et d’éviter de s’y exposer. Lorsque l’allergène est présent dans l’air, les conjonctivites allergiques sont généralement saisonnières et réapparaissent à certaines périodes de l’année. Elles peuvent aussi persister tout au long de l’année ou se manifester sous la forme de pics. Des collyres à base d’antihistaminiques, ou dans les cas sévères, de corticoïdes pourront être prescrits au terme d’une consultation médicale.

En cas d’irritation de l’œil liée à un contact avec une substance externe, le traitement repose généralement sur l’instillation de larmes artificielles. Orientez-vous vers votre ophtalmologue si les symptômes persistent afin d’obtenir une prise en charge adaptée.

17 09, 2021

Qu’est-ce que le syndrome d’Usher ?

Décrit pour la première fois en 1914 par un ophtalmologiste anglais, C.H. USHER, le syndrome d’Usher est une maladie rare qui associe une perte d’audition (surdité) et des troubles de la vue (rétinite pigmentaire). Causes, symptômes, traitements… Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le syndrome d’Usher.

Quels sont les symptômes du syndrome d’Usher ?

Le syndrome d’Usher associe la surdité aux troubles de la vision dus à un mauvais fonctionnement de la rétine nommée rétinite pigmentaire. Il existe trois formes différentes du syndrome d’Usher. Ces formes dépendent de l’âge auquel la maladie se manifeste, de la gravité de la surdité et de la présence ou non de troubles de l’équilibre :

  • Syndrome d’Usher de type I : les personnes atteintes d’un syndrome d’Usher de type I naissent sourdes. Cette surdité est profonde et bilatérale. La perte de la vue est constatée dans les 10 premières années de la vie de l’enfant. Présentant des troubles de l’équilibre, les enfants touchés par cette maladie rare marchent plus tard que la moyenne.
  • Syndrome d’Usher de type II : dans le cas d’un syndrome d’Usher de type II, l’individu ne naît pas sourd et ne présente pas de troubles de l’équilibre notable. Il présente toutefois une déficience auditive et commence à perdre la vision après l’âge de dix ans. Dans la plupart des cas, la vision est conservée jusqu’à un âge mûr.
  • Syndrome d’Usher de type III : il correspond à une rétinite pigmentaire apparaissant à la puberté puis une surdité progressive. Les personnes atteintes du syndrome d’Usher de type III ne naissent pas sourdes et peuvent présenter ou non un trouble de l’équilibre.

Le syndrome d’Usher touche aussi bien les femmes que les hommes. La prévalence de cette maladie varie en fonction des pays. De même, la répartition des trois formes du syndrome d’Usher varie aussi d’un pays à l’autre.

C’est quoi la rétine pigmentaire ?

La rétinite pigmentaire désigne un groupe de maladies caractérisées par une atteinte progressive de la rétine. Elle peut évoluer jusqu’à la perte d’une partie ou de la totalité de la vue. Les rétinites pigmentaires sont des maladies génétiques atteignant différents gènes qui ne sont pas tous encore identifiés. Parmi les individus atteints de rétinite pigmentaire, environ 1/6 souffrent du syndrome d’Usher

Dans le cas d’un syndrome d’Usher de type I, les manifestations visuelles apparaissent entre l’âge de 10 ans et de 20 ans tandis que pour un type II, elles débutent plus tardivement (aux alentours de 25 ans), sont très progressives et moins invalidantes.

Chez les personnes atteintes de rétinites pigmentaires, les cellules spécialisées appelées « photorécepteurs », se meurent peu à peu. Ces photorécepteurs, les bâtonnets rétiniens et les cônes rétiniens, ont en charge de capter la lumière et de la traduire en signaux que le cerveau interprétera. Plus précisément, les bâtonnets sont responsables de la vision périphérique et nocturne, et les cônes rétiniens se chargent de la vision centrale et de la perception des détails et des couleurs. Dans le cadre d’un syndrome de Usher, la rétinite pigmentaire touche d’abord les bâtonnets rétiniens. C’est pourquoi, la perte de vision périphérique et nocturne apparaît dès les premiers stades de la maladie. Cette perte de la vision périphérique se traduit par une sensation de « vision tubulaire ». La disparition des cônes rétiniens dans un second temps entraîne peu à peu la perte de la vision centrale.

Quelles sont les causes du syndrome d’Usher ?

Le syndrome d’Usher est une maladie génétique. Sa transmission est appelée « récessive autosomique ». Cela signifie que le gène de la maladie n’est pas porté par les chromosomes sexuels (le chromosome X et le chromosome Y). Cette maladie génétique implique que l’enfant reçoive le gène malade de ses deux parents porteurs sains. Il faut donc que les deux copies du même gène soient altérées pour que la maladie apparaisse.

Syndrome d’Usher et grossesse : peut-on faire un diagnostic prénatal ?

Un diagnostic prénatal est possible dans le cas où le couple aurait déjà eu un enfant atteint du syndrome d’Usher de type I, ou si l’un des parents est atteint. Le diagnostic prénatal permet de déterminer si l’enfant à naître est atteint ou non de la maladie. Il repose sur la réalisation d’un prélèvement de villosités choriales, ou d’une amniocentèse, dans le but de rechercher l’anomalie génétique identifiée. Le prélèvement de villosités choriales peut être proposé entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée, et l’amniocentèse peut être réalisée entre 15 et 17 semaines d’aménorrhée.

Comment fait-on le diagnostic du syndrome d’Usher ?

Le diagnostic repose sur les manifestations cliniques de la maladie. Dans le cas d’un Usher de type I, on observe une surdité dès la naissance ainsi que de troubles de la vision, généralement avant la dixième année. La maladie peut être évoquée par les médecins lorsqu’un nourrisson présente une surdité congénitale. Un électrorétinogramme permettra de diagnostiquer l’atteinte de la rétine même si l’enfant ne présente pas encore d’altération de la vision. Cet examen ophtalmologie spécialisé permet de diagnostiquer une rétinite pigmentaire en enregistrant la réponse électrique de la rétine stimulée avec de la lumière. Indolore, il peut être réalisé à partir de l’âge de 6 mois.

Quels sont les traitements du syndrome d’Usher ?

Malheureusement, il n’existe actuellement pas de traitement permettant de guérir le syndrome d’Usher. La prise en charge s’effectue à l’aide de plusieurs spécialistes. Selon le type et le degré de surdité, un appareil auditif ou un implant cochléaire pourront être envisagés. Pour lutter contre l’éblouissement et améliorer la vision des contrastes, des verres teintés pourront être prescrits. Les verres teintés ont également une visée préventive afin de limiter les effets nocifs de la lumière. Bien que la nécessite d’un apport supplémentaire en vitamine A reste encore discuté, tous les spécialistes s’accordent sur le besoin d’adopter une alimentation équilibrée riche en antioxydants. La lutéine ainsi que les omégas 3 pourraient aider à ralentir l’évolution des troubles de la vue.

16 09, 2021

Orthoptiste : quand et pourquoi le consulter ?

L’orthoptie est une profession paramédicale exercée par un orthoptiste. Ce professionnel de la santé intervient dans le dépistage, la rééducation, la réadaptation et l’exploration de la fonction visuelle. Pourquoi prendre rendez-vous avec un orthoptiste ? Découvrez dans quel cas consulter ce professionnel de santé spécialisé dans la prise en charge des troubles visuels.

Quel est le rôle de l’orthoptiste ?

L’orthoptiste intervient à la demande d’un ophtalmologue. Il est spécialisé dans le dépistage, la rééducation et la réadaptation oculaire. Ce professionnel de la santé est sollicité afin d’effectuer un bilan pour évaluer les capacités visuelles et les troubles à prendre en charge. Après un traumatisme ou une intervention chirurgicale, l’orthoptiste peut également intervenir afin de faciliter la réadaptation.

Après avoir évalué les défaillances visuelles à traiter, et avoir déterminé les possibilités de rééducation à l’aide de plusieurs tests, l’orthoptiste met en place un protocole sur-mesure en fonction des besoins du patient.

Depuis 27 avril 2020, après le décret relatif aux conditions d’adaptation des prescriptions médicales de verres correcteurs et de lentilles de contact oculaire par un orthoptiste, ce professionnel de la santé peut également assurer le renouvellement et l’adaptation d’équipements optiques. Dans le cas de verres correcteurs, l’orthoptiste peut adapter les corrections optiques des prescriptions médicales initiales datant de moins de 1 an pour les patients âgés de moins de 16 ans, de 5 ans pour les patients de 16 à 42 ans, de 3 ans pour les patients de 42 ans et plus. Pour les lentilles de contact, les prescriptions médicales initiales doivent dater de moins de 1 an pour les patients âgés de moins de 16 ans, et de 3 ans pour les patients âgés de 16 ans et plus.

Quelle est la différence entre un ophtalmologue et un orthoptiste ?

L’ophtalmologue, aussi appelé ophtalmologiste, est un médecin spécialisé dans l’étude et le traitement de l’œil et de toutes ses pathologies. Il est consulté dans le but de détecter les troubles et les maladies des yeux, de les corriger et de les soigner. L’ophtalmologue peut également pratiquer des actes de chirurgie tels que le traitement d’un glaucome et l’opération de la myopie, de la rétine, des paupières ou de la cataracte. Il est le médecin référence dans le dépistage et le suivi du glaucome, et de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Contrairement à l’ophtalmologue, qui est un spécialiste en accès direct, l’orthoptiste intervient sur prescription médicale (ORL, médecin généraliste, pédiatre, etc.). Cet auxiliaire médical traite les troubles de la vision chez l’enfant et l’adulte. Il peut s’agir de troubles tels que le strabisme, l’amblyopie ou les déficiences visuelles importantes.

Pourquoi aller voir un orthoptiste ?

Les raisons pour lesquelles un patient peut être amené à consulter un orthoptiste sont nombreuses. Il peut être nécessaire de prendre rendez-vous avec ce professionnel de la santé pour soulager une fatigue oculaire, réduire un strabisme, ou permettre une meilleure adaptation aux lunettes. Les exercices proposés par l’orthoptiste peuvent également améliorer un trouble de la vue après un traumatisme, une maladie ou un accident, par exemple.

Il est possible de consulter un orthoptiste à tout âge. Chez l’enfant, les troubles de la vision peuvent perturber son développement. Certains troubles de la vision, lorsqu’ils sont diagnostiqués tôt, peuvent être corrigés par des exercices de rééducation et de réadaptation. L’orthoptiste participe à la rééducation de l’amblyopie. L’amblyopie désigne une déficience visuelle unilatérale qui est généralement constatée chez les jeunes enfants. Dans la plupart des cas, cette déficience est due à une différence de réfraction entre les deux yeux. Lorsqu’elle est traitée avant 6 ans, l’amblyopie est réversible.

Comment se déroule une séance d’orthoptie ?

Le déroulement d’une séance d’orthoptie dépend du patient et des troubles visuels à corriger. Dans le cas d’une première consultation, le professionnel de la santé débute généralement par un entretien médical, un test d’acuité visuelle et un bilan orthoptique.

Une séance avec un orthoptiste dure en moyenne entre 20 min et 1 heure. Au cours de la séance, l’orthoptiste pourra également réaliser des examens de la vue, mesurer l’acuité visuelle, et réaliser des séances d’apprentissage à la manipulation et à la pose des lentilles de contact oculaire.

L’orthoptiste peut exercer en libéral, ou être salarié d’un hôpital, d’une clinique privée, d’un cabinet médical, d’un dispensaire, d’un centre de soins, ou d’un réseau de santé.

Qu’est-ce qu’un bilan orthoptique ?

Les raisons pour lesquelles un patient est amené à réaliser un bilan orthoptique sont variables. Chez le bébé, s’il ne réagit pas aux différents jouets qu’on lui tend, il peut être nécessaire de se rapprocher de son ophtalmologue afin d’obtenir une prescription. Plus tard, si un enfant présente des difficultés d’apprentissage ou s’il se tient trop près des écrans ou des livres, un bilan peut être envisagé pour dépister un éventuel trouble de la vision. Chez l’adulte, la fatigue visuelle, les larmoiements ou encore une sensibilité accrue à la lumière peuvent mener à la réalisation d’un bilan orthoptique.

Le bilan orthoptique est réalisé afin de poser un diagnostic et proposer au patient un protocole de soins adapté. Il permet d’évaluer les capacités visuelles du patient et de déterminer l’origine de son trouble.

Après avoir interrogé le patient sur les problèmes rencontrés, ses habitudes de vie, et ses antécédents médicaux, l’orthoptiste pratique différents tests à l’aide d’instruments et de matériels spécifiques. Le bilan comporte notamment la mesure des axes visuels avec ou sans correction optique, la convergence, la divergence, et les mouvements oculomoteurs. Cet examen complet dure une trentaine de minutes.

Est-ce que l’orthoptiste est remboursé par la sécurité sociale ?

Le bilan orthoptique est pris en charge par l’Assurance maladie, tout comme le remboursement de l’orthoptiste. Pour bénéficier du remboursement, il est indispensable de disposer d’une prescription médicale. La consultation chez l’orthoptiste est remboursée par l’Assurance Maladie à hauteur de 60% dans le parcours de soins coordonnés. Pour obtenir un complément de prise en charge, rapprochez-vous de votre mutuelle.

15 09, 2021

Qu’est-ce que la thérapie visuelle ?

La thérapie visuelle désigne un programme de traitement de la vision prescrit par un ophtalmologue. Ce traitement personnalisé, aussi appelé rééducation ou réadaptation visuelle, a pour objectif d’atténuer les problèmes liés à la précision des mouvements des yeux. La thérapie visuelle peut aussi avoir pour but de diminuer les troubles en lien avec la focalisation et la coordination entre les deux yeux. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la thérapie visuelle.

À qui s’adresse la thérapie visuelle ?

La thérapie visuelle s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Certains troubles oculaires ne peuvent être corrigés par le port de lunettes ou de lentilles de contact. Dans ce cas, il est possible d’envisager une thérapie visuelle. La thérapie visuelle consiste à réaliser un programme d’exercices oculaires personnalisés et non chirurgicaux à visées thérapeutiques.

Contrairement aux lunettes et aux lentilles de contact qui permettent de compenser les problèmes oculaires, et à la chirurgie qui sert à modifier l’anatomie de l’œil, la thérapie visuelle est utilisée pour améliorer certaines habiletés visuelles. Il peut s’agir des compétences visuelles suivantes :

  • Le strabisme : le strabisme se traduit par un écart dans la position des yeux. Un seul œil, (ou les deux yeux), dévie et ne s’aligne pas au même point. La thérapie visuelle figure parmi les solutions possibles pour corriger le strabisme. Elle permet de renforcer et de stimuler les muscles extrinsèques par des exercices visuels. La réussite de la thérapie visuelle sur le strabisme dépend de la direction, de l’ampleur et de la fréquence du tour de l’œil.
  • L’amblyopie : aussi appelée « œil paresseux », l’amblyopie est un problème de développement de la vision où un œil n’atteint pas une acuité visuelle normale. Le strabisme est l’un des troubles pouvant causer l’amblyopie. L’œil paresseux survient généralement chez les jeunes enfants. Il doit être corrigé avant l’âge de 8 ans afin de ne pas devenir permanent et entraîner une grave perte de vision. L’amblyopie peut être corrigée par des lunettes ou par la rééducation visuelle.
  • La focalisation : les enfants comme les adultes qui ont de la difficulté à se concentrer sur des objets et des tâches telles que la lecture, peuvent entreprendre une thérapie visuelle. Cette rééducation est généralement bénéfique pour les enfants qui présentent des difficultés à traiter les informations visuelles à l’école.
  • L’intégration visuo-motrice : chez l’enfant, l’intégration visuo-motrice désigne la capacité d’interpréter les informations visuelles perçues par nos yeux afin de répondre avec une action motrice. Cette capacité implique une communication optimale entre les yeux, le cerveau et les mains. La thérapie visuelle peut aider l’enfant à améliorer l’intégration visuo-moteur.

En quoi consiste la thérapie visuelle ?

La thérapie visuelle repose sur des exercices et activités qui améliorent certaines fonctions du système visuel. Elle s’effectue sous la supervision d’un optométriste. Les exercices effectués sont choisis pour répondre aux besoins individuels de chaque patient. Il peut s’agir des exercices suivants :

  • Les lunettes rouge et vert : comme leur nom l’indique, ces lunettes ont un verre de chaque couleur (rouge et vert). Elles permettent d’envoyer au cerveau une information visuelle différente qu’il doit intégrer.
  • La thérapie visuelle par ordinateur : elle utilise un logiciel conçu pour améliorer la convergence en effectuant des exercices de mise au point des yeux.
  • Le cache-œil : la technique du cache œil est généralement utilisée pour traiter l’amblyopie. Il s’agit de cacher l’œil fort dans le but de forcer l’œil paresseux à travailler. Cette technique fait en sorte que le cerveau accepte les signaux visuels de l’œil faible.

Entamer une thérapie visuelle peut améliorer la qualité de vie et le confort visuel après un traumatisme. Chez l’enfant, cette rééducation permet d’améliorer l’apprentissage à l’école, et d’agir sur l’alignement des yeux et le développement de la perception de la profondeur.

Comment se déroule une séance de thérapie visuelle ?

Lors d’une première consultation, l’optométriste évalue les besoins du patient et diagnostique les problèmes de vision pouvant être traités par thérapie visuelle. Le diagnostic repose sur plusieurs tests. Une fois le diagnostic posé, l’optométriste prescrit des exercices visuels qui devront généralement être effectués une à deux fois par semaine. La fréquence des séances dépend des besoins du patient. Les séances de thérapie visuelle durent de 30 à 60 minutes. Des exercices en autonomie peuvent également être prescrits.

Dans certains cas, la thérapie visuelle peut ne pas fonctionner. Dans ce cas, une chirurgie oculaire pourra être envisagée. Les choix thérapeutiques varient d’un patient à l’autre. L’avis d’un médecin reste indispensable.

14 09, 2021

Hémorragie sous conjonctivale : cause & symptôme ?

On parle d’hémorragie sous conjonctivale lorsqu’un saignement se produit dans la conjonctive. Sans douleur, ce phénomène n’en reste pas moins impressionnant. Quelles sont les causes de ces saignements ? Comment les traiter ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’hémorragie sous conjonctivale.

Qu’est-ce qu’une hémorragie sous conjonctivale ?

L’hémorragie sous-conjonctivale est une affection aussi impressionnante que bénigne. Elle désigne une hémorragie située sous la conjonctive. La conjonctive est une membrane qui tapisse la paupière. Elle recouvre la sclère, couche fibreuse dure et blanche qui recouvre l’œil, jusqu’au rebord de la cornée, couche transparente située devant l’iris et la pupille. La conjonctive a pour mission de protéger l’œil contre les petits corps étrangers et les micro-organismes responsables d’infections.

L’hémorragie sous-conjonctivale se traduit donc par un saignement qui se produit dans cet espace. Ses petites accumulations de sang sous la conjonctive peuvent rendre l’œil entièrement rouge, ou ne toucher qu’une petite zone de l’œil. Le sang, qui provient de petits vaisseaux sanguins à la surface de l’œil, et non de l’intérieur de l’œil, ne touche pas la cornée. De ce fait, la vision n’est pas altérée.

L’hémorragie sous conjonctivale est différente de l’hémorragie intra oculaire. Invisible à l’extérieur de l’œil, l’hémorragie intra oculaire se manifeste essentiellement par des troubles de la vision. Il peut s’agir d’une hémorragie intravitréenne, qui se traduit par une baisse de vision et une « pluie de suie », ou d’un hématome maculaire, qui se manifeste par une perte de la vision centrale.

Quelles sont les causes de l’hémorragie sous conjonctivale ?

La plupart du temps, l’hémorragie sous conjonctivale est liée à la perméabilité anormale de la paroi d’un vaisseau sanguin de la conjonctive ou de la sclère. Dans de rares cas, le saignement peut être en lien avec un trouble de la coagulation, une poussée d’hypertension artérielle ou encore une hyperpression veineuse.

Les hémorragies sous-conjonctivales peuvent également résulter d’un traumatisme mineur de l’œil. Elles peuvent apparaître immédiatement après un effort, une quinte de toux ou des vomissements, ou survenir en différé. Avec l’âge, la paroi des vaisseaux sanguins épiscléraux et conjonctivaux devient de plus en plus fragile. La prise d’un traitement anti-coagulant ou anti-agrégant plaquettaire, dans le cadre de pathologies cardio-vasculaires, peut également favoriser l’apparition de saignement dans cette zone de l’œil.

Enfin, le recours à une intervention de chirurgie oculaire peut également favoriser l’hémorragie sous conjonctivale. Cela s’explique par les différentes manipulations effectuées au niveau du globe oculaire.

Quel est le traitement d’une hémorragie sous conjonctivale ?

Le diagnostic de l’hémorragie sous conjonctival s’effectue en inspectant le globe oculaire. L’ophtalmologue peut observer le sang napper l’espace sous conjonctival sur une surface plus ou moins étendue.

N’entraînant aucune douleur ni aucun problème de vue, le traitement consiste à laisser l’hémorragie se résorber seule. Il n’existe pas de traitement pour faire disparaître plus rapidement le saignement. Tout comme un hématome, la régression spontanée s’effectue sur 2 à 3 semaines en passant par différents stades. L’hémorragie sous conjonctivale n’a également aucune conséquence esthétique à distance.

Si elle est causée par une hypertension artérielle ou un trouble de la coagulation, il sera nécessaire de prendre rendez-vous avec son médecin généraliste afin d’être pris en charge de manière adaptée.

Comment prévenir l’hémorragie sous conjonctivale ?

Pour éviter l’apparition de saignements dans l’œil, il est indispensable d’identifier ses causes. Dans le cas où le saignement serait causé par la prise d’un médicament, il pourra être nécessaire d’ajuster le traitement. Pour effectuer ces changements, il est important de consulter un médecin. Au quotidien, il est également recommandé de ne pas se frotter les yeux brutalement ou vigoureusement.

Hémorragie sous conjonctivale : quand consulter ?

Dans l’immense majorité des cas, les saignements dans l’espace sous conjonctival restent bénins. Toutefois, si le saignement s’accompagne de douleurs oculaires ou faciales, de problèmes de vue, ou d’un gonflement de l’œil, il est indispensable de prendre rendez-vous avec un ophtalmologue. Aussi, si l’hémorragie est secondaire à un traumatisme, il est également indispensable de consulter en urgence afin de vérifier qu’il n’existe pas d’atteinte des autres structures de l’œil. Pour ce faire, il sera nécessaire d’effectuer un fond d’œil.

De manière générale, il est recommandé de prendre rendez-vous régulièrement avec son ophtalmologue afin d’effectuer un examen ophtalmologique complet. L’examen ophtalmologique de permet détecter les maladies oculaires plus courantes de manière précoce et de les traiter avant qu’elles n’impactent la vision.

20 02, 2021

Des verres correcteurs pour soigner la myopie

La myopie est le trouble visuel le plus fréquent. Il se caractérise par une bonne vision de près mais une vision floue de loin. Ce trouble visuel se corrige parfaitement à l’aide de verres correcteurs. Découvrez toutes les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie.

Quel type de verre permet de corriger la myopie ?

En France, on estime que près de 29 % de la population serait myope. Ce trouble visuel apparaît généralement dès l’enfance. Les signes de la myopie chez l’enfant sont facilement détectables : il plisse les yeux pour voir un objet de loin et se rapproche de sa feuille lorsqu’il écrit ou dessine.

Dans la plupart des cas, la myopie est due à un œil trop long. Lorsque l’œil est atteint de myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Handicapante, la myopie peut toutefois être facilement corrigée. Le verre correcteur pour la myopie représente généralement la première solution de correction vers laquelle les patients se tournent.

La myopie se corrige avec des verres unifocaux divergents. Placé devant les yeux, ce type de verre correcteur pour la myopie permet de compenser l’excès de convergence afin que l’image se forme sur la rétine.

Quelles sont les caractéristiques du verre correcteur pour la myopie ?

Les verres unifocaux possèdent la même puissance de correction sur l’ensemble de leur surface. Ce verre correcteur pour la myopie peut également corriger l’hypermétropie et l’astigmatisme. Quand on est myope, les verres correcteurs ont une forme concave. Le verre correcteur pour la myopie est plus épais au bord qu’en son centre. Par souci d’esthétique, il est possible de réduire l’épaisseur du verre en effectuant un traitement amincissant.

Plusieurs autres traitements sont possibles sur le verre correcteur de la myopie. Ils peuvent être équipés de filtres anti UV et bénéficier d’un traitement anti reflet. Pour porter la même monture en situation de pénombre et d’ensoleillement, le verre correcteur pour la myopie peut également être photochromique. Un verre photochromique est un verre correcteur capable de se teinter en fonction de la quantité d’ultraviolet à laquelle il est exposé.

Quel verre correcteur choisir pour la myopie et la presbytie ?

Pour corriger plusieurs anomalies réfractives, les verres multifocaux sont les plus indiqués. Ils permettent une vision nette à différentes distances, à la fois de loin pour les myopes, et de près pour les presbytes. Le verre progressif est le verre correcteur pour la myopie et pour la presbytie le plus utilisé. Il se compose de quatre zones :

  • La zone supérieure est dédiée à la vision de loin ;
    La zone centrale correspond à la vision mi-distance. Elle permet de faire la transition entre la partie supérieure et la partie inférieure.
    La zone inférieure permet la vision nette de près.
    Les bords représentent les zones d’aberrations optiques, d’un côté et de l’autre du couloir de dégressivité du verre.

Le champ de vision étant légèrement rétréci, porter des verres progressifs demande un temps d’adaptation. Toutefois, la majorité des porteurs de verres progressifs réussissent à très bien les tolérer.

Verre correcteur pour la myopie : quelles alternatives ?

Le verre correcteur pour la myopie n’est pas le seul moyen de corriger ce trouble de la réfraction. Après avoir effectué un bilan complet, l’ophtalmologue pourra également prescrire des lentilles de contact au patient souhaitant se départir de ses lunettes de vue. Des lentilles de contact souples ou rigides peuvent également corriger la myopie.

Pour beaucoup, le port de lentilles et de lunettes de vue représente une contrainte. En effet, ces dispositifs entravent souvent la liberté de mouvement et restreignent la pratique de certaines activités sportives. Pour se séparer de sa correction de manière définitive, il est possible d’avoir recours à une chirurgie. La chirurgie de la myopie est une chirurgie de confort de plus en plus réalisée. L’intervention consiste à réduire la puissance optique de l’œil myope afin de rendre le patient emmétrope.

La chirurgie réfractive a pour vocation de permettre au patient de voir de loin nettement sans quelconque verre correcteur pour la myopie. Indolore, cette intervention peut être réalisée une fois que la myopie est stabilisée. Un bilan préopératoire doit être effectué afin d’écarter d’éventuelles contre-indications.

18 02, 2021

Des gouttes pour freiner la progression de la myopie

La myopie est un trouble de la vision fréquent. Touchant de plus en plus de personnes à travers le monde, la myopie représente aujourd’hui en enjeu de santé publique majeur. Pour lutter contre ce défaut de la vision, plusieurs pistes sont exploitées. Parmi elles, les gouttes contre la myopie. Sont-elles efficaces ?

Comment fonctionnent les gouttes contre la myopie ?

La myopie apparaît généralement à l’enfance et se développe jusqu’à l’âge adulte. Vers l’âge de 21 ans, la myopie faible est stabilisée. Pour les myopies fortes, il faudra le plus souvent attendre l’âge de 25 ans, voire 30 ans, pour que ne soit plus évolutive.

Aujourd’hui aucune technique n’a prouvé son efficacité pour stopper l’évolution de la myopie. Toutefois, d’autres techniques sont proposées afin de tenter de ralentir son développement. Parmi ces méthodes, on retrouve les gouttes contre la myopie. Certains agents pharmaceutiques appliqués en gouttes contre la myopie ont démontré un effet positif sur son évolution. Sous la forme de gouttes à appliquer dans l’œil au niveau de la conjonctive, ses collyres sont formulés à base d’anti-muscariniques. Ils provoquent une dilatation de la pupille et une paralysie partielle ou complète de l’accommodation.

Les gouttes contre la myopie sont-elles efficaces ?

Les gouttes contre la myopie à l’atropine et la pirenzépine ont démontrée des bénéfices pour ralentir le développement du défaut visuel. Toutefois, ces gouttes ne sont pas prescrites en routine en raison de nombreux effets secondaires qu’elles provoquent.

  • En raison de la dilatation pupillaire, les gouttes contre la myopie peuvent une photosensibilité. Cette forte sensibilité à la lumière s’explique par la trop grande quantité de lumière qui arrive à la rétine.
  • Provoquant une réduction de l’accommodation cristallinienne, les gouttes contre la myopie provoquent une perte de la vision nette de près.

Différentes concentrations du collyre à base d’atropine ont été testées cliniquement afin de tenter de diminuer les effets indésirables. La concentration la plus faible (0.01%) était la mieux tolérée.

Des gouttes peuvent-elles soigner la myopie ?

Et si des gouttes pouvaient corriger de la myopie ? Tel est le pari pris par une équipe d’ophtalmologistes du Centre médical Shaare Zedek et de l’Institut de nanotechnologie et de matériaux avancés de l’université Bar-Ilan, en Israël. Cette équipe de chercheurs auraient mis au point des gouttes permettent de corriger la myopie. Encore au stade de l’expérimentation, elles ont été testées sur la cornée des cochons et les tests se sont révélés concluants. Composées de nanoparticules, les gouttes contre la myopie se mettraient tous les jours ou toutes les semaines dans les yeux après que de minuscules trous aient été réalisés à la surface de la cornée à l’aide d’un laser ophtalmique. Les nanoparticules présentes dans les gouttes ont pour vocation de se glisser dans les trous afin de modifier le trajet de la lumière.

Uniquement testées sur les animaux, ces gouttes pourraient représenter une belle avancer en matière de traitement de la myopie.

Comment corriger la myopie ?

Généralement, la myopie est liée à la longueur axiale du globe oculaire. Dans le cas de la myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Pour corriger la myopie, l’image de l’objet observé doit donc être refocalisée sur la rétine. Pour se faire d’autres méthodes plus conventionnelles ont prouvé leur efficacité et leur sureté :

  • Le port de lunettes de vue ou de lentilles de contact : la myopie est corrigée à l’aide de une lentille concave divergente permettant de réfracter les rayons parallèle.
  • La chirurgie réfractive : Effectuée sous anesthésie locale, la chirurgie réfractive est une opération de une opération de confort réalisée dans le but de corriger la myopie de manière permanente. L’opération de la myopie repose sur réduction de la puissance optique de la cornée. Elle utilise le laser pour modifier la géométrie de la face antérieure de la cornée de l’œil. Avant l’intervention, le patient doit faire un bilan pré-opératoire afin de s’assurer qu’il est éligible à cette procédure.
26 12, 2020

Pourquoi se frotter les yeux est dangereux ?

Frotter ses yeux. Ce geste est un geste quotidien, que l’on réalise la plupart du temps par fatigue ou par habitude. Pouvant paraître sans conséquence, le frottement oculaire n’est pourtant pas sans risque pour la santé de vos yeux. Pourquoi frotter ses yeux est-il dangereux pour la santé oculaire ?

 

Se frotter les yeux : une mauvaise idée ?

Soumis à la fatigue, à la pollution, aux allergies ou encore à la sécheresse de l’air, vos yeux peuvent être victimes de démangeaisons. Se frotter les yeux est une pratique ô combien agréable. Souvent réalisé le soir quand on est fatigué ou le matin au réveil, ce geste est un réflexe adopté dans le but de mieux répartir le liquide lacrymal, de stimuler les glandes de meibomius et de repousser les impuretés vers le coin des yeux. Se frotter les yeux quand la fatigue se fait sentir est en réalité lié au fait que nous ne clignons pas assez des yeux quand nous sommes fatigués. Au réveil, cela s’explique de la même manière. Après une bonne nuit de sommeil sans cligner des yeux, l’envie de les frotter est présente.

Pour autant, il est indispensable de résister à la tentation. Réalisé trop fréquemment, avec les phalanges et les poings serrés, ce geste peut nuire à la santé des yeux.

 

Se frotter les yeux : quel est le lien avec le risque de déformation de la cornée

Selon plusieurs études, dont notamment celle réalisée par la Fondation Rothschild, les conséquences des frottements oculaires sur la cornée sont très importantes. En effet, la cornée, et le globe oculaire dans son ensemble, subissent des dommages lors de ces frictions répétées.

Parmi les dommages les plus courants : le kératocône. Le kératocône désigne une déformation progressive de la cornée. Avec le temps, la cornée s’affine et change de forme. À l’origine de forme sphérique, la cornée prend alors une forme conique. Le kératocône touche à la fois les hommes et les femmes, et survient généralement à l’adolescence puis évolue jusqu’à l’âge de 30-40 ans avant de se stabiliser.

Se frotter les yeux peut avoir une incidence sur l’apparition d’un kératocône. Ses mouvements circulaires ou latéraux avec écrasement des globes oculaires peuvent être liés à la déformation de la cornée et à son amincissement. Les effets du kératocône sont différents d’un individu à un autre. La plupart du temps, les deux yeux sont touchés par cette déformation de la cornée. Il est toutefois possible de ne souffrir que d’un œil.

Le kératocône présente les symptômes suivants :

  • Vision floue ;
  • Baisse de l’acuité visuelle (surtout la vision de loin) ;
  • Photophobie (sensibilité excessive à la lumière) ;
  • Éblouissement ;
  • Irritation oculaire ;
  • Images dédoublées.

Pour réaliser le diagnostic du kératocône, l’ophtalmologue réalisera un examen de topographie cornéenne. La topographie cornéenne révèlera si la cornée présente un amincissement et des irrégularités. Généralement, un lien peut être établi entre le développement du kératocône et le fait que l’individu souffre d’allergie. En effet, les allergies sont l’une des principales raisons pour lesquelles on ressent le besoin de se frotter les yeux.

 

Se frotter les yeux : quels sont les autres risques ?

Se frotter les yeux peut présenter d’autres risques pour leur santé :

  • Une infection : les mains sont vecteurs de virus et de bactéries pouvant créer des infections. Parmi les premières conséquences du frottement oculaire, la conjonctivite. La conjonctivite désigne une inflammation de la conjonctive de l’œil. Douloureuse, la conjonctivite donne une sensation de grain de sable et crée des brûlures et des démangeaisons. Principalement bactérienne ou virale, elle se transmet facilement en se touchant les yeux. Se frotter les yeux régulièrement peut donc augmenter le pourcentage de chances de développer une conjonctivite.
  • Une égratignure de la cornée : se frotter les yeux en ayant une poussière dans l’œil peut égratigner la cornée. Cette érosion de la cornée peut être causée après frottement de l’œil en présence d’un corps étranger ou survenir après une égratignure avec un ongle ou une branche. Douloureuse, l’érosion cornéenne nécessitera la prescription d’un traitement ainsi qu’un suivi médical avec un ophtalmologue. Si l’atteinte est légère, elle guérira seule, sans traitement.

Frotter ses yeux n’est donc pas sans conséquence pour leur santé. Pour résister à l’envie de réaliser ce geste, clignez-les plusieurs fois afin de favoriser la répartition du liquide lacrymal sur la surface de la cornée.

25 12, 2020

Alcool : quels effets sur la vision ?

Perception visuelle altérée, fatigue visuelle, effet tunnel… les effets de l’alcool sur la vision sont immédiats. Cependant, saviez-vous que sur le long terme, alcool et vision ne font pas bon ménage ? Découvrez quels sont les impacts d’une consommation d’alcool régulière sur la santé de vos yeux. Comment préserver sa vue et garder une bonne santé oculaire ?

 

Alcool et vision : quels sont les effets à court terme ?

L’altération de la qualité visuelle est l’un des premiers effets de la consommation d’alcool. Dès le deuxième verre de vin, la vitesse à laquelle les informations sont transmises au cerveau est ralentie. Ce ralentissement de la communication entre les cellules nerveuses a pour effet d’altérer le fonctionnement des muscles oculaires et impacter la netteté de la vision.

Lorsque la vision est considérablement réduite, généralement après le troisième verre, on parle alors de vision en tunnel. L’alcool réduit le champ de vision et la vue périphérique amoindrie. Après avoir consommé de l’alcool, les muscles ciliaires, qui contrôlent l’ouverture et la fermeture des pupilles deviennent plus paresseux. De ce fait, au delà du deuxième ou troisième verre, on est plus facilement ébloui par la lumière intense, comme celles des phares de voiture ou de l’éclairage urbain par exemple.

La vue longue distance étant également fortement diminuée, il est très difficile d’évaluer les distances en voiture. C’est pourquoi, il n’est pas autorisé de prendre le volant avec un taux d’alcool dans le sang de 0,5 grammes par litre ou plus.

 

Alcool et vision : quels sont les effets à long terme ?

L’alcool et la vision sur le long terme ont bel et bien un lien. La consommation d’alcool régulière et en grande quantité peut causer des dommages sur la vision. En effet, l’alcool est responsable d’une accélération du vieillissement des cellules pouvant causer plusieurs troubles et pathologies :

  • Une sécheresse oculaire : la sécheresse oculaire est causée par une mauvaise qualité de larmes ou une baisse de production lacrymale. La baisse de la production de larmes est liée au vieillissement des cellules qui peut être accéléré par la consommation d’alcool.
  • Des irritations : la baisse de la production lacrymale peut causer des irritations, notamment chez les personnes porteuses de lentilles de contact. Dans certains cas, ces irritations peuvent évoluer en lésions de la cornée.
  • Une dégénérescence de la macula : la macula désigne la partie centrale de la rétine. Le lien entre alcool et vision peut également être fait lorsqu’une dégénérescence maculaire s’explique par une consommation excessive d’alcool sur plusieurs années. Dans certaines, cas, la dégénérescence maculaire peut aller jusqu’à une cécité complète.
  • La névrite optique éthylique : la névrite optique se caractérise par une souffrance aiguë du nerf optique d’origine inflammatoire. Cette neuropathie optique est directement liée à une consommation chronique d’alcool. Bien que le rôle toxique de l’alcool ne soit pas clairement établi, sa consommation entraîne des carences nutritives, notamment en vitamines B, responsables de ce dysfonctionnement.
  • Une cataracte : la consommation d’alcool de manière régulière et excessive peut accroitre le risque de cataracte. La cataracte se développe généralement à partir de 65 ans. Cette pathologie peut être favorisée par une consommation excessive de tabac et d’alcool.

 

Comment préserver sa vue des méfaits de l’alcool ?

Pour éviter les dommages sur la vision liés à l’alcool, le premier geste à adopter est bien évidemment de ne pas boire d’alcool avec excès. La consommation d’alcool comporte des risques sur la santé globale, mais aussi sur la santé des yeux. Santé Publique France recommande de ne pas excéder 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour. De manière général, pour conjuguer alcool et vision en bonne santé, il est recommandé de réduire la quantité totale d’alcool consommée à chaque occasion, de boire lentement et en mangeant, d’alterner l’alcool avec l’eau, et de ne pas conduire si l’on dépasse les taux autorisés.

Pour garder des yeux en bonne santé, faites-les examiner régulièrement, même si tout semble bien aller. Passé 40 ans, plusieurs maladies oculaires peuvent toucher les consommateurs d’alcool ou non. Pour éviter les complications, planifiez des visites régulièrement chez votre ophtalmologue afin qu’il effectue un bilan complet de votre vue et de la santé de vos yeux.

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