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Qu’est-ce que l’anisocorie ?

L’anisocorie fait référence à une différence de tailles des deux pupilles. Une petite inégalité entre la grandeur des deux pupilles est souvent visible chez les la plupart des gens. Toutefois, lorsque cette inégalité est trop importante, on parle alors d’anisocorie. Quelles sont les causes de ce trouble ? Existe-t-il des traitements permettant de le corriger ?

Comment fonctionnent les pupilles ?

On parle d’anisocorie lorsqu’un patient présente une pupille plus grande ou plus petite que l’autre. Pour qu’il s’agisse d’une anisocorie, la différence de diamètre des deux pupilles doit être supérieure à 0,3 millimètre. La pupille désigne l’orifice circulaire noir situé au centre de l’iris. Elle joue un rôle primordial puisque c’est grâce à la pupille que la bonne quantité de lumière peut être réfractée par la cornée à destination de la rétine. La pupille se situe entre la cornée à l’avant, et le cristallin à l’arrière.

Le diamètre de la pupille est influencé par deux muscles antagonistes : le sphincter pupillaire qui se contracte pour diminuer le diamètre de la pupille, et le dilatateur pupillaire qui se contracte pour augmenter le diamètre de la pupille.

Le diamètre de la pupille peut varier entre 2 mm et 8 mm. L’un des facteurs principaux de la variation de taille du disque pupillaire est le degré d’illumination de la pupille.

  • Lorsque la quantité de lumière est importante, le muscle sphincter de la pupille se contracte. Ce sont les fibres parasympathiques du nerf oculomoteur qui viennent stimuler la contraction du muscle sphincter de la pupille afin d’induire une contraction de la pupille. On parle alors de myosis.
  • Lorsque la quantité de lumière est faible, ce sont les neurones sympathiques du système nerveux végétatif qui sont activés afin de stimuler le muscle dilatateur de la pupille. Le muscle dilatateur de la pupille va se contracter dans le but de laisser passer plus de lumière. On parle alors de mydriase.

Une personne atteinte d’anisocorie présente soit une mydriase unilatérale, soit une myosis unilatérale.

Quelles sont les causes de l’anisocorie ?

Les causes de l’anisocorie peuvent être multiples. Il peut être due à une affection neurologique, être purement oculaire ou être mécanique :

  • Le syndrome de Claude-Bernard Horner : il s’agit d’une maladie qui affecte une partie du visage et qui provoque une chute de la paupière, un myosis et une impression d’enfoncement anormal de l’œil dans l’orbite. Pouvant être associé à une lésion sur la voie sympathique oculaire, le syndrome de Horner doit être rapidement pris en charge afin de dépister d’autres pathologies telles qu’une tumeur au poumon, un neuroblastome, ou des lésions thyroïdiennes.
  • La pupille d’Adie : la pupille tonique d’Adie correspond à une mydriase anormale et unilatérale. L’œil atteint présente une pupille fortement dilatée et faiblement réactive, voire non réactive, en cas de stimulation lumineuse. Bénin, ce trouble gêne cependant l’accommodation de la vision de près pour l’œil concerné. Les causes de la pupille d’Adie peuvent être neurologiques, ou être liées à un traumatisme ou une infection.
  • La pathologie du 3e nerf crânien : le nerf responsable de la constriction de la pupille est le 3e nerf crânien. C’est ce nerf qui est responsable de la contraction du sphincter de la pupille dans la clarté. L’anisocorie peut être liée à une atteinte du 3e nerf crânien. Pouvant indiquer un anévrysme intracrânien, cette pathologie constitue une urgence médicale.
  • Une exposition à une substance chimique : l’anisocorie peut être associée à un contact avec des substances chimiques. Il peut s’agir de produits chimiques arrivés dans l’œil de manière accidentelle qui affecte la fonction pupillo-motrice ou résulter d’une exposition accidentelle.

Quels sont les traitement de l’anisocorie ?

L’anisocorie ne possède pas de traitements en tant que tel. Toutefois, il sera nécessaire de chercher les causes du trouble afin d’agir vite en cas de pathologie neurologique par exemple. Dans le cas d’une mydriase unilatérale, le patient peut se voir prescrire des lunettes à verres teintés afin de soulager l’éblouissement.