Qu’est-ce que les glandes lacrymales ?

Les glandes lacrymales sont les glandes qui produisent les larmes. De forme ovale, les glandes lacrymales ont une structure similaire aux glandes salivaires.

À quoi servent les glandes lacrymales ?

Les glandes lacrymales se situent au-dessus du bord latéral derrière le bord supérieur de l’orbite, en arrière du septum orbital. Les glandes lacrymales sont relativement encapsulées entre le muscle releveur de la paupière et le muscle droit externe.

Elles sécrètent un liquide à la composition bien déterminée, qui humidifie et lubrifie la membrane conjonctive. Le film lacrymal fourni par les glandes lacrymales évite le dessèchement des yeux en permanence. Cette hydratation permanente permet aussi d’éliminer les corps étrangers qui se déposent à la surface de l’œil et de faciliter les mouvements du globe oculaire.

Il existe deux types de glandes lacrymales :

• La glande lacrymale principale : elle est en charge de la production des larmes riche en eau en abondance. Elle prend la forme d’une amande et est responsable de la production des larmes d’émotion ou des larmes dues à une irritation.
• Les glandes lacrymales accessoires : petites glandes annexe situées à la base des cils, elles sont en charge de la production de larmes protectrices, plus grasses. Elles sont aussi appelées Meibomius.

Comment fonctionnent les glandes lacrymales ?

Lorsque les glandes lacrymales sont prévenues par le système nerveux d’un danger, elles produisent des larmes. C’est notamment le cas lorsque l’œil est contaminé par une poussière ou un composé chimique comme l’oxyde de propanethial présent dans l’oignon. Même schéma lorsque l’on vit une vive émotion.

Des canaux, au nombre de six à dix environ, viennent de la glande lacrymale et arrivent au sommet de l’espace conjonctif, entre le globe oculaire et la paupière. Les larmes se répandent sur la surface antérieure de l’œil puis s’écoulent par les points lacrymaux supérieur et inférieur dans le coin interne des paupières. Elles sont évacuées par les voies lacrymales excrétrices de la cavité nasale, traversant successivement les canalicules lacrymaux, le sac lacrymal puis le canal lacrymo-nasal.

Les larmes sont constituées de chlorure de sodium à hauteur de 14 g/l, ce qui explique le fait qu’elles soient salées. Elles contiennent aussi des substances antibactériennes.

Quelles sont les pathologies des glandes lacrymales ?

La sécheresse oculaire est la seule pathologie ayant pour acteur principal les glandes lacrymales. En cause, un dysfonctionnement des glandes lacrymales qui ne remplissent plus leur fonction. Cette sécheresse oculaire peut être la source d’autres pathologies comme une ulcération de la cornée.

Comme expliqué plus haut, les larmes qui sont produites par les glandes lacrymales viennent s’étaler à la surface de l’œil pour le protéger et l’humidifier. Elles sont ensuite drainées vers le nez au travers de canaux appelés voies lacrymales. Lorsque ces canaux sont obstrués ou lorsqu’ils sont rétrécis, cela empêche l’écoulement normal du liquide lacrymal ayant pour conséquence un larmoiement. En fonction du type de larmoiement, il est possible de diagnostiquer sa source :

• le larmoiement est clair si l’obstruction se situe avant le sac lacrymal ;
• le larmoiement est purulent si l’obstruction se situe après le sac lacrymal.

Le larmoiement se traite par traitement chirurgical ou par traitement médical. Le traitement est médical pour soigner un larmoiement par hypersécrétion en lien avec une atteinte de la surface oculaire. Dans ce cas, le larmoiement est lié à un élément réactionnel à une inflammation de la surface de l’œil comme une kératite, une conjonctivite ou encore une uvéite.

En cas de larmoiement par défaut de drainage des larmes émises par les glandes lacrymales et lié à un rétrécissement des voies lacrymales excrétrices, le traitement sera chirurgical. Le traitement chirurgical se fera soit par le biais d’une intubation qui consiste à placer une sonde dans les voies lacrymales, soit par le biais d’une dacryocystorhinostomie qui consiste à créer un passage direct des canalicules vers les fosses nasales.