Qu’est-ce que l’iris ?

L’iris correspond à la zone colorée de l’œil qui est percée en son centre par la pupille, dans laquelle la lumière pénètre. La structure de l’iris est, tout comme les empreintes digitales, unique chez chaque individu. En biométrie, l’iris est d’ailleurs utilisé pour identifier une personne.

L’iris est situé en avant de l’œil, entre la cornée et le cristallin, dans la continuité de la choroïde. Il est comparable à un diaphragme : il agit sur le diamètre de la pupille par l’action de muscle sphincter et du muscle dilatateur dans le but de réguler la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil jusqu’à la rétine.

Anatomie de l’iris

L’iris prend la forme d’un disque légèrement bombé et perforé en son centre par la pupille. Il représente la partie la plus antérieure de l’uvée, constituée en arrière par le corps ciliaire et la choroïde. L’iris a une vascularisation et une innervation importantes. Sa face postérieure prolongeant en avant la rétine sert d’écran.

Le diamètre de la pupille est d’environ 12 mm. Son épaisseur varie selon la région. Elle est de 1.5 mm au niveau de la collerette de l’iris, qui est la zone la plus épaisse, et d’environ 1.5 mm du bord pupillaire.
L’iris présente 2 faces (antérieure et postérieure) et 2 bords : un bord externe périphérique qui s’insère sur le corps ciliaire et un bord interne central délimitant la pupille. Les implants « de chambre antérieure » sont insérés et placés en avant de l’iris et les implants « de chambre postérieure » sont insérés en arrière de l’iris, contre le cristallin.

Composition de l’iris

L’iris baigne dans un liquide appelé humeur aqueuse. Il est composé de plusieurs couches : la couche antérieure, la couche stromale et son sphincter et l’épithélium postérieur.

La couche cellulaire antérieure de l’iris

La couche antérieure de l’iris est composée de fibroblastes et de mélanocytes.

• Les fibroblastes : ils forment une couche unicellulaire recouvrant toute la face antérieure de l’iris. Ils ont pour fonction de renouveler le collagène. Ces cellules forment de nombreuses interconnexions, qui sont, entre autres, responsables des fines variations du relief cornéen.
• Les mélanocytes : les cellules mélanocytaires se situent sous la couche superficielle des fibroblastes. Les mélanocytes se répartissent de façon irrégulière et sont disposés en une ou plusieurs couches cellulaires parallèles à la surface de l’iris. Ils contiennent du pigment et sont plus ou moins nombreux selon les iris.

Le stroma irien

La couche stromale de l’iris est constituée de tissu collagène, de cellules pigmentées et non pigmentées. Elle est composée d’un tissu conjonctif fait de fibrilles de collagène, et d’éléments cellulaires tels que les fibroblastes, les chromatophores, les mélanocytes et les mastocyte. La couche stromale héberge également le sphincter de l’iris. Le sphincter est un muscle lisse d’environ 1 mm de largeur, innervé par des fibres parasympathiques. Ce muscle est responsable des mouvements de constriction de l’iris.

L’épithélium irien

L’épithélium irien est composé de deux couches, une antérieure et une postérieure, développé à partir du neuroectoderme de la cupule optique.
• La couche antérieure : elle est composée en grande partie de cellules myo épithéliales, dont les expansions dirigées vers le stroma forment le muscle dilatateur de l’iris. Ces cellules épithéliales sont recouvertes d’une membrane basale.
• La couche postérieure : comme son nom l’indique, la couche postérieure recouvre la partie postérieure de l’iris. Elle est formée d’une seule couche de cellules très pigmentées.

La couleur de l’iris

La couleur de l’iris est déterminée par un ensemble de facteurs :
• La structure et la densité des fibres collagènes du stroma antérieur et de la couche antérieure ;
• La densité en cellules mélanocytaires ainsi que la densité des pigments contenus par les cellules mélanocytaires.

De ce fait, plus l’iris contient de cellules mélanocytaires, elles même denses en pigments, plus l’iris sera marron et foncé.

Les yeux bleus

Les yeux bleus ont une couche antérieure dépourvue en pigmentation. La couleur bleue n’est pas déterminée par un pigment, mais par un mécanisme optique. En effet, les courtes longueurs d’onde de la lumière qui sont bleues sont nettement plus diffusées que les longueurs d’ondes rouges par la structure fine des fibres de l’iris.

Les yeux verts

Les yeux verts sont caractérisés par un iris moyennement riche en cellules mélanocytaires. La lumière diffusée et absorbée de manière partielle donne une perception des yeux noisette clair à verts.

Les pathologies de l’iris

• L’albinisme : l’albinisme est une maladie génétique qui se traduit par une absence ou une diminution de mélanine dans l’iris et la rétine. Cette dépigmentation est causée par l’absence ou le déficit de tyrosinase, une enzyme impliquée dans la production des pigments de mélanine.
• Hétérochromie : l’hétérochromie se caractérise par une différence partielle ou totale de couleur de l’iris. Cette pathologie peut apparaître dès la naissance ou être la conséquence d’une maladie comme la cataracte ou le glaucome. Il n’existe pour le moment aucun traitement spécifique pour traiter les yeux vairons.
• Aniridie : Cette pathologie rare, qui touche environ 1 individu sur 40 000, se traduit par une absence partielle ou totale d’iris. L’aniridie peut par exemple se compliquer en cataracte ou glaucome. Cette pathologie nécessite une surveillance régulière.