Qu’est-ce que la macula ?

 

Quel est le rôle de la macula ?

 

La macula désigne la zone centrale de la rétine située au fond de l’œil où convergent les rayons lumineux en vision diurne. Aussi appelée tache jaune, la macula est exempte de capillaires sanguins. Elle est uniquement composée de photorécepteurs visuels appelés « cônes ». Les cônes permettent la précision de vision, la vision des couleurs, la vision de jour, et contribuent à la qualité de vision au centre du champ visuel.

 

Au centre de la macula se trouve une petite dépression de 1,5 mm de diamètre appelée fovéa. Puis, au centre de la fovéa, on retrouve la fovéola, une toute petite zone de la rétine où l’acuité visuelle est maximum.

 

Quelles sont les pathologies affectant la macula ?

 

Plusieurs pathologies peuvent affecter la macula :

 

  • L’œdème maculaire : l’œdème maculaire est la principale conséquence de la rétinopathie diabétique. La rétinopathie diabétique est une complication du diabète liée à la concentration en sucre excessive au niveau des petits vaisseaux sanguins de la rétine. Le manque d’apport en oxygène conduit à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, plus fragiles. L’œdème maculaire est le résultat d’une accumulation de liquide et graisses s’écoulant dans les vaisseaux endommagés. Cette pathologie peut entraîner une perte rapide de la vision.

 

  • Le trou maculaire : il désigne une perte progressive du tissu rétinien au niveau de la macula. Le trou maculaire apparaît généralement après 60 ans sans cause précise. Il se traduit par une perte de l’acuité visuelle, pouvant être associé à des métamorphopsies (déformation des images).

 

  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) : la DMLA correspond à une dégradation de la macula, pouvant mener à la perte de la vision centrale. Selon l’Inserm, 25 % à 30 % des personnes de plus de 75 ans sont concernées par cette pathologie oculaire.

 

Quels sont les premiers signes de la DMLA ?

 

Il existe deux formes de DMLA :

 

  • la DMLA sèche, appelée aussi atrophique, est la forme la moins grave et la plus fréquente. Cette forme évolue lentement pendant plusieurs années. Concrètement, la DMLA sèche se caractérise par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien, puis à celle des photorécepteurs situés au niveau de la macula.

 

  • La DMLA humide, appelée aussi exsudative ou néovasculaire, correspond à une prolifération de nouveaux vaisseaux anormaux sous la rétine. Étant fragiles, les vaisseaux laissent diffuser du sérum, responsable d’un soulèvement de la rétine, et/ou du sang pouvant entraîner l’apparition d’hémorragies rétiniennes. La DMLA humide évolue rapidement si elle n’est pas prise en charge.

 

Les symptômes de la DMLA sont d’abord discrets, voire inexistants, dans sa forme sèche :

 

  • Une déformation des images et des lignes droites qui apparaissent légèrement courbées ou ondulées.
  • L’apparition de scotomes, petites taches sombres ou noires, au centre du champ de vision.
  • Une diminution de l’acuité visuelle dans la partie centrale du champ de vision.
  • Une diminution de la sensibilité aux contrastes.
  • Une difficulté en vision nocturne.
  • Une sensation d’éblouissement et une difficulté à la lecture.

 

Dans un stade avancé, la personne atteinte de DMLA conserve une vision d’ensemble mais ne voit plus les détails. Le centre de l’image devient flou, mais la vision périphérique est préservée.

 

Comment faire contrôler sa macula ?

 

Le dépistage des maladies de la macula est réalisé par un ophtalmologue. Plusieurs examens peuvent être nécessaires afin de s’assurer de l’absence de pathologies. L’ophtalmologue procédera généralement à un fond de l’œil, un examen simple permettant d’observer la rétine. Une tomographie de l’œil par scanographie à cohérence optique pourra également être effectuée pour obtenir une vision en coupe de la rétine. Enfin, l’angiographie, un examen complémentaire pour observer les vaisseaux de la rétine, pourra être nécessaire pour dépister une éventuelle rétinopathie diabétique.