Qu’est-ce que le nerf optique ?

Le nerf optique est un nerf sensitif permettant l’assimilation et l’intégration de la perception visuelle. Il a pour rôle d’envoyer les signaux que l’œil perçoit jusqu’à notre cerveau. Une fois réceptionnés, le cerveau se charge d’interpréter ces signaux provenant des stimuli externes pour composer une image mentale de ce que l’individu regarde.

Comment fonctionne le nerf optique ?

Le nerf optique est composé d’environ 1,2 millions d’axones issus des cellules ganglionnaires de la rétine. Ces axones se rassemblent en bouquet dans la partie la plus postérieure du globe oculaire. La rétine est une membrane épaisse constituée de centaines de millions de cellules nerveuses photo réceptrices qui transmettent l’information visuelle vers le cerveau, par le biais du nerf optique.

Le nerf optique est un nerf pair. Chaque nerf optique passe par le trou optique de l’os sphénoïde et se prolonge en dedans et en arrière du crâne. Le nerf optique gagne l’angle antéro-latéral du chiasma au niveau duquel il se termine.

Qu’est-ce qui compose le nerf optique ?

Le nerf optique peut être divisé en deux parties :

• Une partie intra-oculaire : elle est constituée de la couche des cellules ganglionnaires rétiniennes, la couche des fibres nerveuses rétiniennes et la papille.
• Une partie rétrobulbaire : elle comprend la portion intra-orbitaire, la partie intracanaliculaire dans le canal optique et la portion intracrânienne.

À la sortie du globe oculaire, le nerf optique est recouvert par les gaines méningées et le liquide céphalo-rachidien, qui l’accompagne tout le long de son trajet à travers le système nerveux central.

Quelles sont les pathologies du nerf optique ?

Il existe plusieurs pathologies du nerf optique :

• le glaucome ;
• la névrite optique ;
• la compression du nerf optique.

La compression du nerf optique est induite par la présence d’autres pathologies comme en cas de tumeurs cérébrales, en cas d’anévrismes de l’artère ophtalmique ou en cas de l’artère carotide supraclinoïde.

Pathologie du nerf optique : le glaucome

Le glaucome est une affection oculaire dans laquelle le nerf optique est endommagé, provoquant une perte de vision. Le glaucome est le résultat de lésions dégénératives au nerf optique. Cette pathologie est la deuxième cause de cécité dans les pays les moins développés, juste derrière la cataracte.

Il y a deux types de glaucome :

• Le glaucome à angle ouvert : type de glaucome le plus commun, il se développe lentement et sans crises aiguës. Il a pour symptômes la perte graduelle et progressive du champ visuel, une vue périphérique embrouillée ainsi que parfois des maux de tête et des douleurs oculaires.

• Le glaucome à angle fermé : contrairement au glaucome à angle ouvert, le glaucome à angle fermé se produit de manière soudaine et aiguë. Il a pour symptômes une douleur oculaire très forte, une vision soudainement floue, la vision de halos colorés autour des sources lumineuses, le rougissement des yeux ainsi que des nausées et des vomissements.

Bien que les lésions sur le nerf optique et la perte de vision dues à ces lésions ne puissent être inversées, il est possible de rétablir la pression oculaire et de prévenir l’apparition de nouvelles lésions nerveuses par un traitement. Ce traitement peut être par instillation de goutte de collyre ou par chirurgie.

Pathologie du nerf optique : la névrite optique

La névrite du nerf optique (NNO) est une inflammation primaire du nerf optique dont la cause la plus fréquente est une affection démyélinisante du système nerveux central, en particulier la sclérose en plaques. Dans les cas les plus graves, elle peut entraîner une perte partielle ou totale de la vue.

Parmi les symptômes de la névrite du nerf optique, on compte :

• la baisse rapide de la vision ;
• un flou visuel et une diminution des contrastes ;
• la perte de la vision au centre ou dans une autre partie du champ visuel ;
• une gêne ou douleur déclenchée par les mouvements de l’œil atteint, dans certains cas.

La névrite du nerf optique se diagnostique après un bilan clinique basé sur une IRM. Côté traitement, des corticostéroïdes peuvent être prescrits, notamment en cas de suspicion de sclérose en plaques ou de neuromyélite optique.