Qu’est-ce que la pression oculaire ?

La tension oculaire se caractérise par une augmentation de la pression exercée par l’humeur aqueuse se trouvant à l’intérieur du globe oculaire sur ses structures fermes. L’humeur aqueuse, située entre la cornée et le cristallin, se renouvelle toutes les deux à trois heures. On parle de pression oculaire dans la mesure où l’humeur aqueuse ne s’évacue pas correctement ou si sa production est excessive.

Comment se mesure la pression oculaire ?

La tension oculaire se mesure en millimètres de mercure symbolisés par les initiales “mmHg”. Pour mesurer la pression oculaire, un ophtalmologiste va avoir recours à l’utilisation d’un tonomètre. La tonométrie permet de mesurer la pression oculaire. Elle peut être réalisée avec un tonomètre à air pulsé, un tonomètre à aplanation ou par palpation bi-digitale.

Dans la plupart des cas, l’appareil utilisé est le tonomètre à air pulsé. Il diffuse de l’air au niveau de la cornée créant sa déformation. La valeur de la pression intraoculaire est obtenue par rapport à la déformation de la cornée. L’appareil mesure le temps mis par la cornée pour s’aplatir.

Pour être utilisé, le tonomètre à aplanation nécessite l’utilisation de collyre anesthésique au préalable. Une fois anesthésié, l’œil sera mis en contact avec l’appareil qui mesurera de la pression intraoculaire.

Enfin, la palpation bi-digitale peut permettre d’évaluer le tonus oculaire. Cependant, cette méthode reste estimative.

Quelle est la pression oculaire normale ?

En moyenne, on considère que la pression oculaire est dans la norme lorsqu’elle se situe entre 10 et 20 mmHg. Cependant cette norme peut différer selon l’âge du sujet, la luminosité ou encore selon les heures du jour ou de la nuit. Au-delà de 21 mmHg, il y a hypertonie oculaire.

Quels sont les risques de la pression oculaire ?

Le cas de la pression oculaire est à prendre au sérieux du fait de ses risques, mais aussi du fait qu’une hypertension modérée n’a le plus souvent aucun retentissement évident. Des nausées, des douleurs ou des vomissements peuvent parfois se manifester en cas d’élévation brutale ou très forte de la tension oculaire.

Lorsque la pression est trop élevée, l’arrière de l’œil peut se comprimer ce qui entraîne alors une destruction des fibres du nerf optique. Lorsque le sujet présente une pression oculaire dépassant les 21 mmHg, un suivi régulier sera de mise pour prévenir le développement d’un glaucome. Aussi, l’inflammation de l’intérieur de l’œil (uvée), due à une uvéite, peut induire une augmentation (uvéite hypertensive) ou une diminution de la tension oculaire (uvéite hypotensive).

Pression oculaire : le cas du glaucome

Le glaucome est une maladie des yeux qui entraîne la destruction progressive du nerf et peut aboutir à la cécité. Cette maladie de l’œil peut avoir pour conséquence une amputation progressive du champ visuel pouvant aller jusqu’à la cécité, si elle n’est pas détectée à temps.

Il y a deux types de glaucome :

• Le glaucome à angle ouvert : le glaucome à angle ouvert est un glaucome chronique et constitue le plus fréquent des glaucomes. L’augmentation de la pression oculaire est causée par une diminution de l’écoulement de l’humeur aqueuse.

• Le glaucome à angle fermé : le glaucome à angle fermé est plus rare que le glaucome à angle ouvert. La fermeture de l’angle empêche l’évacuation de l’humeur aqueuse et provoque une augmentation brutale de la pression oculaire. Cette pathologie constitue une urgence médicale qui impose une chirurgie ou une intervention au laser.

À partir de 40 ans, le risque de glaucome augmente. De ce fait, il est fortement recommandé de prendre régulièrement rendez-vous chez l’ophtalmologue. Le dépistage est particulièrement nécessaire si vous avez dans votre famille une personne qui a un glaucome, si vous êtes myope ou en cas de diabète.

Si le glaucome est dépisté suffisamment tôt, il est possible de retarder son évolution de manière efficace, avec des collyres qui diminuent la quantité de liquide dans l’œil. Il est également possible d’opérer dans le but de créer une nouvelle voie d’évacuation du liquide.