Qu’est-ce que la pupille ?

La pupille est l’orifice circulaire noir situé au centre de l’iris. La pupille est le diaphragme de l’œil. Elle joue un rôle primordial pour la vision. En effet, la pupille est une ouverture centrale au travers de laquelle s’effectue le trajet des rayons lumineux réfractés par la cornée à destination de la rétine. La pupille et l’iris sont localisés entre le cristallin, à l’arrière, et la cornée, à l’avant.

Anatomie de la pupille

La taille de la pupille irienne est influencée par deux muscles. À noter que ces deux muscles sont antagonistes, c’est-à-dire qu’ils ont des effets opposés.

• Le sphincter pupillaire : sa contraction diminue le diamètre de la pupille. Le sphincter pupillaire est un muscle innervé par des fibres nerveuses parasympathiques émanant du 3e nerf crânien (nerf oculo-moteur).

• Le dilatateur pupillaire : sa contraction augmente le diamètre de la pupille. Il est constitué par des fibres radiaires qui s’étendent du bord pupillaire. Le dilatateur pupillaire est innervé par des fibres nerveuses sympathiques, participant au système nerveux autonome.

Le contour de la pupille, lorsqu’il est observé de face, est circulaire. Cependant, certaines pathologies peuvent en affecter cet aspect.

La position de la pupille

La pupille humaine est caractérisée par une absence de centrage sur l’axe optique de l’œil. Il existe en moyenne un décalage de 0,5 mm de la pupille vis-à-vis de l’axe optique. Le cercle limbique, ou le vertex cornéen, aide à évaluer le centre de la pupille irienne. La position du centre de la pupille peut varier en fonction de la taille et des mouvements effectués par la pupille, sachant que ces mouvements peuvent atteindre la centaine de microns.

La taille de la pupille

Le diamètre de la pupille peut varier entre 2 mm et 8 mm. Le myosis correspond à la constriction de la pupille tandis que la mydriase correspond à la dilatation maximale de la pupille. Comparée à un mécanisme de diaphragme, la variation de la taille de la pupille est influencée par plusieurs facteurs.

Le degré d’illumination de la pupille

Le degré d’illumination de la pupille constitue l’un des facteurs principaux de la variation de taille du disque pupillaire. Les muscles de l’iris, le sphincter pupillaire et le dilatateur pupillaire permettent de doser la quantité de lumière à l’entrée de l’œil.

• Myosis : lorsque la quantité de lumière est importante, notamment au moment d’observer un objet de prêt, le muscle sphincter de la pupille se contracte pour diminuer la luminance de la scène observée.
• Mydriase : lorsque l’œil observe un objet éloigné, la quantité de lumière est faible. Le muscle dilatateur de la pupille se contracte dans le but d’augmenter la lumière.

Deux points sont à noter au sujet des réflexes pupillaires causés par le degré d’illumination :

• On observe une latence d’environ 0,2 à 0,5 seconde avant que le diamètre de la pupille ne se réduise lorsqu’on l’éclaire.
• Le réflexe pupillaire est consensuel. En effet, si l’on éclaire un seul œil, la constriction réflexe directe concerne également l’œil qui n’a pas été éclairé.

L’âge

Avec l’âge, le diamètre pupillaire à tendance à diminuer, tout comme la réactivité pupillaire. À l’adolescence, ou lorsque l’on est jeune adulte, la pupille a la faculté de se dilater jusqu’à sa dilatation maximale de 8 mm. Chez une personne octogénaire, le diamètre maximal de dilatation n’excèdera pas le 5 mm. Cette réduction du diamètre pupillaire due à l’âge est aussi appelée «myosis sénile».

Le rôle de l’émotion

Les facteurs psychologiques et émotionnels ont également une incidence sur le diamètre de la pupille. La peur, la surprise ou encore la douleur peuvent avoir pour effet de dilater les pupilles. Observer la dilatation des pupilles d’une personne peut informer de son état émotionnel.

Les pathologies de la pupille

Il existe plusieurs pathologies de la pupille. Ces pathologies peuvent se traduire par des lésions ou des anomalies anatomiques.
• Les anomalies congénitales : elles entrainent généralement des pupilles pouvant être trop petites, décentrées ou de forme irrégulière.

• La cataracte : la cataracte correspond à une altération du cristallin, situé à l’arrière de la pupille. Physiquement, on observe un changement de couleur de la pupille, qui devient claire ou blanche au lieu d’être noire.

• Le syndrome d’Adie : la pupille d’Adie se caractérise par une pupille de dimension supérieure. Ce syndrome a pour effet des perturbations de la motricité de la pupille. Cela se traduit par une contraction (myosis) plus lente à la lumière, et une dilatation (mydriase) aussi plus lentes au cours de l’obscurité.

• Le signe d’Argyll-Robertson : conséquence de la sclérose en plaques ou de la syringomyélie, le signe d’Argyll-Robertson se caractérise par une pupille qui est à la fois petite et irrégulière. Aussi, la pupille lorsqu’elle est soumise à la lumière, ne se contracte pas et ne diminue son diamètre qu’au cours de l’accommodation.

• L’anisocorie : secondaire à une pathologie des voies nerveuses, elle correspond à une différence de taille entre les deux pupilles. Une des deux pupilles est atteinte et est soit en mydriase, soit en myosis.

• La corectopie : elle se traduit par une anomalie congénitale ou acquise de la pupille qui se trouve située en dehors du centre de l’iris.