Existe-t-il un risque infectieux en chirurgie réfractive ?

Quand vient le moment de recourir à la chirurgie réfractive, les questions sur d’éventuelles complications peuvent se poser. Parmi elles, le risque infectieux suscite des inquiétudes. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les éventuelles complications de la chirurgie réfractive.

Opération des yeux au laser et infection : quels sont les risques ?

La chirurgie réfractive vise à corriger les défauts réfractifs de l’œil. L’opération des yeux au laser permet de se passer du port de lunettes de vue ou de lentilles de contact pour corriger les différents troubles de la vision tels que la myopie, la presbytie, l’hypermétropie et l’astigmatisme.

Lorsqu’elle est réalisée par une équipe compétente, au moyen d’outils performants, récents et sécurisés, l’opération des yeux par LASIK et PKR présente un risque extrêmement rare de complication. Le risque infectieux, figurant en tête de liste des interrogations des patients, demeure très exceptionnel. À titre d’exemple, le risque d’infection après une chirurgie réfractive est plus faible que le risque d’infections cornéennes sous lentilles de contact souples. Cette rareté s’explique par un strict respect des conditions d’asepsie et de stérilisation et par le recul suffisant sur la pratique dont les chirurgiens bénéficient. Aussi, pour limiter le développement d’une potentielle infection, le praticien prescrit un traitement à base de collyres antibiotiques et anti-inflammatoires à poursuivre après l’intervention.

Quelles sont les autres complications possibles ?

Aucune chirurgie ne présente un risque zéro. La chirurgie réfractive ne fait pas exception. Cependant, grâce aux avancées technologiques majeures, l’opération des yeux au laser fait état de risques graves rares, voire exceptionnels.

Il est toutefois possible d’attester des complications suivantes :

  • Une sécheresse oculaire : la sécheresse oculaire est la plus fréquente complication en chirurgie réfractive. Cette complication est plus marquée chez les patients présentant un certain degré de sécheresse avant l’opération des yeux au laser. Dans la plus grande majorité des cas, la sécheresse oculaire diminue peu à peu et disparaît les semaines suivant l’intervention. Le praticien pourra également prescrire des collyres lubrifiants pour faciliter la transition.
  • Un halo lumineux : le halos lumineux nocturne est une complication de la chirurgie réfractive par LASIK ou PKR. Ces halos sont caractérisés par la perception d’auréoles plus ou moins étendues autour des sources lumineuses. Les halos lumineux sont le plus souvent minimes et n’entraînent que rarement une gêne significative avec les traitements lasers modernes Ils régressent généralement entre 1 à 3 mois après cicatrisation. Dans le cas contraire, les halos peuvent être liés à l’existence d’aberrations optiques et nécessiter une nouvelle intervention.
  • Une mauvaise correction optique : l’erreur réfractive est caractérisée par un écart entre la correction programmée et le résultat obtenu. Il peut s’agir d’une sur-corrections ou d’une sous-corrections nécessitant quelques fois une nouvelle intervention.
  • Une invasion épithéliale : l’invasion épithéliale est une complication précoce de l’opération des yeux au laser par LASIK. Due au passage des cellules de la surface (cellules épithéliales) dans l’interface cornéen, sous le volet créé par le laser femtoseconde, l’invasion épithéliale peut survenir peu de temps après l’intervention. Son impact sur la vision dépend du degré de sévérité et de la localisation de cette complication de la chirurgie réfractive.

Quelle est l’importance du bilan préopératoire ?

Pour limiter le risque de complication après une chirurgie réfractive et exclure les mauvais candidats, la consultation préopératoire est essentielle. En effet, tous les patients ne sont exigibles à ce type d’intervention. Pour bénéficier d’une opération des yeux au laser et se mettre à l’abri d’une complication due à la chirurgie réfractive, le patient doit passer une série d’examens.

Parmi les examens du bilan préopératoire, on retrouve notamment la mesure de la réfraction, l’examen de l’œil à la lampe à fentes, l’étude de la cornée ou encore l’examen de la qualité optique de l’œil et du diamètre de la pupille. La qualité et la précision de ces examens sont primordiales. Un interrogatoire médical concernant toutes les pathologies et les antécédents chirurgicaux du patient fera également partie des étapes du bilan préopératoire. Plus que de déterminer quelle sera la technique la plus adaptée au patient (PKR ou LASIK), le bilan préopératoire permet d’identifier toute contre-indication et ainsi de réduire le développement d’une complication après chirurgie réfractive.