La dioptrie fait partie des indicateurs précieux pour aider les ophtalmologues à identifier les éventuels troubles visuels dont un patient peut souffrir. Elle est une donnée indispensable dans la prescription de lentilles ou de verres correcteurs. Comment l’ophtalmologue s’y prend-il pour calculer la dioptrie d’une lentille ?

Qu’est-ce qu’une dioptrie ?

La dioptrie est une unité de vergence qui permet de quantifier l’importance d’un défaut optique. Représentée par le symbole D, elle s’applique aussi bien à la myopie qu’à l’hypermétropie et à l’astigmatisme. Les dioptries représentent la puissance d’une lentille nécessaire pour faire converger une image sur la rétine.

Pour calculer la dioptrie, l’ophtalmologue utilise la formule de vergence permettant de calculer la position où se forme l’image d’un objet après réfraction de la lumière par un système optique. Le système optique peut désigner une lentille mince ou le duo cornée et cristallin. La vergence, exprimée en dioptries, est égale à l’inverse de la distance focale (distance nécessaire pour voir un objet de manière nette) mesurée en mètres.

Si un myope voit un objet net à 50 cm, sa dioptrie sera de -2D. Si la distance pour voir cet objet parfaitement et sans effort passe à 25cm, la dioptrie du myope sera de -4D. Un œil myope qui est corrigé par un verre correcteur de -0,5D voit net et sans correction un objet situé au maximum à 2 mètres.

Pourquoi calculer la dioptrie ?

Calculer la dioptrie est indispensable pour déterminer la correction nécessaire pour compenser le défaut optique d’un patient. Le niveau du défaut visuel est calculé en fonction de la dioptrie. Par exemple, pour un myope :

  • -0.25 à -2.00 dioptries correspondent à une petite ou faible myopie ;
  • -2.25 et -6.00 dioptries correspondent à une myopie moyenne ;
  • -6.00 dioptries et plus correspondant à une myopie forte.

Quel est le rôle de la kératométrie ?

La dioptrie peut également être utilisée pour quantifier les variations de la courbure de la surface oculaire. Il s’agira donc des dioptries de courbure. Pour calculer la dioptrie de courbure, il est nécessaire d’utiliser une valeur d’indice de réfraction appelée kératométrie. La kératométrie repose sur l’étude morphologique des paramètres cornéens intervenants dans la réfraction de l’œil. Indispensable dans la prescription de lentilles de contact, ce test de diagnostic est également nécessaire pour calculer le pouvoir idéal de lentilles intraoculaires.

La kératométrie permet d’obtenir un résultat exprimé en dioptries de courbure. À noter que les dioptries de courbure ne sont pas équivalentes aux dioptries de pouvoir optique.

Comment est réalisée la kératométrie ?

Pour calculer la dioptrie de courbure, l’examen est réalisé avec un kératomètre. Le patient s’assoie devant l’appareil, le menton appuyé sur sa mentonnière et regarde à l’intérieur pendant qu’un faisceau de lumière traverse l’ophtalmomètre et se reflète dans un miroir convexe. Ce système de réflexion de la lumière permet de déterminer la courbure des principaux axes de la cornée.

Quelles sont les différents types de lentilles ?

Il existe deux type de lentilles : les lentilles convergentes et les lentilles divergentes.

  • Les lentilles convergentes : il s’agit d’une lentille qui réfracte les rayons lumineux parallèles de façon à les rapprocher de l’axe principal. Il existe trois types de lentilles convergentes (biconvexe, plan-convexe et ménisque convergente).
  • Les lentilles divergentes : la lentille divergente réfracte les rayons lumineux parallèles de façon à les éloigner de l’axe principal. De même que pour les lentilles convergentes, les lentilles divergentes se déclinent en trois types (biconcave, plan-concave et ménisque divergente).

Tandis que calculer la dioptrie de pouvoir optique sera nécessaire pour déterminer la correction adaptée au patient, le calcul des dioptries de courbure sera indispensable pour recommander la forme des lentilles appropriée. D’autres examens pourront être nécessaires afin d’évaluer la bonne santé oculaire du patient.