La myopie est un trouble de la vision fréquent. Touchant de plus en plus de personnes à travers le monde, la myopie représente aujourd’hui en enjeu de santé publique majeur. Pour lutter contre ce défaut de la vision, plusieurs pistes sont exploitées. Parmi elles, les gouttes contre la myopie. Sont-elles efficaces ?

Comment fonctionnent les gouttes contre la myopie ?

La myopie apparaît généralement à l’enfance et se développe jusqu’à l’âge adulte. Vers l’âge de 21 ans, la myopie faible est stabilisée. Pour les myopies fortes, il faudra le plus souvent attendre l’âge de 25 ans, voire 30 ans, pour que ne soit plus évolutive.

Aujourd’hui aucune technique n’a prouvé son efficacité pour stopper l’évolution de la myopie. Toutefois, d’autres techniques sont proposées afin de tenter de ralentir son développement. Parmi ces méthodes, on retrouve les gouttes contre la myopie. Certains agents pharmaceutiques appliqués en gouttes contre la myopie ont démontré un effet positif sur son évolution. Sous la forme de gouttes à appliquer dans l’œil au niveau de la conjonctive, ses collyres sont formulés à base d’anti-muscariniques. Ils provoquent une dilatation de la pupille et une paralysie partielle ou complète de l’accommodation.

Les gouttes contre la myopie sont-elles efficaces ?

Les gouttes contre la myopie à l’atropine et la pirenzépine ont démontrée des bénéfices pour ralentir le développement du défaut visuel. Toutefois, ces gouttes ne sont pas prescrites en routine en raison de nombreux effets secondaires qu’elles provoquent.

  • En raison de la dilatation pupillaire, les gouttes contre la myopie peuvent une photosensibilité. Cette forte sensibilité à la lumière s’explique par la trop grande quantité de lumière qui arrive à la rétine.
  • Provoquant une réduction de l’accommodation cristallinienne, les gouttes contre la myopie provoquent une perte de la vision nette de près.

Différentes concentrations du collyre à base d’atropine ont été testées cliniquement afin de tenter de diminuer les effets indésirables. La concentration la plus faible (0.01%) était la mieux tolérée.

Des gouttes peuvent-elles soigner la myopie ?

Et si des gouttes pouvaient corriger de la myopie ? Tel est le pari pris par une équipe d’ophtalmologistes du Centre médical Shaare Zedek et de l’Institut de nanotechnologie et de matériaux avancés de l’université Bar-Ilan, en Israël. Cette équipe de chercheurs auraient mis au point des gouttes permettent de corriger la myopie. Encore au stade de l’expérimentation, elles ont été testées sur la cornée des cochons et les tests se sont révélés concluants. Composées de nanoparticules, les gouttes contre la myopie se mettraient tous les jours ou toutes les semaines dans les yeux après que de minuscules trous aient été réalisés à la surface de la cornée à l’aide d’un laser ophtalmique. Les nanoparticules présentes dans les gouttes ont pour vocation de se glisser dans les trous afin de modifier le trajet de la lumière.

Uniquement testées sur les animaux, ces gouttes pourraient représenter une belle avancer en matière de traitement de la myopie.

Comment corriger la myopie ?

Généralement, la myopie est liée à la longueur axiale du globe oculaire. Dans le cas de la myopie axile, la focalisation de l’image d’un objet éloigné se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Pour corriger la myopie, l’image de l’objet observé doit donc être refocalisée sur la rétine. Pour se faire d’autres méthodes plus conventionnelles ont prouvé leur efficacité et leur sureté :

  • Le port de lunettes de vue ou de lentilles de contact : la myopie est corrigée à l’aide de une lentille concave divergente permettant de réfracter les rayons parallèle.
  • La chirurgie réfractive : Effectuée sous anesthésie locale, la chirurgie réfractive est une opération de une opération de confort réalisée dans le but de corriger la myopie de manière permanente. L’opération de la myopie repose sur réduction de la puissance optique de la cornée. Elle utilise le laser pour modifier la géométrie de la face antérieure de la cornée de l’œil. Avant l’intervention, le patient doit faire un bilan pré-opératoire afin de s’assurer qu’il est éligible à cette procédure.